État Civil- Nom : McGregor
- Prénom(s) : Katelin
- Surnom(s) : Kate, Mantis (faisait référence au latin
Matins Religiosa, qui signifie mante religieuse)
- Age : 24 ans
- Sexe : Féminin
Signalement- Physique global : Type caucasien. 1m70 pour 55 kgs. Cheveux blonds et bouclés descendant sur les omoplates. Yeux bleus, balançant entre le vert et le gris. Physique athlétique et élancé aux formes généreuses.
- Vêtements : Style vestimentaire sobre, mais classe. Apprécie particulièrement les robes. Chaussures à talons.
- Signes particuliers : Quelques cicatrices courant le long de son dos. Un tatouage représentant une rose aux multiples épines au dessus de la cheville droite (côté extérieur).
- Dossier psychiatrique : A développé certains troubles psychologiques à l'adolescence, à la suite d'une enfance pour le moins sombre et teintée de souffrance. A de nombreuses, violentes et régulières sautes d'humeur, que l'on peut associer à une forme de schizophrénie latente.
- Qualités : Intelligente, manipulatrice, réfléchie, séductrice, opportuniste.
- Défauts : Susceptible, sure d'elle-même, fière, volonté de contrôle total de tout et de tout le monde, accroc à la cigarette.
- Craintes : Perdre le contrôle de tout ce qu'elle a acquis.
- Troubles psychiques/psychologiques : Sautes d'humeur violentes. Schizophrénie latente. Nymphomanie. Tendances violentes.
- Goûts : Moyens.
- Métier : Gangster spécialité proxénétisme.
Historique Je m'appelle Kateline McGregor. Je n'ai que 24 ans, et il y a déjà beaucoup à dire sur moi. Ma vie fut, est et sera très certainement, toujours tout sauf « normal », si tant est que l'on puisse définir la normalité. Il y a énormément à dire. Seulement, je n'aime pas parler de moi. Je n'ai jamais aimé cela. Ce qui est mien doit le rester, que ce soit en biens, en pensées ou en passé. Cependant, je vais faire une exception pour vous ce soir. Parce que l'atmosphère y est propice. Parce que les ombres m'entourent. Parce que votre seule présence ici risque de vous condamner au repos éternel.
Ma vie commença un 18 mars 1984, à 12:46, au Kincardine Community Hospital de Stonehaven, petite ville de la région d'Aberdeenshire, en Écosse. Née d'un coup d'un soir sur la banquette arrière d'une voiture, je fus élevée – si tant est que l'on puisse utiliser ce mot dans mon cas – par une mère dépressive (mon père ayant bien sur disparu à l'annonce de sa future paternité), qui ne connaissait qu'un seul et unique moyen de gagner de l'argent : baiser. Et en tant que sa progéniture, je fus à la fois assez séduit et dégoutée par cette activité. J'ai vécu mes premières années de façon assez tranquilles, ma mère me rappelant sans cesse que mon existence n'était pas désirée. Je n'avais jamais demandé à naître pourtant. Je n'ai quelque part jamais voulu vivre. Mais j'étais bel et bien là.
L'événement le plus marquant de ma vie écossaise eut lieu l'année de mes 16 ans. Ma mère pensait avoir trouver l'homme de sa vie en une pompe à fric obsédée à tendances violentes. Il profita d'elle plusieurs mois, jusqu'à un soir. Un soir que ma mémoire a tenté de refouler. Je me souviens de lui poussant lentement la porte de ma chambre, saoul. Je le revois s'approcher de moi. Moi lui échappant, attrapant le tisonnier de la cheminée, me cachant contre un mur. Son approche. Le coup sur la tête. Sa chute. Un sinistre craquement lorsque sa tête toucha le sol. Le sang qui se rependait lentement mais surement sur le parquet du salon. Lui : mort. Je me souviens vaguement de ce que j'ai ressenti à ce moment là... un certain soulagement, et... du plaisir?
Ma génitrice me haït pour ce meurtre. Elle me jeta à la rue, faute de ne pouvoir appeler elle-même la police. Tout alla alors très vite, et paradoxalement, très lentement. Il me fallait quitter cette ville, ce pays, cet Europe vieillissante. Il me fallait de l'argent, en assez grande quantité. Vite. Et je ne connaissais qu'un seul et unique moyen d'y parvenir. Les rues débordent de gens honnêtes qui rêvent de se taper une adolescente de 16 ans. Croyez moi.
Ma mise sur le marché de la prostitution fut rapide, et à l'inverse, il me fallut pas mal de temps pour gagner ce dont j'avais besoin pour mettre les voiles. 3 ans plus tard, je récoltais suffisamment d'argent pour prendre place à bord d'un des rafiots les plus pourris se dirigeant vers les États-Unis. J'arrivais à New York sans un sou. Je découvrais un pays neuf, fort. Du moins en apparence. Tout était aussi pourri qu'en Écosse, si ce n'est pire. Peu importe, cela m'arrangeait bien en fait. Un besoin rapide d'argent me força à continuer dans ma voie professionnelle. J'entrais dans un nouveau réseau de prostitution, plus grand, plus évolué que celui que j'avais précédemment fréquenté.
Depuis mon départ d'Écosse, je souffrais de sautes d'humeurs violentes. Je passais des rires aux larmes, de la tendresse à la haine en l'espace d'une seconde, sans raison particulières, sans comprendre pourquoi. J'avais des fois l'impression de ne plus être moi-même. Ces violentes pulsions firent de moi quelqu'un de réputée, si tant est que l'on puisse gagner quelque réputation en étant pute. On me surnomma même
Mantis, en référence à la mante religieuse, mangeuse d'homme. Au cours de l'année, mon proxénète David et moi sommes devenu de plus en plus proches. Il finit même par l'emmener aux meetings des prox' du réseau. Et dans son dos, je me rapprochais des Grands du réseau. Au point que lorsque David mourut d'une overdose plus ou moins accidentelle, je fus nommée à sa place.
De prostituée, j'étais donc passée dans les « ressources humaines », mon boulot consistant à recruter et gérer nos hôtesses. New York étant une trop grande ville pour faire mes preuves, je fus mutée à Depracity...