Etat Civil :-Nom : Hatsen
-Prénom(s) : Rebecca
-Surnom(s) :
-Âge : 26 ans
-Sexe : féminin
Signalement :-Physique global : De type caucasien avec de belles formes là où il faut. Ses yeux sont son principal atout: de couleur claire indéfinissable, ils sont cependant profonds, souvent mélancoliques. Les sentiments passent par les yeux et la bouche dit-on, ses yeux à elle sont tantôt inquisiteurs, tantôt froids et distants ou encore doux et plein d'empathie. Le reste de son corps ne porte pas ombrage aux prunelles: légèrement athlétique, il démontre le fait que "faible femme" n'est qu'une expression convenue.
-Vêtements : Elle n'est certes pas robe de soirée-paillettes. Rebecca préfère les vêtements simples mais fonctionnels. En général vêtue de pantalons sécurité pour faire son travail, elle complète sa tenue par un gilet et un manteau de cuir noir.
-Signe(s) particulier(s) : Apparemment aucun signe extérieur. Les personnes découvrant son intimité en découvriront peut-être.
-Dossiers Psychiatriques : C'est une personne exceptionnellement stable psychologiquement malgré les horreurs dont elle a été la témoin privilégiée.
Qualités : Froide, calculatrice, intelligente, sportive
Défauts : pas forcément une personne rigolote, elle est par ailleurs bornée, très pieuse (rigolez pas, ça sera un grand moment pour celui qui voudra prendre son hymen... )
Don extraordinaire: de grandes capacités d'analyse et de déduction par le simple fait de l'observation. Ce qui peut se traduire apparemment par du pointillisme ou de l'indécision chronique pour ses détracteurs.
Craintes : Ce n'est pas une faible femme, mais s'il devait y en avoir une ... Ce serait celle d'être mise enceinte prématurément.
Troubles psychiques et/ou psychologiques (éventuellement, traitement suivi) : aucun
Goûts : moyens
Métier : lieutenant de police
Historique :Rebecca Hatsen est née le 18 septembre 1982 à San Francisco, USA. Pur produit de la middle class américaine, elle vécut une enfance tranquille dans un petit quartier de la "ville la plus féminine des Etats-Unis". Bercée par les refrains concernant le mérite personnel et la gloire de la "self-made woman", elle était une véritable petite fille modèle, travaillant bec et ongles pour gagner sa place à l'école. Dans un milieu où régnait la saine émulation, elle n'eut aucun mal à avoir ses copines d'enfance et ses goûters d'anniversaire.
Les années passèrent et les rêves se flétrissaient. La fille s'aigrissait devant l'injustice et les mouvements de ségrégation positive à deux balles. Elle était en particulier choquée par ce qu'elle entendait des mouvements féministes radicaux qui prônaient un "girl power" à cent lieux de la victoire par le travail. Tout ce qu'elle souhaitait, c'était que les Grands Principes des Pères Fondateurs soient appliqués dans toute la mesure du XXIe siècle approchant.
Elle échoua à son entrée dans les écoles les plus prestigieuses des Etats-Unis, Harvard lui ferma ses portes, ainsi que le MIT fort lointain. Ses parents moururent le jour de ses vingt-et-un ans d'un accident de voiture. C'est ce jour-même où elle rencontra Dieu. Elle vit dans la mort de ses parents un signe divin, un signe d'élection lui montrant que sa vie lui appartenait et que devant toute l'adversité du monde, elle devrait faire face, comme jadis le fit Samson devant le lion. Désormais majeure, fille unique, sans aucune formation pratique, elle dut faire avec son bagage et décida de s'engager dans la police de San Francisco.
Promise à une belle carrière, on lui greva cependant sa progression par des brimades mineures mais toujours frustrantes. Il faut dire que le caractère pointilleux de la jeune femme, s'il était très apprécié lorsqu'il permettait de s'arroger la découverte d'un indice déterminant dans la résolution du dossier, devenait vite carrément chiant lorsqu'il s'agissait du respect des procédures. Elle arriva difficilement au titre de lieutenant. Sa carrière se brisa lors d'une intervention dans le quartier du SOMA. L'opération était pourtant simple: les forces de police devaient appréhender des suspects appartenant à la mafia des Philippins concernant le trafic de jeunes enfants blancs envoyés comme esclaves en Afrique subsaharienne.
L'opération se déroula comme prévue. A ceci près qu'on dénombra Rebecca parmi les disparus. 17 suspects furent appréhendés sauf le chef de la bande qui réussit à prendre la fuite. Du moins le croyait-on. En fait, Rebecca avait piégé le-dit chef de la bande dans un des immeubles du SOMA et lui faisait subir un interrogatoire en règle.
"
Ecoute bien... Je suis très respectueuse de la procédure ... Or, toutes les règles ont été respectées et je suis maintenant en état de légitime défense étant donné que tu as tenté d'attenter à ma vie. On est donc dans un cas entrant dans la jurisprudence et je suis en droit de récupérer des informations par tous les moyens mis à ma disposition. Je sais que ta tête est lourde, mais ne t'en fais pas .. J'aurai très vite toute ton attention. "
L'homme à qui parlait la jeune femme était assis sur une chaise de bois vieilli, il semblait se remettre doucement d'un traumatisme subi à la tête. Un baillon entravait ses lèvres et un morceau de tissu lui ôtait le sens de la vue. Il avait mal, très mal ... S'il pouvait voir, son sens de la douleur aurait été à nouveau exacerbé par la balafre qui lui cisaillait l'abdomen de droite à gauche. S'il pouvait voir, il ressentirait d'autant plus de douleur en observant les deux bornes plantées dans sa chair.
Ce ne fut que quand Rebecca tourna l'interrupteur qu'il comprit le problème. Elle commença à le griller petit à petit, presque proprement. Elle lui dit avec douceur qu'elle avait tout son temps, qu'elle finirait par obtenir tout ce qu'elle voulait savoir et après un long moment passé dans cette intimité. Elle obtint satisfaction. Un nouveau coup mit l'homme hors de connaissance et à 19H43 ce vendredi 26 octobre 2007, le Central du SFPD rétablit le contact avec le lieutenant Hatsen.
Le cas de Rebecca posa longuement problème à ses supérieurs, impossible de la blâmer pour toutes les informations récupérées et la capture du chef de la plaque tournante du trafic d'enfants sur San Francisco, simplement, l'utilisation de procédés un peu ... excentriques malgré le fait que le cas de légitime défense fut avéré fut loin de faire l'unanimité parmi les tenants de la morale de la société, qui comptaient en fait, parmi les hypocrites les plus notoires de cette même société dont ils défendaient avec tant d'acharnement les principes.
L'ordre de mutation pour raisons disciplinaires arriva le mercredi 7 novembre 2007. Pour elle, ce fut un véritable traumatisme: Depracity. Même les grands noms comme les Van Evenheim restaient impuissants face à la montée de la criminalité. Comme pour la mort de ses parents, elle vit là un signe de la Providence divine et choisit de se conformer au choix de Dieu. Elle fit ses bagages et arriva dans le comté de Depra le vendredi 9 novembre en qualité d'officier.
Par son mérite, elle gagna du galon et put prétendre au rang de lieutenant. Le sexisme de la police ne lui permit pas de prendre son envol, comme si le Très Haut s'inquiétait du fait que l'oisillon sortant du nid soit un mâle ou une femelle. Néanmoins, à force de travail et de persévérance, elle acquit son titre de lieutenant et continua la longue lutte contre la criminalité, usant de procédures en béton suivies de méthodes innovantes.