Etat Civil :-Nom : Mikawa
-Prénom(s) : Terry James John
-Surnom(s) :
Fat Man (rapport à la bombe qui détruisit Nagasaki, ville d'où sa famille est originaire)
-Âge : 30 ans
-Sexe : Masculine
Signalement :-Physique global : Type asiatique, chevelure relativement longue et châtain, yeux ébène, sourcils bien fournis. Svelte, il mesure 1, 70 et pèse 53 kilos.
-Vêtements : Toujours sapé d'un jean et d'une veste noire par-dessus un T-shirt ou une chemise généralement blanc — quand c'est propre... — et chaussé de beaux souliers noirs, qui restent de la contrefaçon.
-Signe(s) particulier(s) : Il a pour tic de faire tourner un stylo plume entre ses doigts quand il est inquiet ou agacé ; stylo plume qui ne le quitte d'ailleurs jamais, enfoncé fidèlement dans l'une des poches de son pantalon.
-Dossiers Psychiatriques :
EmptyQualités : Il est agile et précis, bon au lancer d'armes et au tir. Courtois, il n'explose jamais de colère et ne laisse pas de place au désespoir.
Défauts : Misogyne endurci, il est également fier et déteste perdre ; contrairement au cliché du jeune japonais malhonnête, il ne connaît rien aux arts martiaux et est très mauvais au combat rapproché.
Craintes : Rien de vraiment notoire
Troubles psychiques et/ou psychologiques : —
Goûts : Moyens
Métier: : Mafieux chez O'Sullivan
Historique :Terry J. J. Mikawa naît en 1977 à Seattle, Washington. Son père, James (dont le véritable prénom est Yasuji), a fui le Japon avec ses parents en 1932, à cause des affrontements violents entre factions politiques adverses qui les ont ruinés. Emigrés aux Etats-Unis, ils fondent un restaurant et parviennent à mener une vie nouvelle. Mais en 1941, quelques mois après le mariage de James avec Mary T. Bonnenfield, une WASP qui a coupé les ponts avec sa famille pour l'épouser, l'attaque de Pearl Harbor annonce une vague de nouvelles violences pour les Nippons : leur restaurant est envahi et brûlé par des nationalistes, les parents de James, tués.
James et Mary quittent la Californie avec leur bébé et s'enfuient au Nord. James trouve du travail sur les docks de Seattle. Habitant dans les quartiers pauvres, ils subissent encore le racisme développé par la guerre, et ce, même après septembre 45, et s'enferment sur eux-mêmes. Le petit Terry grandit dans une atmosphère de tension entre ses deux parents. Le maigre salaire de James — qui ne voulait pas que sa femme travaille — leur assure près de dix ans de misère. Après avoir sombré dans l'alcool, James étrangle Mary au cours d'une dispute conjugale et prend la fuite, abandonnant son fils. Celui-ci revenait du
store italien deux rues plus loin, portant une boîte de chocolat qu'il avait achetée pour ses parents avec ce billet d'un dollar qu'il avait trouvé sur le trottoir. La surprise qui l'attendait dans l'unique pièce de leur logement — sa mère morte sur le tapis — lui donna par la suite le sentiment que trouver de l'argent par hasard était présage de malheurs.
On suppose qu'il quitta Seattle cette nuit-là ou dans ses alentours, car on ne dispose plus de lui aucune information jusqu'à son incarcération l'année suivante, dans le Dakota du Nord, pour association de malfaiteurs. Il avait douze ans, était démuni et seul, et il s'était joint à une bande de caïds du coin qui cambriolaient des commerces. L'obédience anti-Jap' du juge d'application — qui a servi dans le Pacifique pendant la guerre — le fit retenir quatre ans en prison. C'est là qu'il se forgea : il fit la rencontre d'un de ses compatriotes, Tôta Sankashi, émigré de trois générations et chef de gang depuis vingt-cinq ans (en prison depuis onze et pour trente-sept autres). Têtes de turc de l'établissement, il se lia une solide amitié entre eux et Tôta, de vingt ans l'aîné de Terry, lui enseigna son savoir-faire dans le domaine de l'illégal. On ne peut pas rêver meilleures écoles que les prisons américaines pour cela. C'est ainsi qu'il appris à tirer, avec le Zipgun de Tôta, et à lancer des couteaux. Il assimila également beaucoup de théorie : comment voler une voiture, comment s'infiltrer dans une résidence surveillée, comment désarmer un ennemi, comment en faire chanter un autre... Théories qu'il mit à l'épreuve dès sa sortie de prison. Il avait dix-sept ans. Il était toujours perdu en plein North Dakota, seul, démuni. Son unique objectif lui avait sauté aux yeux bien avant sa libération : faire sortir Tôta. A Rawson, il rencontra d'ex-détenus, cinq anarchistes qu'il avait aperçu dans sa première année en prison. Se foutant éperdument de ses origines, ils acceptèrent de le suivre en échange d'une forte somme d'argent, qu'il leur promit. Quelques armes, du TNT, et deux trois pattes graissées suffirent pour que Tôta puisse s'évader. A peine de retour dans leur planque de Rawson, juste avant de mettre les voiles pour le Washington, Terry s'empara de leur M4 et descendit les anarchistes un par un. Tôta fut surpris, mais le félicita. Les deux hommes gagnèrent alors le Washington.
On ne sait pas ce qui les brouilla, mais le corps de Tôta Sankashi fut retrouvé à demi-mutilé entre le Washington et le Comté de Depra, près de dix ans plus tard. Lassé de Seattle (et surtout, pourchassé par des gangsters canadiens), il avait décidé de changer d'air et les échos qu'il avait reçu de l'Etat situé juste au Sud titillèrent son goût de l'aventure ; à vingt-huit ans, il était présenté au maître de la mafia locale. Il se découvrit alors une nouvelle vie, plus calme et plus rentable que toutes celles qu'il avait connues jusque-là ; et pourtant, il y en avait, du travail sale à abattre (et pas uniquement du travail, d'alleurs) ! Il était satisfait de son travail, de ses conditions et de salaire, mais quelqu'un lui proposa mieux un jour, et il se laissa tenter. Cet homme s'appelait W. J. O'Sullivan.