Etat CivilNom : Vega
Prénom : Vic
Âge : 42 ans
Sexe : Masculin
Signalement Physique global : De type caucasien, il a les yeux marrons, les cheveux bruns, et avoisine les 1m88. Sa carrure imposante lui évite généralement les emmerdes, mais son regard abject et son visage marqué lui en attire quelques unes aussi. Physiquement, on retiendra plus son charme et sa manière d’être que sa beauté même. Son visage marqué par le temps et la boisson commencent à lui dessiner quelques légères rides par-ci par-là, mais ça n’a pour lui aucune forme d’importance.
Vêtements : Au boulot, c’est plutôt costard-cravate, chemise blanche, lunettes noires, et son Beretta en poche. À coté de ça, c’est plutôt style décontracté avec jeans délavé et chemise à carreau.
Signes particuliers : Anneau en argent à l’oreille gauche, tatouage d’aigle au bras gauche, et un cobra au droit, souvenir des eighties. On le remarque aussi souvent avec une paire de Ray Ban noires, et une Red Apple coincée entre les lèvres, sa marque de clope favorite. Sa classe et son charisme naturels lui offrent aussi comme qui dirait une "sacrée gueule".
Dossiers Psychiatriques Qualités : Il aime son boulot, toujours serein, expérimenté, persévérant et impassible, il n’est pas du genre à se laisser barrer le passage. Mais c’est aussi quelqu’un qui en impose de par son attitude, et qui a le sens de la loyauté, suffit de le brosser dans le sens du poil. Il est aussi d’une carrure à ne pas négliger, ses dures années de labeur ainsi que celles passées en prison lui ont largement appris à placer une droite correctement ainsi qu’à encaisser toutes sortes de douleur. Pour ce qui est des armes à feu, il sait tirer, il sait tenir un flingue, et il a surtout l’art de vous faire passer un simple 5 mm pour un gros calibre rien qu’en le tenant dans les mains.
Défauts : Un très fort caractère, parfois imprévisible, il n’aime pas les subtilités et pratique couramment le franc-parler. Son goût très prononcé pour la violence et le sadisme l’invite à accepter toutes sortes de boulot plus ou moins malsain. Même si sa carrure en impose, il manque tout de même de souplesse et d’endurance lors d’un combat rapproché, des année de beuverie lui ont laissé quelques grammes, et à son age, on ne pourrait pas dire qu’il soit exempt de toute addiction.
Craintes : Les flics, la taule, les femmes et son contrôleur judiciaire Seymour Scagnetti.
Troubles psychiques : Un psychopathe dans l’âme, mais aussi un très bon acteur, ce qui lui a permis de passer entre les mailles du filet lors de ses tests psychologiques durant son incarcération. Certains disent qu’il est barré, d’autres disent qu’il sait ce qu’il fait, en réalité c’est certainement un peu des deux. Toujours est il qu’il a trouvé comme qui dirait un "juste milieu".
Goûts : Il est certain que son goût prononcé pour la luxure lui oblige à soigner son image correctement, mais il sait se contenter du juste minimum pour paraître toujours classe, c’est dans sa manière d’être.
Métier : Officiellement, docker sur le côté Est de Depracity. Bien sûr, c’est une couverture offerte généreusement par son ancien boss Joe Cabot, dut à sa loyauté. Sinon, à côté de ça, c’est le genre homme de main.
Historique : Il suffit de regarder les gens dans un métro pour remarquer que 95 % de la population ne sont jamais satisfaits de leur existence de merde. Il est vrai que parfois, en voyant ses propres parents s’entre-déchirer la gueule depuis des années, on en vient à se demander comment ils ont pu nous pondre un gosse. Et puis quand viennent tes trois poils aux couilles, tu te dis que la vie est moche, et tu commences à remettre en cause ton utilité sur cette planète comme un con. Le problème c’est qu’à force de se poser trop de questions, la vie ne devient plus qu’un tas de merde puant juste bon à se convertir en bonne sœur, et encore, les bonne sœurs, c’est plus ce que c’était. Ce qu’on peut dire, c’est que Vic Vega est le genre de mec qui n’a jamais foutu ne serait-ce qu’un orteil dans ce gros tas de merde puant. À vrai dire, il a toujours su porter ses propres intérêts personnels avant quoi que ce soit d’autre, ce salaud, esquivant ainsi les nombreuses et délicates questions existentielles tels que le bien et le mal, le moral et le regret, les conneries du genre.
Nous somme dans les années 80 quelque part en Californie, l’émission de K-Billy, le super son des seventies, passe encore à la radio et ça fait déjà un moment que Vic est pote avec un certain Eddie Cabot. Ca remonte à leurs années de lycée, si ça se trouve même avant. Et à ce qu’on raconte, ils faisaient déjà pas mal de conneries tous les deux, le genre de conneries qui leur a coûté quelques gardes à vue. C’est vers ses 20 ans, que le père d’Eddie, le grand Joe Cabot, un des boss de Los Angeles, lui propose du boulot pour la première fois, dans le genre illégal. Vic Vega avait déjà péter des chiens ou tirer des bagnoles auparavant, mais rien de bien intéressant. Là, il allait enfin rentrer dans la cour des grands, il allait enfin pouvoir exploiter ses talents. Et ce qu’on peut dire, c’est qu’entre le père d’Eddie et Vega, le courant est plutôt bien passé, on peut même dire que la confiance s’est installée rapidement. Faut dire qu’être pote d’enfance avec le fils du boss, ça peut aider d’une certaine manière. D’ailleurs à ce propos, il y avait une rumeur qui disait que Vega et Eddy étaient amants, inutile de préciser que c’est de la pure pisse de chat, des rumeurs lancées par une bande de puceaux en manque de casse pipe. Croire à ces conneries, c’est comme se foutre en l’air du haut d’un building et prier que la St Vierge viendra vous sauver, ça craint.
Bref, les années passent et le business marche pas trop mal pour les Cabots. C’est pas les rois de la Californie mais ils savent se faire respecter. À ce stade de l’histoire, on ne compte plus le nombre de mecs que Vic a massacrés. A ce qu’on raconte, il aurait toujours un bon vieux rasoir coupe-choux sur lui, et on raconte que ce putain de rasoir coupe-choux aurait coupé plus d’oreilles que de poils. De toute façon, dans le milieu, on raconte beaucoup de conneries, les gens aiment bien enjoliver les choses. Mais ce qui est sûr, c’est que ce Vic Vega est un impulsif avec de gros penchants pour la drogue et l‘alcool. Et n’empêche que Cabot a toujours été satisfait de son travail au final, et le résultat, c’est ce qui compte. On arrive à l’apogée de notre cher Vega. Eddy Cabot est donc fier de lui, malgré son tempérament, et Vic commence donc à se forger une certaine réputation dans le milieu. Mais ça ne dure pas longtemps, car il s’avère qu’un certain détective véreux qui répondait au vil nom de Vincent Hanna c’était intéressé de plus près à son cas.
Un matin, alors que Vic venait de se prendre une bonne cuite au Jack Rabbit Slim's la veille, une quinzaine de flics débarquent chez lui armés jusqu’à la moelle. C’est la merde, il aurait fallu être Rambo pour mitrailler tous ces poulets alors que t’as la gueule dans le cirage et le sang rempli de saloperies. Et il s’avère que Vic n’est pas Rambo malheureusement, riposter aurait été la pire des conneries. Alors Vic s’en prend plein la gueule pour pas un rond, on l’emmène en garde à vue pour lui faire passer un petit interrogatoire dans le genre saignant, et ce qu’on peut dire c’est que l’inspecteur Vincent Hanna ni va pas de main morte. C’est là qu’on lui explique qu’ils sont au courant de toutes ses magouilles avec les Cabots - enfin c'est ce qu‘ils disent - et qu’ils ont des preuves contre lui pour le meurtre de Ron Mueck, un rival de la famille Cabot, meurtre orchestré il y a quelques jours - ça c’est vrai. Merde, Vic Vega était suivi depuis déjà quelques temps et il n’y a vu que du feu. Les flics se foutent du meurtre de Ron Mueck, en réalité ça les arrange bien, mais ça suffit pour faire plonger Vega et le coller derrière les barreaux. Bien évidement ce n’est pas ce qu’ils veulent, ce qu’il veulent ce sont des aveux pour faire plonger son boss, Eddy Cabot. Alors on explique à Vega que s’il accepte de témoigner contre lui, il s’en sort avec un simple surci pour circonstances atténuantes. Vic aurait pu cracher, ça lui aurait évité pas mal d’emmerdes, mais il a gardé sa gueule bien fermée, et c’est comme un chef qu’il part tout droit derrière les barreaux.
Sept années s’écoulent, et en sept années ils s’en passent des trucs plus ou moins dégueulasses. Les affaires des Cabots ont pris de plus en plus d‘ampleur. C'est toujours pas les rois de la Californie mais ils savent se faire respecter. Quant à Vega, il aimait déjà pas les flics avant, mais depuis qu’il s’est chopé une infection alimentaire à cause de la bouffe qu’on leur servait en prison, c’est encore pire, sans parler de la tapisserie qui est vraiment à chier là-bas. Mais c’est le visage presque serein que, sept années et de nombreux coups dans la gueule plus tard (pour éviter les détails) que Vic retourne enfin au pays de la liberté, bien décidé à reprendre le chemin du rêve américain. Manque de bol, Vic est tombé sur Seymour Scagnetti comme contrôleur judiciaire, un vieux trou du cul qui le garde en semi-conditionnel et qui ne le lâchera pas tant que celui-ci ne se sera pas réinséré dans la société en trouvant un boulot réglo qui ressemble vraiment à un vrai boulot réglo.
À cause de cette putain de liberté provisoire, Vic est obligé de retourner se coucher en cellule tous les soirs avant dix heures, ce qui l’empêche de reprendre vraiment du poil de la bête, c‘est la merde. Vega profite de son temps libre dans la journée pour retrouver son ancien boss et son vieux pote Eddy. Les Cabots n’ont pas oublié le geste honorable de Vic qui a su tenir sa langue comme un chef il y a tout juste sept longues années, et sept ans de taule, c’est pas rien. Alors pour régler le problème avec ce foutu Seymour Scagnetti, les Cabots lui dégote sans problème un job légal, docker sur le côté Est de la Riviera à Depracity. Bien évidement, Vic Vega n’a nul besoin de se pointer au boulot, les biftons sont là pour arranger les coups, et dans le dossier tout est clean. Et c’est comme un paumé qui vient juste de sortir de taule que Vic Vega débarque à Depra, avec seulement quelques biffons en poche et sa couverture en tant que docker, il réussi à se dégoter un petit appart' dans le genre modeste à West Suburbs.
A priori tout roule, la paye n’est pas non plus faramineuse, mais Scagnetti fini par lui lâcher les pompes, enfin plus ou moins, c‘est toujours du genre casse bite et Vic Vega n‘est pas à l‘abris d‘un contrôle surprise. Mais depuis son séjour en taule, il garde les yeux bien ouverts, pas question de replonger, et reprendre les affaire avec Joe Cabot à Los Angeles serait bien trop risqué. En fait, le plus gros problème dans tout ça, c’est que la glande c’est pas vraiment son truc à Vega, et que s’il est venu s’installer à Depracity précisément, c’est pas pour transporter des caisses d’oranges, comme le croit Scagnetti, mais bien pour reprendre du poil de la bête avec un boulot bien dans ses cordes...