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| | | Nuit de merde² - Pas loin de la jetée. | |
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Alceo Carigano Mercenaire

Nombre de messages: 261 Localisation: Friches industrielles Âge RP:: 27 ans Date d'inscription: 21/10/2006
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 | Sujet: Nuit de merde² - Pas loin de la jetée. Lun 17 Mar - 20:47 | |
| Et j'm'en doutais de celle-là. Je suis encore arrivé le premier sur place. 21H27 ... J'ai pourtant pris tout mon temps. J'ai traversé la Riviera en bus, tranquillement pour arriver au côté Est de la City. Et j'suis quand même apparemment seul au poste. Bah ... Tant qu'à faire, autant attendre. J'espère que c'est pas un coup d'enfant de salaud que m'a fait l'Parrain. Genre coup de téléphone, rendez-vous et dix gars se pointent pour me dessouder. Nan, c'coup-là a l'air réglo. Pas une seule bagnole. Pas un chat, c'est pas étonnant. Quoique si l'coup aurait été foireux, il n'y aurait pas eu de bruit non plus. A cette idée, il stoppa quelques instants avant d'arriver aux Docks proprement dits. Il jeta quelques coups d'oeils anxieux sur les toits. Sorti son GPS et ne reçut aucune émission indiquant un proche signal téléphonique. Il le laissa en recherche quelques instants: toujours rien. Soit les éventuels types étaient du genre patients, soit il n'y avait vraiment rien. Ce que confirmaient les bagnoles des derniers dockers qui quittaient les entrepôts, insouciantes. Le coin est calme et plus personne ne bosse à cette heure-ci. Les entrepôts ont revêtu leur robe d'acier: tout ce qu'il y a, c'est du putain de vide. Du grand que dalle. Le vent qui claque qui dans les rideaux de fer et il n'y a que le clapotis des vagues sur la digue. Rien d'autre. C'en serait presque un instant de poésie mignon tout plein si j'me baladais pas avec un kukri et mon artillerie. J'me balade d'ailleurs. Au sens propre ... J'me fais un rapide tour pour voir si j'ai pas de désagréable surprise. L'vioc' m'a dit sur les docks, j'veux bien moi ... Mais c'est grand ces putains de docks ... Alors dans l'doute, j'vais m'foutre là où j'pense qu'il arrivera. A un endroit où il pourra regrouper quelques caisses de front sans que ça gêne les manoeuvres. Faut que le coin soit suffisamment à découvert pour éviter les ''menaces directes''. En gros, ça diminue le nombre des possibilités. C'est pas loin de la grande jetée. Alors j'y vais tranquille en fumant ma clope. J'la tiens entre le majeur et l'annulaire c'te foutue clope. Bordel que c'est bon de temps en temps de s'en griller une. Même si la marque est merdique, le fait de m'défoncer les poumons avec autre chose que des pots d'échapements, c'est bien agréable. Je remonte le col de mon cuir. La nuit avance et autant dire que putain... Fait pas vraiment chaud. Heureusement que "l'exercice" auquel j'vais avoir le droit va r'monter ma température corporelle plus sûrement que si je recevais la visite de ma belle-mère. Ca m'fait d'ailleurs penser que j'ai jamais eu de belle-mère ... Vu c'qu'est arrivé à Paulie, c'est pas tellement un mal au final. En bref, je marche tranquille sur les docks et j'm'approche de la jetée. Y a vraiment pas grand chose en surface et l'parrain de la putain d'mafia qui s'fait attendre. J'ai pas toute la soirée à m'geler les miches et j'ai sommeil. Ca va bientôt faire 40 heures que j'ai pas pieuté. C'est pas tellement pour récupérer que pour m'retrouver dans c'te position horizontale plutôt reposante. Ca m'fait penser que c'te chirurgien a fait un boulot de fou: deux extractions de balles nickel et j'ressens plus aucune douleur. Doué l'mec. Alceo continue un moment les cent pas puis s'adosse contre un des murets de la petite "promenade" menant au bout de la jetée. Il attend patiemment, tirant sur sa clope de temps en temps mais assez rarement. L'heure du rendez-vous approche mais cela ne semble pas tellement l'émouvoir. Il doit lui rester quoi ... Deux à trois minutes avant ce fatidique 21H30 mais pour le moment, il est encore en vacances, plongé dans une rêverie dont lui seul à le secret...
Ou regardant simplement devant lui quelle ombre s'approcherait, conviée comme lui à cette petite fête nocturne. |
|  | | Vic Vega

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 | Sujet: Re: Nuit de merde² - Pas loin de la jetée. Mar 18 Mar - 15:39 | |
| [West Suburbs]Voila mon lieu de travail, sur les bords de la Riviera à trimballer des caisses de bouffe ou d’autre connerie ici et là… enfin, ça c’est ce que Scagnetti croit. En réalité j’ai jamais foutu un putain de pied ici, mais j’ai le contremaître qui me pointe gentiment tout les de matins. Couverture béton gracieusement offert par les Cabot, enfin "gracieusement", j’ai quand même tiré sept putains d’années de captivité pour sauver leur gueule à ces deux gros trou de cul, c’était la moindre des putains de choses. Bref, j’avais un petit creux, alors en chemin je me suis pris une fritte et un Coca light dans le premier fast food qui me tombait sur la gueule. Alors tranquillement je marche et je sirote mon coca en même temps. 21h28 à ma montre, je suis un poile en avance, et j’aime pas être en avance, alors je traîne gentiment le long de la flotte à la recherche d’un individu ou d’un groupe d’individu genre criminel. Et justement, au loin j’aperçois un gus qui se pourrait bien être un des gus que je recherche, il est tout seul, on va allez voir, mais y’a le temps encore, il est pas tout à fait la demi heure, j‘y vais tranquille. Je traîne le pas, le gus à largement le temps de me remarquer, à un moment je m’arrête même l’histoire d’observer un peu le paysage, c’est le putain de vide. 21h29, ce coca m’a donné envie de pisser, je m‘arrête derrière un buisson et je fais mon affaire. Putain j’aime pas être avance, le gus est à moins de vingt mètres et je crois qu’il me matte, rien à foutre, le rendez vous c’est à 21h30, pas avant, alors fais pas chier. - Fais pas chier.Je marmonne ça dans ma barbe pendant que je me tiens l'organe, j'éspère que je me suis pas planté et que je me retrouve pas dans un plan tante, sinon ça va frenchement mal finir... J’arrive enfin près du petit bonhomme, je le regarde un moment sans broncher, je fini mon coca d’une traite et j’envoie balader le plastique sur le coté dans une benne à ordure, panier, trop cool… Je regarde ma montre, 21h30 pile. - Bonjour.Je sors mes Red Apple, mon briquet, et tranquillement je commence à m’en griller une. Le type c’est pas le type aux lunettes noirs, et je crois qu’il me matte, mais il a pas l'air d'être une tante, c'est bon, c'est le lieu de rendez vous, à lui de confirmer._________________  |
|  | | Alceo Carigano Mercenaire

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 | Sujet: Re: Nuit de merde² - Pas loin de la jetée. Mar 18 Mar - 16:44 | |
| Apparemment, y a un gars qui trouve marrant l'fait de s'soulager les burnes juste en face du coin où j'me trouve. Ok, j'cherche pas à faire dans la discrétion mais j'demandais pas non plus grand spectacle. Apparemment, même que l'mec en a gros dans l'engin pour rester près de deux minutes à pisser comme un con dans un buisson. J'aurai été d'lui, j'aurais profité de ma halte au resto-rapide pour utiliser des trucs de civilisés pour ça. Mais voila, je suis pas lui et mon côté connard de base me susurre à l'oreille " Tant mieux. " Va savoir pourquoi, j'le trouve plutôt marrant l'bonhomme avec sa ptite dose de coca light. J'me suis d'ailleurs toujours demandé: pourquoi les mecs prennent un maxi burger avec supplément de sauce, une grande frite avec trois tonnes de sel et d'huile et un coca light ? Considération philosophique de merde que j'envoie balader lorsque l'mec s'approche de moi pour m'balancer un bonjour de mes deux. Bon, l'est bien marrant lui mais c'est pas tellement l'bonhomme que j'cherche et à 21H30 pile, le Parrain a intérêt à se ramener son fion de capitaliste où j'vais lui infliger un malus pour retard au travail. Merde quoi, j'ai pas pieuté et j'commence à péter un câble." " 'soir. " Apparemment, c'est pas un des mecs que j'ai vu au Coconut. Il ressemble pas à l'autre psychopathe de mes deux mais ma foi fort marrant avec ses lunettes et son front dégarni. Soit il est nouveau dans l'affaire, soit j'suis passé à côté de son identité. Toujours personne et les secondes défilent. Le type tire sur sa clope. Une Red Apple. " T'es pas tellement le mec que j'attendais ... L'est où l'employeur ? " On a l'air comme deux cons à attendre le Père Noël. J'devrais surveiller mon vocabulaire et ma manière de me présenter aux gens. Ok, j'en ai rien à foutre de comment il va ou qu'est-ce qu'il a fait ces dernières heures mais j'aurais quand même pu avoir un mot sympa. Ca m'fait penser que j'dois avoir l'air un tout petit peu con avec les deux trous ronds qu'il y a sur mon cuir ... 'fin bref ... En même temps, ce soir, c'est fiesta chez les Blacks. Pas besoin d'faire dans l'relationnel ni dans la présentation beau cul belle gueule. Ca va défourailler, et ce s'ra déjà ça de gagné. Madame la gérante de l'Arachnid. Va falloir vous démerder pour réouvrir assez vite. J'ai quand même mes conso' à perpét' ! |
|  | | Vic Vega

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 | Sujet: Re: Nuit de merde² - Pas loin de la jetée. Mar 18 Mar - 17:46 | |
| Le mec me parle, il me demande ou est l’employeur, il est rigolo… j’en sais putain de rien ou il est "l’employeur", je suis nouveau, je sais même pas quelle gueule il a l’employeur, je connais personne, on m’a dit de venir ici pour un taffe et basta. Je regarde le gus quelques secondes sans lui répondre, c‘est un "pion", puis je fini par lui répondre tranquillement l’histoire d’être poli avant de lâcher un petit soupir et de tirer longuement sur ma clope. - Il arrive, ou il baise… ou il est mort.Je lève les bras avant de les relâcher mollement, il est tout juste 21h30 encore, pourquoi il me pose la question, c’est logique non ? Mais je sais pas pourquoi, j’ai l’impression que je le rends un tout petit peu nerveux le gus, non ? Arf, faut pas, si t‘enlève le fait que je suis un criminel qui vient de tirer sept années de taule, je suis un type bien, enfin tout est putain de relatif ou je sais pas trop putain de quoi. Bref, en tout cas il va bien falloir qu’il se détende le petit roquet, sinon je vais devenir nerveux moi aussi, et ça serait franchement regrettable vu qu’actuellement je suis plutôt calme.- Mais faut pas bouger, alors on attend.C’est vrai qu’on a l’aire de deux couillons comme ça en faite, enfin, moi pas trop, plus lui...- Et si t’en as marre d’attendre, bah fallait pas arriver en avance.Toujours ma fameuse putain de logique indéniable. Bref, je m’éloigne un peu de quelque pas et je matte voir si y’a pas quelques pèlerins au loin, puis je me retourne de nouveaux la clope au bec avant de l’envoyer manger le sol et de l’écraser du talon. S’il veux une clope l’histoire de se détendre et de tuer le temps, c’est pas moi qui vais lui filer, il a qu’a quémander gentiment comme un bon petit "juif"._________________  |
|  | | Alceo Carigano Mercenaire

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 | Sujet: Re: Nuit de merde² - Pas loin de la jetée. Mar 18 Mar - 21:20 | |
| Il m'prend pour un cave ou quoi ? Le pisseux arrive de nulle part et va m'faire la l'çon ? J'en reviens pas tellement c'est risible. Il doit sortir d'une cambrousse lointaine pour pas savoir pour qui il est là c'soir ... Ou alors c'est un sacré con pour dégueuler par derrière sur l'Parrain ... On va sans doute être amené à bosser ensemble et v'là-t-y pas que Mister veut s'la jouer mec cool ... O'Sullivan, faudra m'dire où tu les dégotes tes cadavres ... J'irai les emmener au cirque. Bordel, on va être emmené pour une guerre urbaine et monsieur se la joue "ainsi font font font, les petites marionnettes" ... Délire. En plus, y va m'faire la typologie de l'attente du quai de gare et du train à l'heure. J'attends qu'il revienne de ses quelques pas avant de lui sortir un laconique : " C'est pas avec l'employeur que j'me risquerai à arriver à la bourre. " Au moins, ça c'est dit ... Et j'considère que j'ai pas tellement grand chose à sortir à c'te type. On va attendre tranquillement Mister O'Sullivan qu'a intérêt à rappliquer ses miches avant que j'lui colle la mienne en pleine gueule. J'ai l'impression de sentir déjà l'sang et ça m'excite le piquet. Ca va encore être une nuit d'enfer... Moi et mon caractère de merde ... J'aurais presque envie de démonter la gueule à Pomme Rouge tellement j'ai envie que ça saigne. J'aurais presque envie de lui enfourner mon kukri dans ses boyaux. Mais on s'emballe pas, chaque chose en son temps. J'ai encore les mains dans les poches de mon cuir où il n'y a d'ailleurs vraiment que dalle. J'suis pas du genre à m'encombrer quand j'pars en "mission". La dernière chose que j'ai envie, c'est de laisser un ticket de bus usagé au sol après avoir fait sauté une baraque. Pas un chat. Rien, nada, que dalle, niente. Ca finit par devenir long son histoire de 21H30 ... Et dire que pendant que le petit roquet se disait tout ceci dans sa petite caboche, son expression restait impassible. Le visage ne bougeant même pas. Pas une émotion n'apparaissait, pas une ride de colère ou d'excitation contenue. Le parfait masque de cire. Il n'y avait eu que ce petit ton de reproche dans sa voix. Mis à part cela, rien ... Il continuait à regarder devant lui, rêveur ... Ou pas. |
|  | | Vic Vega

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 | Sujet: Re: Nuit de merde² - Pas loin de la jetée. Mer 19 Mar - 2:33 | |
| Le type a beau faire style que "tout va bien, tout baigne, je suis un type zen et saint d’esprit", je suis sur qu’a l’intérieur au fin fond de sa petite boîte qui lui sert accessoirement de cerveau, c’est à deux doigts de péter un plomb psychologique. C’est plutôt rigolo. Bref, moi de son existante j’en ai rien à carrer, il pourrait s’écarteler les burnes devant moi en jurant que c’est le fils d’Elvis que j’en aurais rien à foutre. L’essentiel c’est qu’il se tienne à carreau, car s’il commence à s’exister comme une chienne en chaleur, je vais malheureusement devoir le dresser comme une chienne. Brave garçon, l’a l’air de savoir se tenir, c’est bien, mais je bloque quelques secondes sur son imper quand il me dit qu’il ne se risquerait pas à arriver à la bourre avec l’employeur qu’on a. Ce type est con, ou il me fait marcher ? En tout cas il est fort rigolo, j’ai envie de lui répondre, mais ça m’attristerait un tout petit peu de l‘humilier comme ça devant moi même, enfin non, en réalité je m’en tape, mais je vais essayer d’être gentil, pour lui faire plaisir, alors je vais garder gentiment ma gueule bien fermer, et je vais continuer de faire comme s‘il n‘était pas là.- Non, tu comprends pas… je t’ai pas dis qu’il fallait que t‘arrive à la bourre, je t’ai dis que si t’en avais marre d’attendre, bah fallait pas arriver en avance.Merde, pas fait exprès, c’est sorti tout seul. Mais c’est pas de ma faute si ce gus n'est pas capable d’arriver quelque part sans être grave en avance, ou grave en retard. - Tu comprends, ou tu comprends pas ?C’est le problème quand t'es en face d’un conard qui dégage aucune émotion, c’est que tu peu jamais vraiment savoir ce qu‘il se passe dans leur tête, un peu comme moi… mais bon, si ça l‘énerve, bah c’est pas de ma faute, l’avait cas pas jouer son gros dur stoïque le gus, je suis pas sensé savoir, hein. En tout cas moi je suis très calme, qu’il me réponde ou pas je m’en tape, j’attends patiemment, un jour ou l’autre y’a bien des gens qui vont arriver. Puis je repense à mon Smith & Wesson bien planqué au fond de mon holster, j’ai comme une envie soudaine de l’essayer, comme ça, pour la rigolade._________________  |
|  | | Alceo Carigano Mercenaire

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 | Sujet: Re: Nuit de merde² - Pas loin de la jetée. Mer 19 Mar - 16:27 | |
| Après un bref instant que chacun peut interpréter à son loisir, la voix se fait à nouveau entendre. Pas même un timbre d'émotion, que dalle. Juste un débit monocorde et presque trop sec. Le visage reste impassible et le regard perdu droit devant lui, rêveur." Y a qu'une logique: si t'arrives avant l'employeur, t'es en avance. Si t'arrives après, t'es en retard. " C'est l'genre de logique de mister 'O'Sullivan. Il a beau être réglo, c'est un employeur. Et un employeur a toujours la désagréable habitude de considérer que si on arrive avant, c'est qu'on est forcément en avance. 'fin bref... J'vais pas user ma salive pour c'te cave. Même sans l'voir nettement, j'imagine qu'il est plutôt baraque et que j'aurais pas trop de mal à lui retourner un coude. Ca lui f'ra les pattes, tiens. Et ça m'rappellera les bons moments de la Légion et du Jiu Jitsu. L'problème, c'est que j'pense pas que le papy apprécie des masses d'avoir un demi pour lui servir de porte-flingues. Ma poche trouée donne directement sur mon règle-comptes et ma main est tranquillement posée sur la crosse. J'ai toujours apprécié cette arme, depuis qu'Alma m'en a fait cadeau, je dois dire que c'est devenu comme une partie de moi. Le vieux commence à tarder là ... Et jouer les nounous pour Pomme Rouge, ça va bien cinq minutes mais ça fait pas sérieux. Le regard toujours dans l'vide, le bonhomme reste sans bouger. Le vent à beau venir buter contre son cuir, pas un seul mouvement. A croire qu'une sorcière est passée par là et lui a dit : "tu ne bougeras point". Tranchant avec cet immobilisme, ses yeux ont l'air de regarder tranquillement ce qui se passe devant, sans être fixé sur un point précis, sans pour autant chercher quelque chose. Ils regardent, c'est tout. |
|  | | Vic Vega

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 | Sujet: Re: Nuit de merde² - Pas loin de la jetée. Jeu 20 Mar - 4:46 | |
| Ok, je sais pas à quoi il ressemble l‘employeur, je connais même pas son putain de nom, mais je vois le putain de genre : si t'arrives avant lui, t'es en avance, si t'arrives après, t'es en retard. C’est simple, c’est claire, j’aime bien, mais faut admettre que ce connard a raison quand il me dit ça. C’est le genre de sal logique que les supérieurs ont la sal habitude de prendre effectivement. Bref, ce mec à pas l’aire de vouloir faire la discussion, je me retourne dos à lui et je m’allume une clope face à la Riviera...
Le temps passe un peu, toujours personne, on est là comme deux bonnets à glander en compagnie de quelques putains de volatile qui nous tournent autour. Ça me gonfle, j‘ai envie d‘en flinguer un, là, maintenant, tout de suite, juste pour rire. Je sers légèrement les poignés… déconne pas Vic, tu va effrayer le roquet ! Je me ressaisis, je mate ma montre, c’est pas chic de la part du boss de se pointer à la bourre, mais je reste calme. Tranquillement j’attrape ma Red entre les dents et je laisse mes poumons s’empiffrer d’une bonne et grosse bouffée de goudron, ça fait toujours du bien, et petit Jésus sait que ces petites saloperies mon sauvées plusieurs fois la mise en taule. La taule... ça m’en laisse des putains de souvenirs ça.- C’est une grosse bourge qui rentre dans une droguerie et demande du gel anal.Connerie ! C‘est sorti tout seul, comme ça. Bon bah...- Bon, l’employeur lui dit "on ne vend pas de ça ici, vous avez dû vous tromper de magasin ma petite dame..."Je me retourne et je m’avance de quelques pas la clope au bec. - "Mais je l’achète toujours chez vous" lui répond la grosse. Elle retourne à sa voiture et sort un tube de son sac de gym. Tu vois le genre de nana ? Genre la nana qu’a le cul aussi gros que l’Empire State Building et qui se dandine comme une dinde pour faire l’allé retour. Bref, le vendeur examine le tube, un peu méfiant tu vois, puis il lui dit "mais c’est de la crème pour les mains, ça..."Je sais pas si le mec m’écoute...- Irritée, elle lui arrache le tube des mains et lit à haute voix l’emballage : "formule enrichie... pour une meilleur pénétration"Ah ah ! Putain la taule ça laisse des séquelles... Deux secondes s’écoulent, c’est le temps que mettra un putain de piaf pour redescendre sur terre et d'envoyer ses tripes à deux mètres de son corps.- Pardon.Je souffle comme un cow-boy sur le canon de mon Smith avant de le retourner rapidement au fond de mon holster, avec classe. Putain, j’ai pas pu m’en empêcher... Je crois que le roquet me mate, mais il aura beau penser ce qu’il veux, n’empêche que ça soulage bien - sept putains de longues années sans dégainer - et au moins y’a plus les mouettes ou les je sais pas trop putain de quoi qui nous tourne autours. Au passage j’ai pu tester mon flingue et vérifier son aptitude, je suis plutôt content, encore deux trois tires et je l’aurais dressé l'animal, là j'ai un peu merdé dans le mouvement._________________  |
|  | | Alceo Carigano Mercenaire

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 | Sujet: Re: Nuit de merde² - Pas loin de la jetée. Jeu 20 Mar - 17:47 | |
| " Y a pas de mal ... " Je ne sais pas si le bonhomme a vu mais du moment où son S&W a pointé le bout de son percuteur à l'infime instant qui a précédé le boucan de la détonation, il avait le canon de mon N°03 pointé sur lui. Il n'y a que quand j'ai enfin tilté que c'était pas après moi qu'il en avait que j'ai rengainé fissa mon arme. Pas sûr qu'il ne l'ait pas remarqué. Faut pas qu'il le prenne mal mais j'le sens toujours méfiant. Faudrait que j'pense à m'calmer un de ces quatre. Je vois l'mal partout ... Quoiqu'à Depra, c'est une attitude plutôt logique. Apparemment, il est un peu rouillé l'gars. Mais même rouillé, le comique de service a l'air dangereux. J'irai pas faire de pronostic sur qui a les réflexes les plus rapides. Il tire assez juste mais est encore trop raide pour que j'puisse juger. Sa blague était merdique ... C'est surtout l'coup d'feu dans la mouette qui a détendu l'atmosphère. " Ptêt un poil trop lent. " Je décolle du mur sur lequel j'suis adossé et j'fais un ou deux pas. Le temps de bien m'camper sur mes pattes et de rejeter les pans du manteau derrière l'étui du revolver, je passe en mode acquisition de cible. Le corps de la mouette qui était à environ 45 mètres décolle sous la puissance de l'impact et va échoir sur le parterre de gazon près du muret, derrière un petit arbre encore jeune. J'sais que la vitesse de dégaine aurait pu faire pâlir Lucky Luke mais c'est en quelque sorte mon assurance-vie comme ma formation de tireur. Même pas trois secondes plus tard, seconde détonation. La balle va sectionner net la tête d'une des mouettes un peu dur de la feuille qu'avait pas pigé le premier avertissement. Elle venait de s'élever juste d'un des entrepôts et commençait à peine à prendre son envol. La balle de .44 mag l'arrête net dans son élan et le corps tourbillonne en l'air, comme pris dans une danse frénétique. A vue de nez, pas plus de vingt mètres.Pas trop mal. Mister Pomme Rouge joue sur mon terrain et là, on va s'entendre. Le dialogue est pas tellement mon truc mais un type capable de dégager une mouette à quarante mètres ... Ca, ça m'intéresse comme dialogue. Ouais, pur dialogue que celui-ci. Mon antiquité tire encore droit à 50 mètres et c'est tant mieux, j'la bichonne suffisamment comme ça. Le flingue regagne le holster alors que le corps n'est toujours pas retombé à terre. Je siffle entre mes dents: " A-louet-te, gentille alouet-teuh ..." |
|  | | Vic Vega

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 | Sujet: Re: Nuit de merde² - Pas loin de la jetée. Jeu 20 Mar - 20:31 | |
| Un poile trop lent, mouai… dis carrément que je me rouille espèce de petit trou du cul. Bref, ma clope au bec je mate le gus qui commence à faire son show, en moins de deux il t’explose le reste de celui que j’ai dégommé, puis un autre qu’a pas du pigé ce qu’il lui arrivait. Pas mal, il est rapide le gus, j'aime bien, mais mon visage reste impassible, juste peut être un petit rictus en coin, m’en faut plus pour m’impressionner. Tranquillement je m’avance de quelques pas sans dire un mot, je mate les mouettes qui commencent à s’affoler, et en moins de deux je dégaine mon Smith et je tire sur le putain de piaf que j’ai pris pour cible. Je l’ai loupé, putain… je me retourne vers le gus qui doit bien se foutre de ma gueule, j’attrape ma clope entre deux doigts et je l’envois bouffer le sol nerveusement.- Ok, ça arrive, hein, même aux meilleurs.Putain Vic ça fait combien de temps que t’as pas shooté ? Environs quarante secondes avec la mouette, mais avant cela, un baille… putain, je suis pas du genre à me laisser rouiller, merde, et c’est pas une putain de mouette qui va me résister ! C’est l’occasion de reprendre un peu du poile de la bête mon vieux. Je repère un piaf qu’a l’air de baliser, a vu d’œil je dirais entre 55 et 65 mètres, peut être même plus, ou moins… je suis bon tireur mais j’ai pas l’habitude des tires à distance, je me concentre.- Mate l’espèce d’agité qui tourne dans tout les sens derrière l‘entrepôt, je m’en vais y mettre de la couleur.Tranquillement je pointe mon canon vers l‘animal. J'adore flinguer des êtres vivants, et je crois que ça se lit sur mon putain de rictus.- Halala… les tourments du doute. Ai-je le droit de saisir la petite flamme de vie qui danse devant moi ? Je prends le temps d’analyser le moindre des ses mouvements, le moindre de ses battements d‘aile, jusqu’à ce que je sois sur de mon coup.- Je ne sais pas… je t’entends frémir noble animal. Mais bon, c’est les tragiques destins de la chaîne de la vie n‘est-ce pas, manger ou être mangé. Allez, c’est la loi des carnassiers !Bam ! Mon pétard qui largue une bastos, la pauvre bête a même pas le temps de lâcher un dernier cris qu’elle se met à chuter comme une flèche. Mais je m’arrête pas la, s’en suis aussitôt deux tires bien réfléchis qui suffisent à faire sauter respectivement d’abord une aile, et ensuite un truc qui ressemblerait bien à sa petite tête. Sur le coup y’a tellement de petits morceaux qui s’éparpillent qu’on dirait presque un petit feu d’artifice. Puis c’est trois morceaux de chair difformes qui viennent s’écrabouiller au sol quelques secondes après. Putain de piaf, l'a rejoint le putain de Paradis.- Je-te-plumerai._________________  |
|  | | Alceo Carigano Mercenaire

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 | Sujet: Re: Nuit de merde² - Pas loin de la jetée. Sam 22 Mar - 0:36 | |
| Si j'avais envie de rire pour son premier tir carrément foiré, le reste du truc m'a fait réviser l'jugement. Comme j'le pensais, le mec peut s'avérer un total dangereux, il a pas c'que j'appelle un compas dans l'oeil mais il tire suffisamment juste au pistolet pour se faire une cible à un bon 60 mètres. Classique le coup du multi-shot dans l'explosion baroque de chair, de sang et de plumes, t'es presque sûr de toucher. Et quand le premier morceau touche le sol. J'peux pas m'empêcher de lever mon flingue presque nonchalamment, de tirer. La balle vient percuter le sol et frôler la masse informe, la faisant décoller sous le souffle de l'impact, le temps d'arriver à l'acmé de sa trajectoire, le morceau de chair éclate en une gerbe putride sous l'effet d'une autre balle. A cette distance, mon antiquité n'est plus très précise mais ça reste suffisant pour faire un sacré trou. " La tête ... Je te plumerai la tête ... " Me reste trois putains d'balles de .44 mag. Et j'sais toujours pas si après sa ptite démo, monsieur voudra pas profiter de la taille de son chargeur pour l'vider sur mon cuir et l'perforer de plus. Un risque à prendre. Après tout, au point où j'en suis ... Mais bordel, qu'est-ce qu'il fout le signor O'Sullivan ? Comme a dit Pomme Rouge, soit il taffe, soit il court la gueuse. En même temps, voir le Parrain courir la gueuse ... Faudrait vraiment qu'il soit en manque le mec ... En même temps, j'peux parler. Les seuls vagins que j'ai vus étaient sur les revues pornos du paternel. Ca m'avait pas tellement donné envie d'en savoir plus à l'époque. Puis il y a eu les Marines, puis Paulie, la Légion, Alma ... J'sais pas trop quoi faire, Pomme Rouge ... C'est un putain de psycho qui bande en tirant l'pigeon. s'pèce de zoophile, ce mec. D'ailleurs, avec tout c'bordel, les piafs sont allés squatter ailleurs. J'espère qu'on a pas ameuté une patrouille. Ce s'rait putain d'con quand même au moment où on doit aller casser du tapageur. Mais en même temps, j'aime pas laisser mon flingue avec trois douilles vides. J'caresse un moment l'idée d'lui enlever la clope du bec à coup de .44 mag mais un incident est si vite arrivé. J'risquerai de plus m'retrouver étanche et lui, de ne plus pouvoir manger de steack jusqu'à ce qu'il soit assez vieux pour s'faire un ratelier complet à bas prix. Sur l'sol, y a encore les deux morceaux de chair mêlés de plumes, d'os et de sang. Une autre dégaine rapide et c'est deux balles qui partent coup sur coup dans la direction. De même que pour l'premier, les morceaux se décollent sous l'impact. Et si l'un d'eux s'dirige vers le parterre de gazon, j'dois corriger la trajectoire de l'autre par une autre bastos. Mais j'l'avais dit, à c'te distance, c'est plus très précis et au lieu de simplement corriger la distance, la balle percute de plein fouet l'morceau d'cadavre et l'éclate en plus de morceaux que d'boutons sur la gueule d'un adolescent pubère. " Eh merde. " J'm'approche de la jetée, tranquillement et vide les douilles au niveau de la vanne d'évacuation des déchets. Je recharge tranquillement le S&W, le rengaine et fais les cent pas pas trop loin de Pomme Rouge. J'me demande ce qu'il fout là. J'ai presque envie de me griller une clope pour passer l'temps mais j'vais puer la nicotine et j'aime pas puer l'tabac bon marché avant d'partir faire le ménage. Ca fait négligé. Alors, j'me refous contre l'mur et j'attends. " M'est avis que t'as encore du temps pour dompter ton S&W ... Mais vu l'bordel, c'est les condés qui risquent de s'amener avant l'employeur. " Un petit rictus aux commissures des lèvres indiquait clairement la pensée d'Alceo sur le sujet. Les condés ... Comme s'ils avaient que ça à foutre de venir emmerder deux clampins qui tiraient des canettes. Les femmes de Washington n'allaient pas non plus faire une manif' pour le respect de la mémoire des trois pigeons qui avaient fienté sur leur bagnole la veille. En bref, l'exercice avait porté ses fruits. |
|  | | Vic Vega

Nombre de messages: 108 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: Re: Nuit de merde² - Pas loin de la jetée. Sam 22 Mar - 3:07 | |
| - Bah… y’a plus d’oiseaux.Je suis déception, dans mon chargeur reste des balles, ça craint. Je me retourne en soupirant un coup, c’est là que je vois un putain truc qui ressemblerait bien à un chat juste en face de moi à moins de trente mètres, et qui me mate comme si j’allais le flinguer. De dieu, j’hésite pas. Bam ! Bam ! Bam ! Bam ! Bam ! Bam ! Bam !! Pas un seul coup à coté.- Je te plumerais la queue, la tête, les yeux…Plus de balles. Putain de massacre que je viens de faire, ça me fait jubiler. Le putain de chat à rejoins les putains de volatils dans le putain de Paradis, et ses putains de vicaires on rejoins le putain de sol de la putain de ville, amen. Faut dire que c’est con un chat, qu’est-ce qu’il foutait là ? Ça me rappel tous les chats que j’ai shoot en bagnole, un sacré paquet. En plus c’était pas de ma faute, au lieu de faire demi tour quand une bagnole arrive, pourquoi ils traversent ces cons ? Ok, ça m’ai déjà arrivé d’accélérer plusieurs fois, n’empêche qui si ces cons de chats avaient reculés au lieu courater comme un con sur la route, bah ils y serait pas resté. Bref, je m'approche de la jetée, tranquillement, et balance mon chargeur au niveau de la vanne d'évacuation des déchets à coté du gus. - Si les poulets se pointent, z’iront rejoindre le putain de paradis comme leurs congénères du coin qu‘on a mitraillé. Vont pas commencer à faire chier ceux là, hein.Je fais claquer un nouveau chargeur. - Et mon Smith sera toujours bien dressé pour plomber un flic, t‘inquiet pas.Là je crois que c’est claire, roquet peu le lire sur mon visage, les flics j’aime pas ça. Et je sais pas lui mais moi y’a rien qui me fait plus jubiler que de voir un flic attaché sur une chaise gueuler la Sainte vierge pendant qu’il est en train de flamber comme à la Saint Jean. Enfin, ça c’est une chose parmi tant d’autre. Sinon, il a l’air vorace le roquet, peut être trop sur de lui, manque de style aussi peut être, mais il tire comme un as. Ça tombe bien, j’aime bien bosser avec des professionnels. Mais malgré ça, le gus à des putains de trous dans le cuirasse, comme quoi t’as beau savoir tirer, tu saigne comme tout le monde quand tu te prends un pruneau. Pour moi y’a trois règles principales dans le métier : Règle numéro un, éviter de crever. Règle numéro deux : éviter de se faire serrer. Règle numéro trois, ne jamais, au grand jamais, enfreindre les deux premières règles. J’aimerais bien savoir comment c’est arrivé, curiosité quoi, mais ça me regarde pas, mais bon, je lui jette un petit regard direction sa veste.- Classe le costume gruyère.Bien évidement c’est ironique, il a l’air d’un mec… d’un mec qui c’est fait plomber. Bref, en faite je me demande bien c’est quoi le boulot qu’on va avoir…_________________  |
|  | | Alceo Carigano Mercenaire

Nombre de messages: 261 Localisation: Friches industrielles Âge RP:: 27 ans Date d'inscription: 21/10/2006
Détails techniques Renommée dans le milieu:: Faible - vous êtes peu reconnu parmi vos pairs Indice de recherche: Aucun
 | Sujet: Re: Nuit de merde² - Pas loin de la jetée. Dim 23 Mar - 21:07 | |
| L'putain de psycho s'acharne sur tout ce qui bouge. Comme quoi, même un type genre Pomme Rouge peut être dangereux pour le tout venant. Ca m'fait presque sourire sa manière de s'acharner. Quand il me parle de condé, on est presque au diapason. Perso, ils font leur boulot et même s'ils sont chiants, ils sont pas plus chiants que certains gangsters qui s'croient importants parce qu'ils ont un flingue plus grand que leur bite. Enfin, tu m'diras ... C'est souvent l'cas dans l'genre de trucs, plus t'as un gros truc, plus tu t'sens mâle. C'est-y pas beau la vie. Là où ça m'fait sourire vachement, c'est quand il me parle de look gruyère. C'est vrai que j'dois avoir l'air con et sacrément non professionnel. " J'ai eu quelques démêlés houleux la nuit dernière. Mon bras restant a suffi à les convaincre du bien-fondé de mes arguments. " J'pense pas qu'il a besoin d'en savoir beaucoup. J'pense pas qu'il ait besoin de savoir que j'étais à un contre quatre, six si on compte les mecs de l'extérieur et que j'devais pas utiliser mon S&W ni mon kukri, ni mon balisong pour pas laisser de trace. En bref, pas de moyen de m'en sortir autre que le close-combat et la discrétion. Or la discrétion, c'est pas tellement le lieu où j'excelle. En bref, mieux ne pas trop m'étaler là-dessus, des fois que l'affaire vienne à s'ébruiter. En même temps, j'aurais du mal à cacher ça à O'Sullivan. Enfin, j'm'en fous, c'est l'employeur du soir, à lui d'me dire ce qu'il aura besoin de savoir. Pour le moment, pas besoin d'en dire plus.
Des bruits de moteur... Apparemment, ça vient. 21h37, pas trop tôt comme dirait l'autre. Sept pauvres minutes qui m'ont paru une éternité. J'me demande comment il va gérer son truc le papy. |
|  | | William J O'Sullivan Parrain de la Mafia

Nombre de messages: 307 Localisation: Silver Island Âge RP:: 63 ans Citation favorite:: J'ai vu des mecs plus coriaces que toi... et ils sont tous morts. Date d'inscription: 16/05/2007
Détails techniques Renommée dans le milieu:: Elevée - on sait qui est le Parrain de Depra. Impossible de le prouver cependant. Indice de recherche: Aucun
 | Sujet: Re: Nuit de merde² - Pas loin de la jetée. Jeu 27 Mar - 10:47 | |
| La camionette s'arrête non loin de deux gus. Je ne sais pas qui est le premier, mais le second doit être l'homme à l'antiquité.
J'ouvre la portière arrière et descend, m'allumant une cigarette et vite suivi par mes hommes qui gesticulent un peu trop à mon goût avec leur attirail. Ce sont des pros, mais ils aiment bien faire les beaux. Alors que je m'arrête devant les deux hommes qui vont faire le coup avec nous, ils ne peuvent s'empêcher de se disposer derrière moi, certains la clopes au bec, mais tous montrant bien qu'ils sont armés comme des brutes, genre la crosse du M4 posée dans le creux de la hanche, tenue au niveau du manche de la main... Bande de gamins..."Bonsoir messieurs. Content de vous voir."Je tire une latte sur ma cigarette."Ne perdons pas de temps. nos cibles sont les membres d'un gang d'Afro-américains qui se font appellés les Néo Blacks Muslims. Ces personnes s'en sont pris à une des possessions de la mafia, nous allons donc gentillement leur faire payer la note. Ils crèchent Run Bull Street, un de mes hommes a réussi à faire une reconnaissance. Nous attaquerons sur deux fronts à la fois. En sécurisant notre retraite. Ce qui signifie que nous attaqueront à la fois par l'escalier principal et par l'escalier de secours. Lynch et notre ami à l'antiquité s'occuperont de l'escalier de secours. Vous attaquerez directement depuis le quatrième étage pour redescendre vers nous. Je m'occuperai de l'escalier principal avec notre nouvelle recrue. Johny et les trois autres, vous resterez dehors pour vous assurer que personne ne vienne nous emmerder et que pas un de ces métèques ne sorte vivant - au cas où l'un d'eux nous fille entre les pattes."Le plan me semble bon sans briser des barreaux de chaise. J'ai déjà fait mieux." Une tueuse s'occupera du patron, seulement j'en ai pas de nouvelles. Si elle ne rapplique pas rapidement, nous devrons faire un détour pour nous occuper du cerveau du gang. Lynch, l'homme à l'antiquité et l'invité mystère - je me rends compte que je ne connais pas non plus le nom du nouveau et ça me saoûle un peu... j'imagine dans trois ans : "alors le-mec-à-l'antiquité, la-tueuse-qui-est-toujours-en-retard et celui-qui-nous-a-rejoint-il-y-a-trois-ans-et-fume-des-Red-apple prennent à gauche. Celui-qui-vise-comme-un-pied-mais-utilise-un-lance-grenade-donc-on-s'en-fout, l'homme-à-la-sulfateuse-tchèque et le Rambo-des-bacs-à-sable prennent à droite..." la solitude... Bref - vous pouvez prendre une perforeuse automatique à l'un des autres mafieux, ils en auront moins besoin que vous."J'espère que cette tueuse va se ramener, ça pue toujours un max de se ballader en ville après un massacre, surtout avec des cadavres sanguinolants dans la camionette. D'ailleurs, j'ai une idée pour ça. Je prends mon portable."Mickael, tu affrête la seconde camionette de suite, tu prends trois hommes avec toi, des chaines et des blocs de béton pour barrières de chantiers et tu rapplique à Run Bull Street. Tu trouve l'autre camionette et tu m'attend là. Et prends suffisament de matos pour charger une vingtaine de personnes.-Ok, patron." ça fait les deux tiers de mes effectifs dehors, ça fait vraiment beaucoup... Mais là, on est dans une situation de merde qui nécessite ce genre de réaction."Bien, messieurs, des questions?" |
|  | | Vic Vega

Nombre de messages: 108 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: Re: Nuit de merde² - Pas loin de la jetée. Jeu 27 Mar - 18:09 | |
| Voila que le type qui ressemblerait bien au boss rapplique enfin, accompagné de la cavalerie juste derrière en train d’astiquer fièrement leur perforeuse, sont rigolos. - Bonsoir.Quand même, l’histoire de faire bonne impression, hein. Bon, dans le lot je reconnais le type classe au lunettes noirs du Coconut, apparemment s‘appel Johny, puis y‘en a un autre, genre redneck, qui s‘appel Lynch, je retiens.- Salut toi, j’aime bien ton…Je me tapote doucement le sommet du crâne en le regardant. Ce type a une gueule qui me rappel les chutes du Niagara, allez savoir pourquoi ? Mais j’aime bien, ça met une petite touche d’exotisme au panorama. Bref, c’est pas le moment de faire de l’humour, même pas le temps de faire les présentations ou quoi que ce soit, le boss nous fait le débriefing du massacre qu’on va devoir se taper. En claire, moi je vais être chargé de rentrer dans une grosse baraque rempli de nègre, et de m’occuper de l’escalier principale en dézinguant tous les putains de gens qui se trouveront dans le putain d'endroit, un truc du genre, ça a l'air marrant, de toutes façons y’aura le boss avec moi. N’empêche que pour un premier bain après sept années de taule, ça fait chaud au cœur. Des questions ? Non, j’aurais certainement besoin d’une de ces perforeuses automatiques, c’est tout._________________  |
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