Etat Civil :
-Nom : O'Sullivan
-Prénom(s) : William Johnatan
-Surnom(s) : El Padre, mais surtout Le Mexicain ainsi que "Le Vieux Bill" (qu'il apprécie moyennement)
-Âge : 63 ans
-Sexe : Masculin
Signalement :
-Physique global : Cheveux blancs, yeux sombres, William mesure un mètre soixante quatorze pour quatre-vingt treize kilos. D’est une vraie force de la nature, malgré sa courte taille : carré, musclé, mais aussi un peu de graisse qui s’installe avec l’âge.
-Vêtements : Généralement, il porte un costard de grande marque, chemise blanche, rarement la cravate.
A sa main, il porte une bague en or avec un gros rubis et gravé sur le pour tour du caillou "United States * Marines". Sur les côtés, il y a son nom à droite, en dessous le symbole des Marines. A gauche, il y a son grade : First Lieutnant et ses dates de services : 1962-1974
-Signe(s) particulier(s) : Aucun
-Dossiers Psychiatriques : Court passage chez un psy après le Vietnam, rien de grave, sans réelle séquelle.
Qualités : William est un tueur d’expérience. Il ne dégaine pas spécialement vite, mais il tire juste, très juste. C'est sa marque de fabrique, en quelque sorte. Sa formation militaire lui a apprit à se battre au corps à corps efficacement, à utiliser des explosifs, à se dissimuler. L'age n'a que peu émoussé ses capacités.
Ses années dans la mafia lui ont de plus appris à mentir.
Défauts : A 60 ans, avec la vie qu’a eu William, on est plus tout jeune. Problèmes cardiaques – difficulté à tenir de longs efforts comme un 200 mètres à la course, problème d’articulations aussi.
Les montées d'adrénaline chez William sont très violentes, il peut sembler au bot du rouleau puis effectuer une action qui aurait pu passer pour impossible pour lui avant de s'écrouler au sol, à la limite de l'évanouissement.
De plus William est bien décidé à enfin se tailler la part du lion, il est obstiné, certainement trop.
Craintes : Mourir avant d'avoir réalisé son empire - et trouvé quelqu'un à qui le transmettre.
Troubles psychiques et/ou psychologiques (éventuellement, traitement suivi) : Aucun
Goûts : de luxe
Métier: Parrain de la mafia locale
Historique :
William est né le 28 juillet 1944. Sa mère, âgée de seulement 15 ans avait été mise enceinte « par erreur » par son père qui avait alors seulement 16 ans. L’histoire fut heureuse car il était amoureux et ils se marièrent jeunes.
La vie du jeune William commença réellement vers cinq ans, quand il vit ses premiers films de guerre (souvent issus de la récente guerre mondiale). Les années qui suivirent s’écoulèrent entre les cours où il excellait et les cadeaux qu’on lui faisait et qui étaient invariablement des répliques d’armes à feu en plastique. Il eut sa première carabine à plomb à 10 ans. Cette année là et celle qui suivit, il remporta le championnat de tir poussin. Il resta en place comme meilleur tireur de son âge tout au long de ses années d’enfance. Pas une année où il n’était le champion de tir benjamin, minime ou cadet de la Virginie. Il remporta même la première année junior.
A 17 ans, William possédait une armurerie personnelle, composée de fusils de précision, un M14 de facture assez récente à l’époque, des pistolets. Ils ne lui servirent plus pendant de longues années.
Les évènements du Vietnam apparaissaient de plus en plus sur les écrans, et il décida d’aller servir l’Oncle Sam. Il mentit sur son âge pour pouvoir partir à l’entraînement chez les Marines. En 1962, il fut envoyé en tant que membre des forces de protection des conseillers américains au Sud Vietnam. En réalité, il allait casser du « viet » dans des actions coup-de-poing. Une guerre encore à peu prêt propre, comme pouvait l’être une guerre. En 1963 avec la mort de Kennedy, les choses allaient vite changer pour le jeune O’Sullivan.
En 1964, après les évènements du Golfe de Tonkin, l’armée débarqua au Vietnam. Lui-même fut muté dans une compagnie de Marines. Les premières années furent calmes. Pas pour lui : sur la ligne de front, un soir, alors qu’il était de garde avec un autre Marines, ils furent victimes d’une attaque de rebelles viet-cong et son camarade fut capturé. S’opposant clairement aux ordres de son lieutenant, William s’engagea seul dans la jungle. Il revint trois jours plus tard avec son compagnon. Celui-ci lui devait 200 dollars.
Repéré par ses officiers, muté dans une compagnie d’élite – premier pas officieux pour les SEALS, il participa à la guerre. Combat de jungles, offensive du Têt, combat de rues, bombardements des B-52, attaques des hélicoptères en collaboration avec les chars et les véhicules amphibies, napalm, défoliant, nettoyages de villages-forteresses tenus par les communistes : il a tout vu, participé à beaucoup de combat.
En 1973, la paix fut signée et l’armée se retira… Enfin, pas toute l’armée. Les SEALS restèrent et la compagnie à laquelle appartenait William y fut versé. S’ensuivirent encore deux ans d’actions commando en secret au côté des forces sud-vietnamiennes (appelées par les Américains les "Sudistes"). William fut l’un des derniers américains à abandonner le territoire sud-vietnamien aux communistes. Et il le fit sans amertume, il n’aimait pas ce pays.
De retour au pays, dégoûté du métier des armes, William O’Sullivan n’était plus le même. Il quitta l'armée, ne tenant plus la rigidité militaire après la liberté des actions derrière les lignes ennemies. C'est là qu'il fit la connaissance d'un pasteur, ancien aumônier militaire qui aidait à la réinsertion sociale des militaires. Il se nommait Mickael Jr. O'Sullivan, son cousin, âgé d'une quinzaine d'années de plus que lui. Il raconta l'histoire officieuse de la famille : celle d'une famille de tueur. Âgé de 30 ans, William était devenu une machine à tuer efficace, précise, rapide, discrète. La voie était toute tracée.
Devenu chef d’un gang d’anciens militaires, il monta plusieurs coups, braquages de banques, assassinats et autres. Après le démantèlement de son réseau, William se mit au service de la mafia. On l'envoya comme nettoyeur à Las Vegas. On était en 1983, c'était la grande époque de la ville du jeu, pas le Disney Land qu'on connaît de nos jours. Il fut chargé de la protection d'un casino qui faisait entrer des millions tous les mois dans les poches des patrons. Tout fonctionna bien jusqu'en 1989, la FBI découvrit le pot aux roses, les arrestations se succédèrent, les vieux furent inquiétés. Et William reçut l'ordre de faire le ménage. De Las Vegas à la Colombie, une vingtaine de membres de la Grande Toile tombèrent. Puis les parrains décidèrent d'envoyer des tueurs s'occuper du dernier mec qui en savait trop : William. Les tueurs n'eurent pas de chance : William les abattit avant même qu'ils ne sortent leurs armes.
William comprit qu'il devait mettre les voiles. Il réfugia en 1990 au Mexique. Engagé comme homme à tout faire par un jeune chef mafieux de ce pays, il se révéla rapidement indispensable. Avec lui, Monsieur Fernandez devint l’un des plus importants mafieux du pays. Pour en arriver là, William dut éliminer énormément de monde. Il n’a jamais fait de compte, mais les deux centaines étaient largement dépassées. Surtout avec les deux problèmes que posa la mafia colombienne à dix ans d’intervalles. Vingt-trois et trente-sept morts pour ramener à la raison les barons colombiens de la coke. Perde un fils abattu devant ses yeux par un tireur invisible met bien souvent du plomb dans la cervelle. Sinon, le tueur s’en occupe.
Au cours d'une mission - sa première, une mission test -, il braqua un mec qu'il devait abattre devant témoins. A la demande de cet homme, face à une terrasse d'un terrain de golfe bondé, William le laisse s'agenouiller et réciter un "Notre père." Après quoi il lui tira une balle dans la nuque, se signa en déclarant " Requies In Pace". Geste qu'il garda ensuite pour toutes ses autres missions et qui lui valut son surnom d'El Padre (le prêtre en Espagnol)
La vie au Mexique a appris beaucoup de choses à William : l'importance d'avoir des hommes de confiance - pour cela il a "importé" des hommes à lui depuis l'Amérique et mis en place une "école de formation" dans une prison - parce que comme dirait William : "les Chicanos, sont vraiment pas efficaces ces types là."
Durant cette période, William a travaillé principalement avec une arme : Beretta 92F, avec silencieux - pas de pointeur laser. Pour lui, pas la peine d'avoir un gros lance pruneaux en .50 magnum, il suffit de mettre la balle où il faut. Le calibre, au final ne fait que peu de différence.
Il y a un an environ, Le patron de William se fit enfermer par interpole, pris dans une affaire de stupéfiant. Ce fut le déclic pour William, il ne devait pas rester dans les parages. Le Mexique n'était pas sûr, le sud non plus, l'Europe n'était pas assez porteuse à ses yeux. Il repartit donc pour les States, chercha une ville importante tout en restant raisonnable et décida d'en prendre le contrôle.
Depracity. Le surnom d'une ville de la côte ouest, pas très loin de Las Vegas... C'est la ville qui attira William. On ne l'y connaissait pas, c'était un lieu pourri à souhait. La mafia y était présente, le "parrain" local était un homme de main de la vraie mafia, l'Italienne qui de plus en plus se mélangeait aux gangs de natifs pour former une mafia native. Celle pour qui O'Sullivan avait bossé. Une proie facile en fait, pour qui a le courage. William appela donc des hommes à lui, anciens militaires, taulards extraits du système judiciaire via son réseau de formation. Il prit ensuite contact avec le chef local de la mafia. Un rendez-vous au "Coconut Palm", une boîte de nuit du quartier chic. On fouilla William pour s'assurer qu'il ne portait pas d'arme. Puis on l'introduit dans le bureau de Samuel Green, Parrain local. La discussion tourna autour du possible recrutement de O'Sullivan et ses hommes. Puis au cours de la conversation, William demanda à aller aux toilettes, il y démonta les semelles de ses chaussures pour en sortir un FN-Browing "Baby", petit pistolet calibré en 6.35, avec six cartouches. De son étui à cigare, sous un faux cigare, il sortit un silencieux correspondant.
De retour dans la salle, il abattit d'une balle dans la tempe sans plus de détail le chef de la mafia et en logea deux autres dans le ventre d'un lieutenant qui cherchait à prendre son flingue. William utilisa l'intercom pour demander à la secrétaire de bien vouloir entrer les messieurs qui se présentaient à elle (la secrétaire est l'une des barmaids)
Au même moment, dix hommes portant des sacs de sport noir arrivèrent. On les fit entrer, ils déballèrent rapidement leurs armes de leur sac.
William contrôlait désormais le cœur de la mafia local. Il fit appeler les lieutenants. Ceux-ci arrivèrent et se retrouvèrent devant le fait accompli. Ils étaient cinq : Roberto Andretti, le chef de la drogue ; Salomon Fingerweig, le gérant du casino ; Alfonso Breti, le mac' en chef ; Arthur MacCalister, l'avocat et John Brestword, responsable de l'action. William leur laissa trois choix : travailler pour lui, quitter les affaires ou mourir. Pas téméraires, la plupart à part l'avocat et le gérant du casino se mirent au vert. En fait, ils préparèrent activement la résistance. Mais ça se sut. On retrouva Andretti chez lui, tuer par un scorpion. Breti fut retrouvé dans la rivière avec des semelles en béton et Brestword fut abattu au cours d'une fusillade. Dans les trois cas, on trouva prêt des corps une carte de tarot divinatoire : le Diable.
Grâce à l'efficacité de l'avocat, O'Sullivan reprit donc le contrôle immédiat d'une partie des affaires : le casino, la boîte de nuit, la prostitution et la protection de certains établissements.
Maintenant, il doit consolider la nouvelle mafia.