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Maître du jeu

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 | Sujet: Au secours! Ven 27 Juin - 14:19 | |
| Il est presque 01H00, la bar est encore ouvert mais la fermeture approche à grands pas. D'ailluers, le dernier client sort après avoir bu deux ponches avec deux camarades...
Suzan passe le balai et commence à ranger les chaises pendant que le patron compte la caisse... Puis un mec entre. Il referme la porte derrière lui. Suzan ne peut s'empêcher de pousser un cri de peur lorsqu'elle voit le flingue que tient le mec. Il ne semble pas venu braquer le magasin puisqu'il ne le dirige ni vers Sullivan ni vers son employée mais regarde par la fenêtre, comme s'il craignait d'être poursuivi. Il es essoufflé, ce qui semble coroboré cette supposition. |
|  | | Vern Sullivan

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 | Sujet: Re: Au secours! Ven 27 Juin - 16:02 | |
| Sullivan est un type d'un naturel froid mais arrangeant.. On trouve toujours des compromis, on négocie, on lâche du lest, telle est la voie du sage, de celui qui a envie de vivre encore quelques années... C'est que dans les différents business, il a souvent été amené a mettre de l'eau dans son vin, pour éviter de froisser les fâcheux, c n'est pas toujours évident mais les affaires vont bien, et depuis la mort de Brown il se dit que la relève est assurée avec brio, en fait il s'est même forgé une réputation d'homme de confiance droit et méticueleux, qualités qui assurent une clientèle régulière dans le milieu... Non en fait il y a une chose qui en revanche l'empêche de voir clair et de rester raisonnable, c'est qu'on s'en prenne à la pauvre Suzan.. Il le sait c'est son point faible, il fait preuve de trop de sentimentalisme avec cette petite, il devrait la considérer comme le reste, une pièce de l'échiquier à éventuellement sacrifier.. Mais que voulez-vous, il n'est pas totalement inhumain, le Vern, elle en a déjà assez bavé la petite, regardez sa trogne, on dirait une playmate pirate.. Alors lorsqu'il sirote un bon whisky en bouquinant dans l'arrière boutique, comme tous les soirs lorsqu'il est au resto, et que ce qui le sort de son moment privilégié c'est un cri de stupeur de sa protégée, ça tendance à le faire débouler fissa et pas de bonne humeur.. quelques camés passent de temps en temps réclamer de l'argent avec quelque vague lame émoussée.. Il suffit de leur botter le train suffisamment fort pour ne pas leur donner envie de repasser trop vite.. Il déboule dans la salle avec sa batte, suffisante pour éloigner le tout-venant de toutes façons, et puis il aime bien les sensations que cela procure, un bon coup de batte, ça doit ressembler au frisson d'un swing au golf comme il aime à penser, il lui faudra un jour essayer le club de golf d'ailleurs, c'est qu'il n'a plus trop le temps de faire du sport depuis qu... Oh putain ! Qu'est c'que c'est que ce connard avec un flingue dans ma boutique ?!! pense t-il.. Ah non là c'est pas marrant, Suzan le regarde avec de la crainte affichée dans les yeux, enfin dans l'oeil, restons précis. Bon, il a depuis peu un permis de port d'arme en bonne et due forme, il est tout à fait dans son droit s'il décide d'exploser le crâne de cet enfoiré, quel beau pays... Simplement le flingue il est là haut dans l'appartement. Il lui faudra penser à s'offrir un holster comme dans les séries.... Fonce là haut chercher le flingue.. Je m'en occupe.Même morte de trouille, Suzan sait qu'on ne discute pas avec le patron, oui il a beau l'avoir en affection et tout faire pour son bonheur, ça ne lui empêche pas de lui décocher une bonne baffe dans la gueule les jours ou elle fait son effrontée. Vern avance de quelques pas, espérant simplement ne pas avoir à faire à un type défoncé au crack... Hé cher ami.. Bienvenue au Haïti's Bistro... Je peux savoir ce que tu trouves de si passionnant là dehors ? Vois-tu mon employée a horeur de la vue d'une arme, je vais te demander de bien vouloir remettre ça dans ton calcif s'il te plait...
Ne pas montrer de faiblesse, tout en s'appretant au plonger derrière le bar si le mec se retourne brusquement... Mais Il est confiant, le type aurait déjà fait un carnage s'il s'agissait d'un toxico ou d'une petite frappe de braqueur.. non celui là ce qui l'inquiète se passe dehors... |
|  | | Maître du jeu

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 | Sujet: Re: Au secours! Ven 27 Juin - 19:47 | |
| Le mec - un noir assez chétif, vêtu d'un simple marcel blanc et d'un jean large - semble soudain se rendre compte qu'il y a des personnes dans la pièce. Il regarde un moment Sullivan, puis son flingue. Puis de nouveau dehors."Ecoute, mec..." Sa voix est celle d'un mec stressé. Non, pas stressé. Mort de trouille en fait."... je n'en veux pas à ta boutique, ni à ton pognon, ni la fille, j'ai des mecs au cul qui veulent me buter, faut que je m'en sorte..." Vu l'état du mec, discuter peut s'avérer une manière de le calmer... Par contre, dans l'état actuel, faut pas lui demander de réfléchir calmement. Ceci étant, moi, j'ai cru entendre un appel à l'aide. |
|  | | Vern Sullivan

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 | Sujet: Re: Au secours! Sam 28 Juin - 11:12 | |
| Allons bon, un enfoiré de fuyard qui ne trouve rien de mieux comme planque que le Haïti's Bistro... Bon... Le pauvre a l'air dans un groove bizarre... Non pas que Vern ait particulièrement envie de filer un coup de main au premier petit merdeux qui passe, mais une fusillade dans son bar ferait mauvais effet. Et puis il faut bien le dire, ce jeune black, il a un petit quelque chose qui attire sa sympathie, en fait il lui fait penser à lui, jeune, lorsqu'il boxait pour Frazier... Le temps n'est pas à la reflexion inutile. Ok mon gars, on fait un deal, tu me file ce flingue et tu dégages dans l'arrière boutique, Suzan te montrera où te planquer. Reste là le temps que les choses se tassent. Puis tu m'devras une explication. Et un petit dédommagement mais on en est pas là. alors ?Sullivan tend la main pour récupérer l'arme, tout en se poussant sur le côté pour laisser passer le fuyard... Il espère juste à ce moment ne pas avoir à regretter cette pointe d'altruisme... Mais s'il y a une chose dont il est convaincu, c'est qu'une petit gars de cet age ne devrait pas à avoir à craindre pour sa vie. Quel merdier cette ville... |
|  | | Maître du jeu

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 | Sujet: Re: Au secours! Sam 28 Juin - 15:59 | |
| Le mec réfléchit un instant. Quelques secondes, qui pour Sllivan ressemble plus à des minutes... puis il semble accepter, car il avance et tendant son flingue à Sullivan...
Puis avant que la patron puisse s'emparer du flingue, le jeune rétrace son bras. Ce n'est pas qu'il ne veut plus donner son arme, c'est qu'une idée vient de traverser sa tête. Une idée qui l'effraie..."Merde, le patron!" Il commence à se retourner comme s'il allait sortir puis se retourne de nouveau vers Sullivan."Ecoute mec, j'ai besoin de toi : les mecs qui s'en sont pris à nous vont certainement s'en prendre à notre boss, faut aller le récupérer : y'aura du pognon pour toi si tu m'aide, beaucoup de pognon!" Promesse en l'air ou vérité... C'est vrai que le mec semble du genre gangsta. D'ailleurs, Sullivan voit à ce moment le tatouage que le mec - limite un gamin - a dans la nuque : un croissant de lune noir. |
|  | | Lilia Villagio

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 | Sujet: Re: Au secours! Sam 28 Juin - 21:44 | |
| Une soirée plutôt calme à Depracity ... dans la mesure du possible. Ca fait un petit moment que je suis sortie de chez moi mais le temps passe et je trouve rien à faire. Alors, je suis plantée là sur un muret dans la position typiquement typique de la gonzesse qui se fait chier. Jambes croisées, clope au bec, je sens le froid de mon flingue collé contre ma cuisse. Obligée de porter des jupes un peu plus longues à cause de ça. Pas cool. C’est pas le tout mais il est déjà tard. Le soleil est tombé depuis longtemps mais je dois attendre quelqu’un. Enfin, je crois. Me suis peut-être trompée de jour. Tant pis. N'empêche que ça peut vite s'avérer marrant de rester là à mater les passants. Je suis pas vraiment dans le quartier de bourges alors y a un minimum d'animation. Un peu plus intéressant que mémère qui promène son caniche, quoi. Des mecs à l'air un peu louche et surtout paranos qui regardent derrière eux à chaque pas. Des gosses qui jouent sur le pas de la porte de leur immeuble. Des jeux pleins d’innocence alors que dans quelques temps, ils devront apprendre à se plier à la loi de la rue. Des nanas, enceintes jusqu’aux yeux ou accompagnées d’une ribambelle de mômes. D’autres nanas, la tête baissée, qui se précipitent chez elles loin du regard des pauvres types les sifflant. Et puis, un gamin. Un petit black, pas tout à fait un ado mais pas vraiment un adulte. En tout cas, pressé. Pas pressé comme quelqu’un qui est en retard, plutôt comme quelqu’un qu’on poursuit. Nerveux en tout cas. Je suis près de choper un torticolis à le regarder s’arrêter devant un petit bistro pas loin. Un coup d’œil autour de lui et il y rentre. Pas encore fermé ? Tant mieux. J’ai bien besoin d’un peu de distraction. J’écrase ma clope sur le muret et en descend. Ma démarche est sereine. Le bruit de mes talons résonne sur le sol. La lumière des lampadaires éclaire le bitume parfois fêlé, souvent dégueulasse. Parfois, une zone d’ombre, là où le verre du feu lampadaire brille sur le sol. Haïti’s Bistro. Sympa comme nom. Très exotique. Je reste un peu en retrait de la porte d’entrée. J’entends des éclats de voix s’échapper de l’intérieur. Mais rien de très intense. Sûrement le patron qu’est pas super content de voir rentrer un mec qui, visiblement, va lui apporter des ennuis. Je me rapproche un peu, prête à entrer, au moment où j’entends parler de fric. De fric à se faire. Cool. J’entre donc sans cérémonie dans le petit bar. Une scène plutôt pas banale s’offre à moi. 3 personnes. Le gamin, une nana – sûrement la serveuse – et un black – sûrement le patron. Ce dernier a l’air plutôt tranquille pour un mec qui a affaire à un petit branleur qu’a dégainé son flingue. Certes, pas vraiment dirigé vers lui, pas vraiment dirigé vers n’importe où d’ailleurs mais sorti quand même. Y en a qui sont morts pour moins que ça. La gonzesse a l’air carrément paniquée. Comme toutes les gonzesses dans ce genre de situation quoi. Enfin, toutes, façons de parler. J’ai pas l’air de faire grand effet quand je rentre, ils se tournent quand même parce que j’ai pas fait ça dans la plus grande discrétion. J’espère que le p’tiot aura pas un réflexe nerveux à la con et va pas me planter une bastos dans la tronche. Mais bon, j’ai pris le risque. Faisant fi du danger, je resors une clope – tant pis si c’est pas poli – et je pose une question au mioche : - Je crois que tu parlais de pognon à se faire non ? |
|  | | Vern Sullivan

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 | Sujet: Re: Au secours! Dim 29 Juin - 22:44 | |
| Bon bon bon... En voilà un chouette merdier.. Non content que Sullivan accepte de le couvrir, voilà que le petit gangsta en vient carrément à lui demander de l'aide.. Non mais on aura tout vu... En règle générale, Vern évite les gangs de la rue, ces merdeux en pleine crise d'adolescence écoutant du rap et portant des automatiques dans le baggy, c'est pas sérieux, ça vous attire tout un tas d'emmerdes. Mais il faut bien avouer que si le brief fut bref, le môme est allé à l'essentiel, récupérer un type et faire du pognon.. Il faut savoir saisir les aubaines, les situations d'urgence sont souvent bonnes pour les affaires, le type ne devrait pas se montrer radin ou trop enclin à la négociation si chaque minute qui passe le rapproche du drive-by fatal.. Il y a probablement un truc à faire, là. Suzan tend son flingue à Sullivan qui le cale dans son pantalon, dans le dos. Et là tout s'accélère, une gonzesse pénètre dans le Haïti's Bistro... Du genre bien balancée et pas trop frileuse, elle plait tout de suite à Vern, le genre de femme qui sait ce qu'elle veut, ou elle va... Mais qui pour le coup tombe très très mal. Il n'a pas le temps de lui expliquer que la fermeture est imminente et qu'elle devrait sortir son petit cul de là qu'elle réagit direct.. La voilà visiblement intéressée par le deal que propose le minot. Quel bordel mais quel bordel.. Suzan ne comprend plus rien, elle en revanche n'a pas l'air d'apprécier la nouvelle venue, ça amuse Sullivan - qui n'en montre rien - lequel pousse un profond et sonore soupir en allant baisser la grille, fermer la porte et tirer les rideaux. Suzan, termine le ménage et ferme moi la boutique. Toi petit tu es chez moi, tu me donne ce flingue et on pourra peut-être discuter d'aller chercher ton patron comme tu dis... Quant à toi ma jolie tu vas commencer par nous expliquer d'où tu sors. termine t-il à l'intention de Lilia... L'important c'est de donner le change, avoir l'air du type qui connait la musique, le black qui a du kilopmètre, blasé qui n'a pas peur qui s'en fout... Mais là Vern n'en mène pas large.. Cette pépé tombe mal, très mal, et s'il était surveillé, et si c'était une embrouille de flics ? Il les invite à le suivre dans l'arrière boutique, tout en signifiant au gangsta que lorsqu'il lui demande son arme il ne plaisante pas. Quant à elle, elle devrait être très très convaincante... Suzan est bien placée pour le savoir, Vern aime les femmes, il les cajole, il les protège, à l'ancienne. En revanche il n'a aucun scrupule à leur chatouiller les côtes ou a jouer du bourre-pif si elle viennent entraver la bonne marche des affaires, faut pas déconner. |
|  | | Maître du jeu

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 | Sujet: Re: Au secours! Lun 30 Juin - 7:28 | |
| Le mec se retourne à l'entrée de Lilia, et pointe presque son flingue sur elle. Dans son regard, on voit de suite qu'il a pensé que c'était une des personnes à son cul. Mais sa proposition de l'aider le rassure un peu...
Surtout que le patron a l'air partant pour l'aider. Cecidit, lui filer son flingue ne lui dit rien : le mec pourrait décider de se faire des tunes juste en le revendant aux mecs qui viennent de les attaque, lui et les siens.
Mais finalement, il se dit que c'est sa meilleure chance de sauver le patron. Il lui file le pétard et fous ses mains dans les poches, pour ne pas montrer qu'elles tremblent et suit Sullivan dans l'arrière boutique. |
|  | | Lilia Villagio

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 | Sujet: Re: Au secours! Lun 30 Juin - 16:30 | |
| C’est un peu la panique dans le petit bar. Le grand patron tente de faire bonne figure mais il est pas difficile de voir qu’il est un peu dépassé. Il s’apprêtait à fermer tranquille son bar, à compter le petit pactole qu’il s’est fait aujourd’hui et au lieu de ça, un gamin armé et avec le trouillomètre à zéro et une gonzesse qu’il connaît ni d’Eve ni d’Adam viennent le faire chier. Y a de quoi être énervé, c’est sûr. Le gamin a, comme je m’y attendais, braqué son flingue sur moi mais il est pas encore assez sur les nerfs pour tirer sans regarder alors y a pas de risques. En plus, je le sens plutôt content d’entendre ma proposition. Y a que la nana qu’a pas l’air ravie de me voir. Un peu de rivalité féminine, c’est toujours marrant. Je lui lance un petit sourire narquois avant de me retourner à nouveau vers le patron. Il s’occupe de fermer une bonne fois pour toutes son bar. L’a pas envie d’avoir de nouvelles mauvaises surprises apparemment. Je peux enfin entendre sa mélodieuse voix. Des indications claires et précises. Il me demande d’où que je viens. Je serais bien tentée de lui répondre de dehors mais je suis pas sûre qu’il apprécierait vraiment alors je me garde mon humour pour moi. Tout en le suivant avec le gamin qu’a toujours pas l’air enclin à lui filer son flingue même si il sent qu’il va pas avoir le choix, je lui résume un peu le topo : - Tu veux que je remonte l’historique jusqu’à quand ? Pas sûre que mon passé t’intéresse vraiment ni qui je suis d’ailleurs. Sache juste que j’ai rien à voir avec le gamin ou les mecs qui le poursuivent, que j’en veux ni à toi ni à ta boutique. J’attendais patiemment quelqu’un mais ma curiosité m’a conduit ici. Je saisis les opportunités, rien de plus. Et y avait l’air d’en avoir une putain d’intéressante là.C’est clair, concis. Si il veut savoir autre chose, l’a qu’à demander. Le gamin à côté de moi file finalement son flingue au big boss. Bien. |
|  | | Vern Sullivan

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 | Sujet: Re: Au secours! Lun 30 Juin - 17:09 | |
| Le trio pénètre dans l'arrière boutique, Sullivan ferme à clé derrière eux, machinalement... Il s'agit dune toute petite pièce, encombrée d'étagères remplie à en déborder de produits alimentaires divers, de tissus, de bouteilles aussi, un vaste bric-àbrac évoquant l'épicerie de quartier d'antan.. Au centre, une petite table et deux chaises. La table elle aussi est remplie de pipiers divers, courrier en retard, factures, un peu de vaisselle aussi, laquelle Sullivan prend et pose dans le petit évier du fond, déjà bien rempli... Il dégage négligemment un peu d'espace et invite ses invités de circonstance à s'asseoir sur les chaises, tandis qu'il tire une caisse pour y déposer son arrière-train.. Il n'omet pas de se saisir d'une bouteille de vin français sur un meuble et de trois verres d'on ne sais où... Il se dit que Suzan ferait bien de tout nettoyer ici, c'est vrai que ça fait une salle de réunion de fortune assez pratique, mais vu le capharnaüm, c'est un petit peu la honte, un truc à ébranler sa notoriété de gangster local, d'homme de principe et de méthode. Les trois verres sont remplis.. A lui de prendre la parole.. Bien. Je m'appelle Vern Sullivan, on me connait un peu dans le quartier, et ceux qui me connaissent me décrivent comme quelqu'un qui aime bien les plans carrés, les trucs pros, un type que les surprises en tout genre ont tendance à énerver.. Tu vois mon gars, je suis de la vieille école, celle du bourre-pif et du boulot propre, pas des fusillades et des jeunes gangstas qui affichent leurs calibres, de l'école des clubs de jazz et des berlines aux vitres teintées.. Pas de vos foutues soirées hip hop et des vos bagnoles sur ressorts... Toi et moi en principe on joue pas dans la même cour. Mais voilà, je refuse rarement de donner un coup de main si c'est bien payé. Ajoute juste que ce sont des macaronis que tu as au cul et je peux même me montrer zêlé.. Alors tu nous fais un brief précis.. Où ? Quand et pourquoi ? Quels sont les risques ? Qui tu as au cul ? Qui est ce « patron » ? Et tâche de faire vite en l'occurence le temps semble jouer contre nous...Pas mécontent de son laïus, il vide quelques gorgées... en tapotant des doigts sur la table, signe que son stress est en train de monter... Et si ce jeune merdeux propose un plan à la con ? Du genre délivrer un pauvre type retenu dans un hangar défendu par une cinquantaine de gaillards armées jusqu'aux dents... Il fait quoi le Vern ? Il le colle dehors à coups de pied au cul ? Oh que oui... Mais c'est jamais opportun de s'attirer l'inimité des gangs de la rue, ils sont foutus de tagger la devanture ou de foutre le feu ces petits cons... Bon, elle la jolie, là... elle a l'air de vouloir jouer à la plus fine.. Sullivan se demande pourquoi il l'a laissé entrer là.. Si ça se trouve c'est juste une pétasse qui cherche un peu d'action, de frisson au côté de bad boys... Le genre de gonzesse qui vous fait attrapper une balle dans le buffet à coup sûr.... Ce que je te demandais c'est ton CV... Tu es qui ? Tu sais dans quoi tu vas t'embarquer, là ? Il est toujours temps de foutre le camp si t'es pas sûre de toi, mais je te préviens j'aime pas trainer de boulet, le mieux c'est encore de les abandonner en chemin... Oh petit.. T'es sûr qu'elle serait utile ? C'est quoi ton blase ma belle ?Il se fait plus amical sur cette dernière question.. Après tout elle est plutôt avenante elle inspire la sympathie cette mignonne.. Qui sait, elle pourrait s'avérer efficace... |
|  | | Maître du jeu

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 | Sujet: Re: Au secours! Lun 30 Juin - 20:41 | |
| Le jeune tente de se calmer. Il refuse poliment le verre de vin, bien qu'un peu d'alcool lui aurait fait du bien."Ok, voilà le topo : Je fais partie des néo Black Muslims. Notre patron, Jeff White a commencé à réunir tous les gangs des rues derrière lui. C'est dur, mais avec la mafia qui a disparu, ça se fait. Puis y'a quelques jours, une opération dans une boîte de nuit, simple racket, a mal tourné. On a eu plusieurs morts dont le fils du patron. Alors il a voulu accélérer les choses et prendre le contrôle des rues. On a donc réunit tout le monde : Néo, Jeff' Street Brothers, Yu Boys, Washington Heights Family et ainsi de suite. Prêt d'une cinquantiane de gangsta. Puis y'a des types qui ont débarqués... J'en ai pas compté plus de dix, mais ils ont commencé à tout massacré. J'étais allé acheter de la came, si bien que j'étais dehors... Je me suis barré pour pas crevé. Faut sauver le patron, il habite Amstrong Street." Le mec déglutit difficilement, il espère que c'est encore possible. |
|  | | Vern Sullivan

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 | Sujet: Re: Au secours! Jeu 17 Juil - 22:45 | |
| Sullivan soupire longuement.... Le petit a parlé rapidement, un peu paniqué, mais il a compris l'essentiel et ça sent pas très très bon... Les gangs qui se soulèvent, se fédèrent pour faire du gros coup tandis que la mafia semble endormie, ça pue les gros réglements de compte à venir... Les temps étaient à l'accalmie, et voilà que ces merdeux des rues vont foutre un boxon capable de mettre de nouveau la ville çà feu et à sang. Il semble y avoir urgence, et dans des cas pareils il y a moyen d'empocher de jolis pactoles. Evacuer un caïd, rien de bien méchant, et après ça ne le mouillera pas plus que ça, faut juste pas qu'on puisse faire le lien avec l'Haïti's Bistro... La belle ne l'ouvre pas.. Hummmm... Vous avez voulu vous frotter à des vrais durs, hein... T'as pas intérêt à me foutre dans la merde petit.. Et on patron, tout caïd qu'il est, j'espère qu'il sait se montrer reconnaissant, parce qu'un caïd sans sous-fiffres, c'est rien qu'un branleur... Et moi les branleurs, j'aime pas bien quand ça m'entube, ça fait monter ma tension... On va piquer une bagnole, discret, et on va se coller des cagoules sur la tronche... Une dizaine de types capable de faire pareil carnage ça sent la grosse frappe, du macaroni ou du russe, tout c'que j'aime pas... On y va.Sullivan charge son arme, il ne sait pas trop dans quoi il s'embarque, il a horreur de l'imprévu, mais jouer au cow-boy avec un p'tit gars des rues il faut croire qu'au fond ça l'amuse.. Ca ne colle pourtant pas avec le profil du patron du Bistro... Mais ce qui est dit est dit, ils y vont. Suzan !! Boucle moi la boutique et nettoie un peu c'bordel !!! si des fois je n'étais pas là demain à midi, tu sais ce que tu as à faire. Bon t'arrives petit ? Tu sais tirer au moins ?Il se dirige vers la petite porte de derrière, qui donne sur une ruelle discrète derrière le restaurant... hrp : Je ne sais pas ce que t'as dit Lilia, elle est en vacances... On imagine qu'elle nous suit et elle reprendra en route ? |
|  | | Lilia Villagio

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 | Sujet: Re: Au secours! Dim 27 Juil - 17:07 | |
| Hey, je sais bien qu’avec la tonne de maquillage que j’ai sur la gueule, c’est assez dur de déterminer vraiment mes origines mais faut qu’il se calme un peu sur les italiens. C’est pas que je sois vraiment patriote mais un peu quand même, merde. C’est donc un peu sur les nerfs que j’écoute les deux guignols parler. Le petit explique sa situation un poil désespéré. Doit être sacrément effrayé pour vouloir sauver son patron à tout prix. Risquerait pas sa vie si il savait pas qu’il lui resterait pas longtemps avant de caner si les aimables membres restants de son gang apprenaient que c’est un fuyard, une putain de lavette qu’a préféré se tailler. Je sais pas pourquoi je devrais l’aider d’ailleurs. Ah si, il paye. Mais combien ? J’ai pas envie de m’embarquer dans ces conneries si c’est pour me retrouver avec à peine assez pour m’acheter une sucette au supermarché du coin. Le grand manitou, de son nom Vern Sullivan, a l’air de me prendre pour une pauvre demoiselle sans défense en manque de sensation. Hilarant. Je décide donc de mettre les points sur les i et les barres sur les t histoire qu’il arrête de me prendre pour une bimbo écervelée. Okay, M’sieur Sullivan. Moi, je suis une petite nouvelle à Depracity, je débarque à peine mais je suis pas restée longtemps tranquille dans ma petite piaule. Concours de circonstances, je me suis fait embauchée dans le gang d’Ali Ben Youssef, t’sais ceux qui s’occupent des dernières putes de cette putain de ville.Je m’arrête un instant, tire une taffe de ma clope et remonte le côté de ma jupe où y a mon flingue de caché. Et non, contrairement aux apparences, je fais pas le tapin. Ce que j’ai contre ma cuisse, je sais plutôt bien m’en servir et si tu veux qu’on soit copains, je te conseille pas de me demander de te le donner.Je remets ma jupe en place et enchaîne. De plus, je sais même pas si on est ami-ami avec le gang du p’tiot, je sais pas si je devrais plutôt lui mettre une balle en pleine tête ou l’aider à se sortir de la merde mais si y a du fric à la clé, je m’en fous un peu à vrai dire. Mais, je veux une garantie. Je risque pas ma vie pour des Carambar.Le patron blablate encore du genre qu’il veut pas se faire baiser lui non plus. On a un point commun alors. Il monte un plan rapide et qui se veut efficace mais ça, on saura qu’après. Je le suis tranquillement et décide de l’ouvrir une dernière fois parce que j’ai un peu oublié la politesse quand même. Au fait, mon nom, c’est Lilia, Lilia Villagio.Je prends mon plus bel accent italien pour prononcer mon nom, en détachant bien les syllabes histoire qu’il comprenne bien. |
|  | | Vern Sullivan

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 | Sujet: Re: Au secours! Mar 5 Aoû - 19:53 | |
| La beauté manque pas de mordant et Sullivan ne peut s'empêcher de sourire, une vraie sauvageonne, ils sont cela pour eux les ritals, leurs femmes sont très souvent absolument craquantes... Une gangster, donc... Ali Ben Youssef.. Pas des rigolos ces zigues... Et c'est vrai qu'ils se sont créé un joli monopole sur les gagneuses... Mais Brown et lui se respectaient, Youssef autrefois tolérait même les petites.. Mais depuis l'accident, de toutes façons Sullivan avait mis de côté le proxénetisme, Suzan était beaucoup mieux au Haïti's... Villagio... Sympa. Jolie poule. Et sacrées jolies guiboles ! Même si elle a relevé sa jupe pour montrer le flingue et non pas pour la gaudriole, elle a marqué deux points d'un coup ! Crédibilité aux yeux du patron du bar et atout séduction indéniable. Ok... ça me va. elle a raison petit, tu as quoi comme garanties ? Tiens reprend ça, mais j'te préviens si tu viens à le dégainer sans que je te l'ai demandé ou en cas d'extrême urgence je te refais la façade, j'aime pas tous ces merdeux des rues qui tirent sur tout ce qui bougent, vous vous croyez où ? Ok on y va.Vern rend au jeune gangsta son arme et range son P99 à l'arrière de son pantalon.. La sortie dérobée du Haïti's Bistro donne sur une ruelle discrète, elle-même menant à l'escalier de service du parking d'un centre commercial, presque désert à cette heure... Sullivan marche devant..., puis s'arrête au niveau de l'escalier... Ok, je suggère qu'on embarque une tire de là haut, petit tu t'en charge, ce sera la première garantie, tu la braque et viens nous choper de l'autre côté de la ruelle, là bas. Remue-toi et prend un truc discret, il serait capable de nous voler un truc bling-bling tape-à-l'oeil pour qu'on ne voit que nous.... Autre garantie, tu conduis et où qu'on aille tu passes devant. dernière chose : Si le plan foire ou si ton boss est déjà raide, tu me devras quelques services, tu sais comment ça marche.
Des trucs à ajouter ? Le temps joue contre nous.Voilà une tirade inhabituelle pour le colosse noir, mais l'improvisation, bien qu'il l'ai toujours fuit, semble lui procurer un peu d'adrénaline et il se prend au jeu. Les risques sont inconsidérés... Mais qui sait. C'est peut-être le moment de passer à l'étape supérieure. |
|  | | Maître du jeu

Nombre de messages: 288 Date d'inscription: 25/11/2007
 | Sujet: Re: Au secours! Mar 5 Aoû - 21:55 | |
| Le gamin repasse son flingue dans son futal puis disparait en quète d'une caisse. Au discours de Sullivan, il n'a rien rétorqué, il s'est contenté d'approuver en hochant de la tête. Apparement, pour lui, perdre son boss, c'est perdre énormément. Soit c'est parce qu'il tient vraiment à son patron. Soit il a beaucoup à gagner à le voir en vie.
Cinq minutes après, une voiture s'arrête juste devant Sullivan et le gamin ouvre la portière. c'est pas vraiment discret, une chevrolet impala, mais au moins c'est confortable. Il aurait pu trouver plus violent..."Ok, c'est à Amstrong Street, M'sieur" |
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