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| | | Histoire de Depracity: des origines à nos jours | |
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Depracity

Nombre de messages: 248 Date d'inscription: 10/07/2007
 | Sujet: Histoire de Depracity: des origines à nos jours Ven 28 Déc - 0:22 | |
| Intervalle 01 - 1848 à 19191848 : Gold Rush to California.Voila qui fut la première raison de la colonisation du site de ce qui deviendra le comté de Depra. On découvrit dans les environs une mine d’or de modeste importance. Le village de Lure Hill fut une ville champignon dans sa plus pure splendeur avec ses bâtiments principaux : saloon, bureau du sheriff, prison, église et cimetière. Les mineurs se pressèrent dans la région et vidèrent la mine de ses ressources. On y vécut les épopées des colons mais la ville était de trop peu d’importance pour que les desperados s’y intéressent. Mais déjà à l’époque régnait une sévère concurrence entre les deux plus gros possesseurs de concessions de la ville : la famille des O’Higgin et celle des Bahender qui se livraient à des rixes régulières, qui avaient souvent lieu lors des rodéos et autres fêtes dominicales. Les rixes étaient monnaies courantes et une légende locale veut qu’on ait appris aux jeunes enfants à tirer avant d’apprendre le métier de mineur. 1887 : abandon du village de Lure HillA peine moins de quarante ans après la colonisation du site, la mine s’épuisa, ce qui mit fin aux tensions faute de « carbure ». La ville fut abandonnée progressivement par les colons et devint une ville morte où le dernier à partir referme la porte derrière lui. La plupart allèrent rejoindre San Francisco. Le site fut laissé en l’état pendant de nombreuses années, et seuls les cris des coyotes et les sifflements des rattlesnakes peuplaient le village. Ainsi, Lure Hill devint une ville fantôme comme il y en eut tant aux Etats-Unis et le train ne desservit plus aucun arrêt dans la région. L’histoire aurait pu s’arrêter là si James William Sanfield, un riche excentrique n’avait pas voulu bâtir la « cité de Dieu » sur Terre. Il parcourut pendant de nombreuses années les Etats-Unis avant de se retrouver séduit par les ruines du village et l’espace qui s’offrait sur le large. La brise, le courant de Californie, le large, les vagues, … Paradisiaque … Ce millionnaire obtint toutes les autorisations possibles et ordonna les constructions d’Old Town et de Sutter’s Mill Place en 1911. Sans qu’il soit possible d’expliquer pourquoi, l’engouement fut général et de plus en plus de personnes suivirent le sieur Sanfield dans son projet démentiel. De puissantes firmes soutirent le projet et la ville sortit de terre en moins de 10 ans. Sans devenir un point de passage obligé de la West Coast, Sanfield City obtint une certaine importance et ses entreprises florissaient pendant cette période bénie de la Prospérité. Pas de chômage, des bâtiments neufs adaptés au rêve américain, pas de revendications syndicales trop poussées, pas d’immigration trop soutenue, les WASP dictaient leur loi et leur modèle de la Réussite. Le Dieu Dollar semblait avoir élu domicile à Sanfield. Le 17 septembre 1919, M. Sanfield mourut de sa belle mort, dans son lit, fier d’avoir accompli la cité de Dieu sur Terre.
Dernière édition par le Ven 28 Déc - 0:24, édité 1 fois |
|  | | Depracity

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 | Sujet: Re: Histoire de Depracity: des origines à nos jours Ven 28 Déc - 0:24 | |
| Intervalle 02 - 1920 à 1933 En 1920, le XVIIIe amendement prit effet dans tous les Etats-Unis, instaurant la prohibition. Sanfield City ne dérogea pas à la règle. Elle connut les petits trafics d’importation, de distillation d’alcool et de lieux de consommation. Mais sous ces petits trafics commençaient à se tisser les premiers réseaux d’influence. Des toiles qui s’étendirent petit à petit dans chacun des quartiers de la ville. En surface, les « honnêtes » citoyens profitaient de l’excitation de la bravade de l’interdit en sirotant leur whisky ; sous la surface, les différentes mafias comptaient les liasses de billets verts. Mais Sanfield City apprit dans la douleur que braver l’interdit n’est jamais innocent : le 1er décembre 1922 explosa un bâtiment de Sutter’s Mill Place, faisant 52 morts. Apparemment, une fuite de gaz. Mais surface comme underground comprirent de quoi il en retournait. Les règlements de comptes continuèrent dans la ville. Le Depra Epitaph, journal fondé en 1921, s’enorgueillit d’avoir annoncé le plus de morts par fusillades de ce côté-ci de l’Enfer. Très vite, l’alcool se changea en sang, aucune mafia n’étant suffisamment puissante pour s’assurer le contrôle d’une partie de la distribution en ville. Les réseaux grandissaient et s’entrecroisaient sans jamais réussir à s’absorber où à détruire son prochain. Si le jour était le domaine de la surface, la nuit faisait la part belle à la partie immergée de l’iceberg : les distilleries et tripots sautaient les uns après les autres, faisant toujours plus de morts. La police était débordée et la majorité de ses responsables, corrompus ou « mouillés ». La grande crise de 1929 attisa un feu déjà ravageur. Les grandes firmes qui avaient supporté la création de Sanfield City licencièrent en masse et la plupart d’entre elles partirent de la ville. Des milliers d’ouvriers furent jetés au chômage du jour au lendemain après cette « semaine noire » d’octobre 1929. Ils virent grossir les rangs des délinquants à la petite semaine qui voulaient se tailler une place parmi les mafias aux chefs souvent pluri-millionnaires. Les réseaux furent bousculés, certaines toiles furent bousculées, voire détruites. La violence se radicalisa. Trafics d’armes et d’alcools devinrent la norme tandis que le travail salarié légal apparut plus … anecdotique. La période fut troublée au possible et même les actions du KKK pouvaient ne passer que comme faits secondaires face aux autres violences. C’est pendant cette période de 1929 à 1933, où le Depra Epitaph annonçait au moins une fusillade tous les trois jours, que la ville prit le surnom de Depracity. Surnom qui supplanta le nom « officiel » peu après. Des grands noms du crime émergèrent et furent jetés à bas dans les quelques années tel Victor Hastrovie, un polonais ayant fait fortune dans le trafic d’armes de poing, ou Marcello Vittoreno, un immigré sicilien spécialisé dans la vente d’alcool frelaté et la tenue de speakeasies. Les plus grandes réussites coexistaient avec la misère la plus noire et les meurtres au couteau n’étaient pas moins fréquents que les règlements de compte à la Thompson. En 1933 prit acte le XXIe amendement mettant fin à la Prohibition. |
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 | Sujet: Re: Histoire de Depracity: des origines à nos jours Ven 28 Déc - 0:27 | |
| Intervalle 03 - Roosevelt et les 50iesLa présidence de F.D. Roosevelt ne fut pas d’un grand impact sur la répression du crime à Depracity. Des agents fédéraux furent certes dépêchés sur place mais ne furent d’aucun secours face aux réseaux de corruption qui s’étaient mis en place jusqu’aux plus hauts degrés de la chaîne alimentaire. Si quelques têtes tombaient, d’autres émergeaient aussitôt et le travail était éternellement à recommencer. La Seconde Guerre Mondiale excita le trafic, fit revenir des entreprises à Depra qui pompèrent à pleines mains dans une main-d’œuvre désœuvrée, peut-être lasse de ces incessants conflits. La criminalité n’en diminua pas moins et Depracity garda son nom bien mérité, devenant plus célèbre et dangereuse que Chicago à ses pires heures. Une base militaire fut installée fin 1942. Militaires qui s’adaptèrent très vite à l’ambiance locale et participèrent aux trafics et aux nébuleuses en tout genre. Le trafic d’alcool illicite étant depuis lors au niveau 0, nombre de réseaux s’effondrèrent. Nombre d’entre eux se reconvertirent et les millionnaires se firent un plaisir de diversifier leur trafic et s’attaquèrent notamment au marché des œuvres d’art, fort juteux. Il est d’ailleurs à noter que l’éphémère Musée des Arts de Depracity fut subventionné par un Sénateur… La Seconde Guerre Mondiale passa donc comme un vent bienfaiteur, rendant des emplois aux jeunes de la ville, amenant les entreprises, le plein-emploi ... Qu’il faisait bon vivre à Depracity Les années 1950 furent à l’image de la Seconde Guerre Mondiale. La prospérité semblait à nouveau au rendez-vous et la criminalité se faisait moins pressante si l’on excepte l’assassinat de George Williams, candidat aux élections municipales, dix jours avant le scrutin. Fait marquant car révélateur des pressions qui pesaient continuellement sur les hommes politiques, contraints d’être parrainés par telle ou telle mafia, ne devant pas agir sur les territoires de celle-ci ou de celle-là mais devant prendre garde à protéger leurs intérêts dans tel secteur d’activité. Les réseaux étaient toujours là, sans cesse changeants, mais toujours présents. Peut-être même devinrent-ils de plus en plus politiques. L’histoire des élections devint aussi changeante que celle des principaux groupes de criminels. Les simples citoyens se contentaient pour la plupart de s’en tenir à l’écart ou de payer à qui se présentait. Pendant ces années, Depra découvrit les retours de la guerre. Les anciens militaires de Corée sans aucune occupation stable après leur retour au civil devinrent des plaques tournantes des trafics en tout genre. Malgré tout, c'est un certain calme, une certaine somnolence qui s'était instaurée à Depra durant cette période: on réglait plus les conflits par tractations politiques que par l'argumentation de plomb. |
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 | Sujet: Re: Histoire de Depracity: des origines à nos jours Ven 28 Déc - 0:29 | |
| Intervalle 04 - Les années 60 : tout est permis !Les sixties … Les premiers retours du Vietnam. Les soldats aigris, ayant vu mille horreurs. Mais aussi l’avènement de la Marie Jeanne, du LSD, et le renouveau des trafics qui s’adaptèrent à ce nouveau commerce. En 1965 fut élu au poste de maire Colin F. Worthwood. Un puritain de la pire espèce, ayant séduit les foules par un discours populiste et réactionnaire, visant à revenir à la cité de Dieu sur Terre. Malheureusement pour lui, il était entouré d’une administration incapable ou corrompue, voire les deux à la fois. Il fit ce qu’il put mais sa tentative prit fin le 14 septembre 1966 par sa mort de deux balles dans la tête. La balistique montra que les balles avaient été tirées à un mètre de la boite crânienne mais le rapport de police conclut à un suicide. La drogue dure obtint sa place de haute volée à Depra et occulta le trafic d’œuvres d’art. De nouvelles fortunes émergèrent, rappelant celles des « Années Folles » de la Prohibition. L’or et la drogue coulaient à flots, des salons huppés aux sorties des écoles. Des agents fédéraux luttèrent avec énergie et réussirent quelques beaux coups de filets comme ce soir du 30 avril 1967 où ils arrêtèrent pas moins de 23 trafiquants reconnus, saisirent cinq cents kilos de stupéfiants, ne déplorèrent que trois pertes en prenant le yacht où se tenait la réunion desdits trafiquants. Ce haut-fait devint un cas d’école et continua depuis à être enseigné dans les centres de formation. Ce coup de maître ne suffit cependant pas à stopper ce trafic, vite régenté par un certain Marianez. Immigré Mexicain de son état, il réunit bien vite une véritable mafia et devint le plus important grossiste de Depracity. Sa réussite fut aussi fulgurante que sa chute, orchestrée par une réunion d’autres pontes du crime qui prirent tout simplement sa villa d’assaut. L’organisation de Marianez jetée à bas, les pontes se partagèrent les réseaux et les réseaux tissèrent à nouveau leur toile dans le domaine de la drogue. Mais il n’échappa à personne que les réseaux se teintaient de plus en plus des couleurs ethniques ou idéologiques. Le regain d’activité des membres du KKK allait de pair avec les partisans des théories nazies tandis que les quartiers Noirs sombraient dans la violence ou que se formaient des ghettos « latinos », chinois, et autres. Les guerres entre ethnies devinrent un élément quotidien de la violence. Les trêves étant aussi rares que fragiles. A nouveau, les plus belles cylindrées coexistaient avec les pires tacots et il n’était pas rare de voir des bandes armées de simples canifs ou petits pétards à côtés d’employés en costume aux armes dernier cri. Les années 60 … Le Depra Epitaph continua à titrer nombre de fusillades et sa rubrique nécrologique passa bien vite en format double page. L’un des rares commerces prospères depuis le tout début était les croque-morts dont la plupart avaient eu l’intelligence de se proclamer en dehors de toute lutte de pouvoir. Leurs affaires étaient plus que jamais prospères.
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 | Sujet: Re: Histoire de Depracity: des origines à nos jours Ven 28 Déc - 0:31 | |
| Intervalle 05 - 1971 à 1979Face à la montée des gangs ou des mafias ethniques s’installa la mafia des « Natifs ». Enfin, il serait plus juste de dire que se réinstalla la mafia des natifs. Elle se créa une histoire à son propre sujet qui remonta jusqu’à la période de la Prohibition avec des mythes datant de la Gold Rush. Elle réussit à se tailler une belle place au début des années 70s en attirant à elle les principaux réseaux des fournisseurs de came ou d’armes à feu de guerre. En 1971 s’installa à Depra le premier studio de cinéma. Fait assez tardif sur la West Coast qui trancha assez vite avec Hollywood et pour cause : en moins de six mois, Depracity devint la capitale de l’industrie pornographique, promise d’ailleurs à un fort bel avenir. Elle eut déjà le mérite de faire revivre Lure Hill en y tournant plusieurs films, l’imagination des réalisateurs n’étant soumise à aucune limite. Le village obtint une seconde vie et fut rénové en partie. Il servit aussi de lieu de tournage à certains westerns de mauvaise facture, produits à Depra, mais cela resta du domaine de l’anecdotique. Mis à part ces faits, la décennie des 70es fut plus vécue comme une période relativement tranquille : les tensions commençaient à s’apaiser à mesure que les différentes factions marquèrent leur territoire. L’Etat sembla renoncer à ramener un semblant d’ordre et muta à Depra de plus en plus d’officiers incapables, rétifs ou peu expérimentés. Il décida cependant de la construction du building Hoover dédié au F.B.I. et d’un superbe pénitencier totalement en phase avec les idéaux américains puisque son directeur se targuait d’y accueillir les criminels de toute couleur et de toute profession. Les citoyens perdaient de plus en plus confiance en la police et se rapprochaient des milieux marginaux dont certains possédaient un réel code de l’honneur. Pas tous, mais certains… |
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 | Sujet: Re: Histoire de Depracity: des origines à nos jours Ven 28 Déc - 0:33 | |
| Intervalle 06Quoi de plus grisant que de chevaucher sa Harley sur l’avenue le long de la mer, Ray Ban sur le visage, n’ayant d’oreilles que pour Clearance Clearwater Revival, Iron Maiden, Metallica, Deep Purple ou Black Sabbath ? Les années 80s, les chemises hawaïennes, les Ray Ban, les Angels, les Uzis, la cocaïne, … Ah ! Toute une époque. Le dynamisme légendaire de la West Coast ne fut pas démentie par Depracity puisque celle-ci vécut cette époque à fond. La frime, les belles bagnoles, les jolies filles en bikini, l’argent de la coke, les meurtres à la tronçonneuse devinrent presque rituels. Le crime ne paie pas ne fut pas un adage adapté à la vie en ville dans les années 1980 : les fortunes foudroyantes furent à nouveau au rendez-vous, avocats véreux et hommes de cocaïne travaillèrent main dans la main et les profits furent au rendez-vous. C’est aussi dans la décennie des années 1980 que le surnommé Papa fit construire sa ferme fortifiée sur Brokeback Hill et monta son réseau d’informations. Dès lors, il devint un passage obligé pour quiconque était en quête de renseignements fiables, moyennant bien sûr une rémunération substantielle. Papa réussit à s’entourer d’hommes de confiance autant que de métier et monta un business dont la prospérité n’a pas démentie depuis lors. C’est également à cette époque qu’on connut la première disparition totale des activités des sympathisants des suprémasistes Blancs. Les différentes ethnies s’étant coalisées et ayant fait orchestré un véritable massacre le 21 février 1986. Du côté de la politique, la situation n'était pas fameuse puisqu'on compta durant cette décennie pas moins de 12 assassinats politiques, 9 suicides, 70 départs pour dépression nerveuse et le bureau républicain recensa 14 365 lettres de menaces. En 1987, on découvrit du pétrole dans la lande entourant la ville de Depra. L’or noir fut exploité raisonnablement, comme le conseillait la politique fédérale. Néanmoins, il devint l’objet d’excessives convoitises qui culminèrent en janvier 1988 lorsqu’une explosion dantesque ravagea la raffinerie et détruisit les équipements d’extraction. Depuis, la raffinerie pétrolière fut laissée à l’abandon et devint un repaire de laissés-pour-compte. Après 1991, l’ambiance à Depra changea légèrement après la chute du bloc de l’Est. Impression de dérèglement du monde, anarchie qui se met en place, invasion subversive des communistes et tutti quanti. Depra vit alors une recrudescence des mouvements racistes et à caractère ethnique. Les quartiers s’embrasèrent, gangstas se livrant à des luttes acharnées contre les latinos pour un bloc de maisons. Au milieu de ce capharnaüm, les Natifs naviguaient entre les politiques véreux, les trop honnêtes agents fédéraux et autres policiers incapables ou zélés. Les citoyens restaient à Depra pour son climat sain, sa nourriture plutôt bonne si on considère les standards américains, la plage, le port et la vue imprenable sur les Rocheuses. Accessoirement pour des salaires qui pouvaient vite atteindre des sommets si l’on entrait dans un réseau et aussi pour son cimetière si accueillant et bien tenu. En 1997, le pasteur Gerald Krimmel fit un sermon mémorable sur la place de la Foi dans le cœur des citoyens. L’Eglise entendit son message et la Foi fut ravivée dans l’âme de ses brebis égarées. Des croix enflammées proliférèrent un peu partout, réminiscences d’une lointaine époque. Les dons au pasteur se firent de plus en plus importants. Les enterrements en grande pompe des gens important devinrent une nouvelle norme pour le prestige social. Tout ceci contribua à la richesse du sieur Krimmel. A titre anecdotique parut en septembre 1999 le livre de Clara Helsberg, citoyenne de Depracity, intitulé L’Argent de la Foi, dénonçant tout ce business autour de la religion. Les obsèques de Miss Helsberg furent célébrées le 25 octobre de la même année, dans la plus grande discrétion. |
|  | | Depracity

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 | Sujet: Re: Histoire de Depracity: des origines à nos jours Ven 28 Déc - 0:35 | |
| Intervalle 07Le beugue de l’an 2000 eut lieu dans la rue. C’est comme si un déchaînement inexplicable de violences avait secoué la ville depuis la base jusqu’au sommet. Personne n’avait vu le coup venir. Et pourtant, tout avait si bien commencé : le 1er janvier 2000 fut inauguré officiellement le Central Business District de Depracity avec ses gratte-ciel tout de verre et d’acier. Ce CBD devait inaugurer l’entrée de Depra dans le circuit international : 50 grandes entreprises devaient y avoir leur siège social. 1er janvier 2000 qui vit officiellement le passage de la population de Depra à 500 000 âmes. Ce triple événement fut fêté comme il se doit et quelques visionnaires, ou personnes complètement irréalistes, croyaient que le nouveau millénaire ouvrait une nouvelle ère pour la cité, une nouvelle chance de devenir la Cité de Dieu sur Terre. Force est de constater qu’ils se sont lourdement trompés. Même les événements du 11/09/01 n’eurent que peu d’impacts face au déchaînement de la « guerre des quartiers » qui secoua la ville pour le contrôle des quartiers défavorisés. Croyant pouvoir tirer profit du déchirement entre les ethnies, la Mafia des Natifs s’immisça dans le circuit et dézingua à tour de bras. S’il y avait un nom qu’on aurait pu donner à ce conflit, cela aurait été sans nul doute : la « guerre des Vaincus ». Personne n’est en effet sorti grandi de ce conflit : les pertes avaient été effarantes, tant chez les Black que chez les latinos ou les Chinois et les Natifs déploraient une perte substantielle de leur force de frappe. La situation se compliqua avec l’intervention du F.B.I. sur ordre de Washington qui crut taper dans la fourmilière en s’attaquant aux cartels de la drogue. Les Colombiens n’apprécièrent guère le geste et le conflit dégénéra à nouveau. L’industrie du porno tomba successivement sous la coupe des suprémasistes, des Natifs, des Colombiens avant de repasser aux Natifs puis finir par fermer ses portes. En 2002 fut nommé au poste de capitaine de la police un certain Valentin Van Evenheim, homme hyper-intègre, digne des Incorruptibles d’Eliot Ness malgré son statut de simple flic. Il s‘évertua à remettre de l’ordre dans la police et l’avenir dira s’il y est parvenu. La situation continua cependant à se dégrader d’autant plus qu’émergèrent de toutes parts les Mafias, de toute nationalité, de toute activité. La tension fut palpable et éclata un soir de juillet 2005. Un an de guerres s’ensuivit au cours de laquelle les quartiers changèrent plusieurs fois de mains, au cours de laquelle les affaires des marchands d’armes prospérèrent au-delà de toute raison. Les Colombiens tombèrent les premiers, puis ce fut le tour des Chinois. Entre les mafias opérèrent quantités de gangs, la plupart du temps, des criminels sans envergure, vivant de rapines et de pillages, exécutés sommairement si pris par les mafiosi, enfermés après procès expéditif dans le pénitencier surpeuplé de Depra. Ce qui était sûr, c’est que la loi du tueur à gages solitaire détenant la vérité au bout de son revolver était obsolète, morte dans les caveaux de la ville. L’heure était aux combats organisés, aux bandes ou aux Mafias. La plupart des politiciens tirèrent honorablement leur épingle du jeu en devenant acteurs de ces jeux de pouvoir. L’année 2007 fut riche en drames et en événements et le Depra Epitaph augmenta son tirage et fit dorénavant paraître des éditions spéciales le mercredi et le dimanche, où la rubrique nécrologique tient un modeste quatre pages. Il regagna bien vite son titre de journal « ayant annoncé le plus de morts par fusillades de ce côté-ci de l’Enfer ». En mai, l’Etat fédéral décida de remettre un agent en poste fixe à Depracity et y nomma l’agent spécial Stanfield. Le 12 août 2007, Samuel Green, parrain de la Mafia des Natifs fut assassiné par William J O’Sullivan. Celui-ci prit alors le contrôle de la seule mafia encore en course à Depracity puisqu’avait absorbé la mafia italienne et quelques gangs de natifs. Lui incombe dorénavant la tâche de faire renaître cette mafia de ces cendres. Le 14 septembre, à deux jours de la fin de son mandat, Samuel Toole, maire de Depracity, fut assassiné. Un homme lui fit le « sourire du diable » (trancher la gorge jusqu’aux oreilles). Après élections à priori pas trop truquées, Leonard Atkins fut élu au poste demaire. La situation actuelle est, il faut le dire, on ne peut plus délicate. Si le calme est revenu dans la ville, c’est plutôt faute de combattants et faute de moyens. La plupart des entreprises ont souffert fortement de ces luttes de pouvoir et le chômage atteint de nouveaux sommets. L'argent est devenu rare. Les cartels de la drogue s’est presque totalement effondré et ne subsistent que quelques grossistes sans envergure. Idem concernant la prostitution. Les gangs sont dispersés mais n’attendent qu’une étincelle pour faire resurgir de vieilles rancœurs et l’éternel cycle de violences semble n’être au ralenti que pour un temps. Mais de nombreuses têtes sont tombées, de nombreux postes sont vacants pour qui aura le courage de les saisir et de se tailler sa place à Depra. La trêve n’a jamais été aussi fragile... Si tant est qu'il s'agisse bien d'une trève. |
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