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John Doe Civil - Pianiste

Nombre de messages: 150 Age: 22 Date d'inscription: 21/12/2007
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 | Sujet: Retour à la case départ Jeu 23 Oct - 23:22 | |
| La Lande [Somewhere Beyond Nothing] Je déguste, c'est le moins qu'on puisse dire. Et pourtant, la douleur semble étrangement lointaine, et s'éloigne à chaque seconde. Je sais que j'ai les yeux grands ouverts, et pourtant je ne vois rien, rien que l'obscurité, et le froid. J'ai l'impression d'être cloué au brancard sur lequel on m'a installé. Des voix autour de moi, lointaines, quelques mots me parviennent, mais il ne sont pas rassurant. Une voix de femme, plutôt inquiète."On est entrain de le perdre docteur..."J'ai résisté à des heures de tortures diverses et variés, sortie de l'imagination de ces brutes cruelles et violentes, tout ça pour ça? Pour crever comme un chien, sur un putain de brancard, comme le citoyen lambda? Hors de question. Je voulais mourir durant les heures de torture, c'est vrai, mais j'avais une bonne raison à ce moment là. Maintenant j'ai une meilleure raison pour rester en vie: me venger. Et pourtant, mon corps ne semble pas d'accord, il a perdu la foi, la vengeance ne lui suffit pas.
Comme une illumination, la forme d'un visage apparaît dans l'obscurité, rayonnant. De longs cheveux roux, un regard d'émeraude, un sourire mystérieux, à la fois mélancolique et malicieux. Des lèvres pulpeuses palpitantes de vie... Etrange. J'avais complètement occulté Sam durant mes longues heures de martyr, et la voilà qui s'impose à mon esprit, sans que je m'y attende. Je vois son visage, aussi réel que si elleétait là, face à moi, me souriant. Et ce sourire, je veux m'y raccrocher, de toute ma force, de tout mon coeur. Difficile de me mentir à moi-même après ça, je l'aime...
Elle me tend sa main, mais chaque à chaque seconde elle semble s'éloigner un peu plus. Hors de question que je la laisse partir. Il faut que je saisisse sa main avant que je sois hors de portée. Mon bras se tend lentement, comme si j'étais écrasé sous des tonnes d'eau. Finalement, j'arrive à sentir le contact chaud sous mes doigts. Soudainement, la prise de Sam se fait plus ferme, et elle me tire en avant.
Je sors de ce cauchemar par une grand inspiration, où je ravale le souffle de vie que j'avais laissé échapper. Mes yeux se rouvre sur les murs d'un couloirs aux murs immaculés de l'hôpital. Cette inspiration m'arrache les poumons au passage, et je sens le goût metallique du sang dans ma bouche. Autour de moi, une infirmière me regarde avec une expression où se mêlent soulagement et répugnance, je suppose que ma tronche doit y être pour quelque chose. Il y a aussi un medecin, les patins d'un défibrilateur dans chaque main, me regardant comme si j'allais me jeter sur lui pour lui arracher un bout de gorge. Rapidement, mon corps meutri se rappel à moi et me force à retomber lourdement sur mon brancard, avec un grognement de douleur.
Je suis revenu... Grâce à elle.
J'espère que j'arriverai à trouver un téléphone pour l'appeler, pour lui dire où je suis. Je ne sais pas encore comment je vais présenter mon état, mais je ne pourrais raisonnablement pas lui dire la vérité. Je crois que ce sera mieux pour l'un comme pour l'autre. Je respire difficilement, et uniquement par la bouche, les rares fois où j'ai essayé de respirer par le nez, il a sifflé et m'a faire quasiment hurler de douleur. Je pense que je vais passer les prochaines 24h sous tranquilisants, le temps qu'on m'opère et qu'on me répare tout ce qui a été cassé. Mais je suis en vie, et je vais me remettre.
Et quand je me serais remis, là ça va vraiment chier! |
|  | | John Doe Civil - Pianiste

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 | Sujet: Re: Retour à la case départ Jeu 20 Nov - 16:04 | |
| Qui aurait pu prévoir que Depracity, foyer des pires crapules des Etats-Unis, puisse abriter un service hospitalier aussi efficace et compétent? En fait, si, ça aurait pu se concevoir dans l'optique où chaque jour apporte son "gros" lot de blessures diverses, plus ou moins grave. On ne vous pose pas de question, on vous soigne le plus rapidement et le plus efficacement possible afin de libérer de la place pour les nouveaux arrivants, c'est presque du travail à la chaîne, j'en viendrais presque à plaindre ces médecins.
Bref, résultat, je me retrouve sur pied seulement deux jours après mon admission, alors que j'étais à moitié, et que je suis même techniquement mort pendant quelques secondes. Je ne suis pas tout à fait remis, j'ai tout de même perdu beaucoup de sang, et plusieurs de mes fractures mettront quelques mois à se refaire, mais au moins je peux marcher, respirer et parler correctement. Je peux même courir un peu, malheureusement pas longtemps et pas très vite, la douleur revient rapidement. Ils m'ont prescrit quelques antalgiques, je pense que ce ne sera pas de trop, certains mouvement me font atrocement mal, et j'ai un peu l'impression d'être un vieux plein d'arthrite.
J'ai récupéré une partie de mes fringues, en fait mes sous-vêtements, mon jean's et mes chaussures, le t-shirt que j'avais a été déchiré quand ils m'ont récupéré. Dommage, je l'aimais bien. Mon pantalon a beau être passé chez le teinturier, pas moyen d'enlever tout le sang qui s'est imprégné dans le tissu, c'est donc foutu pour lui, une fois rentré il passera à la trappe. On m'a prêté une chemise d'infirmier, c'est pas terrible, mais c'est déjà ça. Je vais prendre un taxi pour rentrer, déjà parce que je ne me sens pas de marcher jusqu'à chez moi, mais surtout parce qu'il commence à faire sacrément froid, et je préférerais éviter de choper un rhume dans mon état, les éternuements risqueraient de rouvrir mes points de sutures.
Je passe rapidement à la pharmacie de l'hosto et récupère les antalgiques qu'on m'a prescrit. Et je me dirige vers le hall principal. Après quelques secondes de manche improvisée, j'arrive à me dégoter quelques pièces, que j'insère dans un des téléphones publiques mis à disposition.
Dix minutes plus tard, un taxi s'arrête devant l'hôpital, je monte à bord et direction mon appart...  125 Hellview Street |
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