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 Le bureau du Maire

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Leonard Atkins
Maire


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MessageSujet: Re: Le bureau du Maire   Jeu 13 Mar - 12:01

Sans dire un mot, je fais demi-tour et me penche sur le dossier déposé sur mon bureau. Je l'ouvre et le feuillette rapidement à la recherche du contrat. Une fois celui-ci en main, je m'approche de ma découpeuse et y glisse le papier, qui dans un bruit de papier déchirer se retrouve en lambeaux dans la poubelle.
Je jette un regard à One Shot, sous-entendant clairement "Alors? Satisfait?"...


-Vous êtes libre. Cet entretien est terminé, puisse le Destin vous apporter un avenir meilleur Monsieur One Shot. Maintenant, sortez...

Je ne lui accorde désormais plus aucun regard, me rasseois à mon bureau et ouvre le dossier que je commence à lire avec attention. Il faut encore que je trouve une histoire logique pour que ce dossier ai attérit entre mes mains, une histoire qui m'évitera tout rapprochement avec la maison en feu.
Cela ne va pas être évident, mais je pense pouvoir convaincre certaines personnes...
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Alceo Carigano
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MessageSujet: Re: Le bureau du Maire   Jeu 13 Mar - 18:20

Ben dis donc, quand il termine cash, il termine cash le Maire. Contrat déchiré et en lambeaux. Pas un centimètre carré de papier qui ne soit intact. Sa formule "vous êtes libre" me fait un petit peu tiquer mais j'le comprends. J'viens de lui exploser une bonne paire de principes, faudrait pas trop en demander. Au moment où j'mets la main sur la poignée, j'hésite à m'engager de suite au dehors.

" Merci pour l'entretien. Dernière chose. L'homme est encore en vie. Salement amoché mais en vie. Vous avez votre coupable et votre responsable. "

Pas la peine d'ajouter que l'bonhomme m'a sans doute aperçu. Dans l'état où il est, il ne doit plus se rappeler grand chose. Je salue l'Maire vite fait et m'engage à l'extérieur. Une vibration dans la poche. Un message.

Citation:
Ici O'Sullivan. 21H30 sur les docks.


J'regarde ma montre. 20H13. PUTAIN DE MERDE ! Mais quand est-ce qu'on m'laissera un moment tranquille ! Vu l'temps que j'vais mettre pour rentrer au bercail, m'changer, prendre une douche, m'habiller ça s'ra vite passé. J'espère qu'il a LA bonne raison que j'attends l'vieux. Je remonte la rue tranquillement, sans trop m'presser. Faut bien vivre. Un coup d'bus puis direction mon "foyer".
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Leonard Atkins
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MessageSujet: Re: Le bureau du Maire   Lun 17 Mar - 16:00

La lecture du dossier m'a appris beaucoup sur les dirigeants de cette firme, il constituera une preuve en béton pour la police. Le problème reste pourtant de savoir comment j'aurais pu arriver à posséder un tel dossier...
Je n'ai jamais aimé mentir, mais je viens bien de mentir à cet homme en lui disant qu'il n'aura plus aucun ennui. Un don anonyme... Certes excuse facile, mais invérifiable. Un partisan qui aurait violé la loi de son propre gré pour récupérer ce document. Cela se tient.

Je me lève, un peu ébranlé par les événements. Cela fait beaucoup en quelques jours. Je nesuis pas certain de suivre bien longtemps le rythme, pourtant il le faut! Je ne peux pas abandonner maintenant.
Attrpant ma canne, je me dirige d'un pas très lent vers le bureau de Joëlle, et lui tend le dossier.


-Vous seriez bien aimable de me faire des copies de ce dossier, d'en envoyer une au capitaine de la police, une au siège du FBI à Depracity, ainsi qu'un exemplaire au procureur...
Ensuite, mettez le bien en sureté quelque part, personne ne doit savoir qu'il est ici...


Sans attendre plus, je retourne dans mon bureau et m'approche du minibar, débouchant une bouteille de Glen Fiddish, je m'en verse une bonne dose dans un verre et m'affale sur un fauteuil. Bon sang, j'espère vraiment que cette histoire va s'arrêter là pour le moment...
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Valentin Van Evenheim
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MessageSujet: Re: Le bureau du Maire   Dim 25 Mai - 15:52

La Mondeo se gare devant le bâtiment de la Mairie. Elle ne risque pas grand-chose, à cet endroit-là, surtout depuis la fusillade qu'on m'a rapportée il y a quelques semaines. Le matos dans le coffrene craint donc rien. Je descends, lunettes de soleil sur le nez et observe la grille. Je ne pense pas avoir été suivi, j'y ai fait attention en venant. Tout en sachant que si un pourri tenait à me retrouver, il y parviendrait sans trop de mal. On ne compte pas la flopée de traîtres et d'opportunistes parmi les employés du lieu. Intéressés par cette saloperie de pognon et la promesse d'une non-agression. Et ce sont ces gens sur qui reposent les institutions... Misérable ! Je fourre une main dans l'une des poches de mon pantalon et marche en direction de la porte. Une fois à l'intérieur, je n'adresse de regard à personne, pas même aux rares qui me gratifient d'un "Bonjour, Capitaine". Bande de faux-culs ! Je sais très bien que je ne suis pas très apprécié dans le coin. Je leur donne de la paperasse en plus avec certaines opérations à la limite de légalité et la confiance que m'accorde M. Atkins en fait jalouser plus d'un. Rien à faire. Je monte l'escalier seul, connaissant le chemin par cœur. Une belle bâtisse tout de même. Une fortune en entretient dans le seul but montrer la puissance et la richesse d'une Nation détestable à laquelle nous devons le monde d'aujourd'hui. Ouais ouais, Valentin, pourquoi ne te casses-tu pas de ce pays, si tu ne l'aimes pas ? Pff... Question conne.

Je débouche devant la porte qui garde l'accès du bureau du Maire. Les quelques personnes présentes dans le couloir m'observent. Ils ont l'habitude, mais ils sont toujours interloqués que j'use du passe que m'avait donné M. Atkins pour que je puisse entrer même en son absence. Sans y faire attention, je sors la clé et fais jouer la serrure. En entrant, je balaie la pièce d'un regard circulaire. Le Maire est effectivement sorti. Il a dû recevoir mon message. Il ne devrait plus tarder. Lentement, je m'assure que le bureau est désert. Il a beau être l'un des mieux sécurisé de la ville, on ne peut jamais être certain. Je m'asseois ensuite sur une chaise, patient. Le cas Taylor devrait l'intéresser, le Maire. Et si sa déclaration de guerre au milieu est toujours d'actualité, ma proposition devrait l'être aussi.

Combien de temps a-t-il fallu attendre avant qu'enfin les citoyens se décident à élire un Maire déterminé ?
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Leonard Atkins
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MessageSujet: Re: Le bureau du Maire   Jeu 29 Mai - 22:36

Le voyage de la Galerie Estara jusqu'à la Mairie ne manqua pas de faire faire à mon estomac trois fois le tour du propriétaire. Il faudrait que je dise à Jude de lever un peu le pied, certes c'est bien pratique de traverser la ville en une dizaine de minutes montre en main, mais si je pouvais avoir l'assurance d'arriver entier, et sans rendre mon déjeuner, cela serait encore mieux.

La porte s'ouvrit sur un Jude quelque peu à la mine déjà désolée, il devait déjà s'attendre à des remontrances et il savait comment m'amadouer, à mon plus grand damn d'ailleurs. C'est pour quoi je décide de passer l'éponge pour cette fois, comme à chaque fois.
Les rayons du crépuscules, rouges presque pourpres, éclairent la façade de vieilles pierres de l'édifice, et viennent rebondir sur la baie vitrée qui marque l'emplacement de mon bureau, au premier étage.
J'ai toujours apprécié le lieu, même si je dois admettre qu'il est bien trop grand pour ma vieille carcasse, heureusement qu'ils ont récemment installé un ascenceur pour monter au premier, sans cela, je pense que j'aurais déjà déménager mon bureau au rez-de-chaussée.

Alors que je m'extirpe avec difficulté de la voiture, aidé par le bras serviable de mon chauffeur, je me stabilise sur mes pieds, testant mon équilibre avec ma canne, celle-ci résonne sur les pavés du parvis, et sur les marches de granit qui mène à l'entrée.
Déjà la Mairie s'illumine de son apparât nocturne, chaque lampe s'allumant tour à tour, les derniers citoyens quittent les lieux, alors que les employés ferment tour à tour leur guichet. La fermeture est pour bientôt, les agents de sécurité auront certainement déjà fermés les portes principales quand j'aurais terminé mon entretien avec Van Evenheim, autant prévenir immédaitement Jude, tant qu'il est à portée de voix.


-Attends-moi devant la sortie secondaire, Jude, s'il te plaît.

Alors qu'il opine du chef et met le moteur en route, je me retourne et pénéètre dans le bâtiment. Les conversations des employés emplissent l'immense salle principale, et chaque fonctionnaire croisé me donne droit à un "bonsoir Mr. le Maire".
Je me dépêche d'atteindre l'ascenseur en clopinant, celui-ci m'amène directement devant la porte de mon bureau, à ma gauche, le bureau de Joëlle, encore occupée par sa propriétaire. Elle se lève une fois qu'elle a remarqué ma présence.


-Bonsoir, Monsieur Atkins. Le Capitaine Van Evenheim vous attend dans votre bureau, il a toujours le pass que vous lui avez donné. Vous avez également reçue une invitation de Mademoiselle Sueles, la mania des média, elle attend un réponse pour une entrevue.
Sinon, on demande également votre avis pour trancher entre deux propriétaires, et également plusieurs dossiers pour des demandes d'acquisitions de terrains...


-Très bien, laissez-moi tout ça sur mon bureau, je m'en occuperai à la première heure demain...

Lui réponds-je, l'air plus fatigué que je ne le suis, et un pauvre sourire accorché aux lèvres. Cette petite est vraiment très efficace et très serviable, je me félicite chaque jour de l'avoir embauché. Cela me rappelle également que j'ai un nouvel employé qu'il me faut occuper à quelque chose, ce Javian...
j'aurais certainement tout le temps de lui trouver une occupation à un autre moment, pour l'heure, je pénètre dans mon bureau, et ait le plaisir d'y retrouver Valentin, en pleine observation par ma baie vitrée. Je me dévête et dépose mmon manteau, mes gants et mon chapeau sur le porte-manteau, avant de l'interpeller.


-Ah, Valentin! Vous désiriez me parler, ce me semble?
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Valentin Van Evenheim
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MessageSujet: Re: Le bureau du Maire   Ven 30 Mai - 10:33

J'entends la porte s'animer. Ayant reconnu la silhouette d'Atkins dans le reflet de la vitre, je ne m'en inquiétai pas. Je reste immobile et silencieux, observant le Soleil qui s'apprête à se coucher, fatigué sûrement d'éclairer les hommes et de les regarder s'agiter dans leurs affaires, inconscients pour les uns, spéculateurs pour les autres. Je laisse le Maire s'installer ; il est chez lui, après tout, et il reste mon supérieur, même si ce concept de subordination me laisse pantois... Système à la con !

"En effet, Monsieur le Maire."

Je me retourne, enlève mes mains de mes poches et mes lunettes de mon nez. Je lui fait face, distant de quelques mètres. On oublie les inutiles formules de politesse ; c'est pas pour ça que je suis venu et ce n'est pas ça que le vieil homme attend. Mais il est peut-être encore trop tôt pour entrer dans le vif du sujet...

"Il me semble que votre déclaration de guerre à la pègre est toujours d'actualité ; comment est-ce que cela évolue, vous n'avez pas reçu de menaces, d'intimidations ?"

C'est alors seulement que je remarque que l'homme a l'air fatigué. Il devrait s'asseoir. La politique est une occupation harrassante.
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MessageSujet: Re: Le bureau du Maire   Ven 6 Juin - 22:38

Il évite les formalités d'usages, quel bon petit gars! Dommage qu'il fasse partie, tout comme moi, d'une espèce qui se fait rare dans cette ville: les justes. Lui comme moi n'avons que faire des simagrées dûes à nos rangs, ce que nous voulons, ce sont des résultats, et même si je ne suis plus en âge de me mettre en danger physiquement, je gage qu'il est un homme d'action, tout comme je l'ai été.

Il me rappelle ma déclaration à la presse, me tenant droit, toujours appuyé sur ma canne, je me remémore les mots que j'avais dit au Rédacteur en Chef du Depra Epitaph. Je n'avais jamais voulu présenter cela comme une guerre, car pour moi, ça n'en était pas une. Je me contentait de prévenir les criminels que la ville n'étaient plus à leur merci, et qu'il n'étaient plus dans leurs cordes d'agir au grand jour. Je les forcent à se terrer dans leur trou, à se rabaisser à des exaction plus mesquines, pour finalement les etouffer avec leur propre orgueil.
C'était ça, mon plan. Rendre à la ville un visage présentable, mais pas seulement en surface, je m'attaquait directement aux nerfs du visage, pour qu'il abandonne ce rictus haineux au profit d'un sourire épanoui.
Depracity était une belle ville, mais les tâches de sang qui la maculaient empêchait au monde de voir à quelle point la ville était splendide.

Je m'en veux un peu de ne pas être plus robuste, j'aurais tant voulu accompagner Valentin de ses affaires. Ah, si je n'avait pas eu une sainte horreur des armes, je me serais certainement fait policier.
Alors que je faisait le tour de mon bureau, afin de m'y asseoir, invitant Van Evenheim à s'installer dans le fauteuil en face de moi, je concerntait mon attention sur sa question. Des menaces d'intimidations, pas vraiment, pas directes en tout cas. Comment lui dire que j'avais déjà trempé un orteil dans l'illégalité en étouffant des preuves et en m'entrenant personnellement avec l'assassin du précédent Maire?
Je ne peux me résoudre à me piéger moi-même, Valentin est du bon côté de la loi, il n'hésiterai pas à agir, et je suis loin d'avoir achevé mon travail ici pour croupir déjà en prison. Je n'y ferais qu'on court passage de toute manière, car je doute supporter les conditions de vie carcérale.
Me râclant la gorge, je plonge mon regard dans le sien, quelque chose que je fait rarement, il faut que je sois convaincant, c'est ma seule chance de ne pas éveiller les soupçons.


-Pas de menaces, ni d'intimidations, rien que de l'aide... Anonyme, certes, mais de l'aide quand même. J'avais demandé à ce qu'on vous envoie une copie du dossier concernant une certaine multinationnale qui aurait vraisemblablement commandité le meurtre de Mr. Toole.

J'affiche un sourire satisfait, afin d'en rajouter à mon mensonge.

-Mais je suppose que vous n'êtes pas simplement parce que vous vous inquiétiez de mon intégrité physique et morale. Quelles sont les nouvelles?
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Valentin Van Evenheim
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MessageSujet: Re: Le bureau du Maire   Dim 8 Juin - 16:15

De l'aide ? Se peut-il qu'il y existe toujours à Depracity des gens honnêtes qui prennent le risque de braver la loi de l'Omerta pour la Justice ? Enfin, il faut se méfier de la teneur des témoignages reçus ; la confiance n'est pas une friandise que l'on distribue à n'importe qui. Mais c'est un bon début. Leonard a eu raison de faire cette déclaration. En s'exposant au danger, en prenant le risque d'être assassiné par une organisation qui aurait mal digéré le message, il a dû s'accorder le respect de nombreux citoyens. Mais à ce niveau-là, le danger n'est pas seulement contenu dans le chargeur d'un sniper : la ville entière a les yeux rivés sur lui ; à la moindre gaffe, il s'écroule. Il n'a pas le droit à l'erreur, et il doit le savoir. C'est un homme intelligent, du moins, pas assez bête pour oublier que c'est aujourd'hui plus que jamais qu'il peut plonger. Et sans retour.

J'allais m'asseoir dans le fauteuil qu'il me présentait, pensant sérieusement à lui demander en quoi consistait l'aide qu'il avait reçue, quand quelque chose capta mon attention. Lorsqu'il évoqua Samuel Toole, je m'immobilisais, à mi-chemin avec le cuir du fauteuil, l'oreille tendue. Mais comme le Maire ne donna pas d'autres détails, je m'assis, conscient que mon hésitation n'était pas passée inaperçue. Mais que puis-je cacher au seul homme à qui je confierais ma vie sans réfléchir ?

Je croise les bras et lui adresse un sourire en coin. Deva a dû recevoir le dossier en question. Peut-être que ce que je venais lui apprendre lui est déjà connu... On verra bien. De toute manière, ce n'était pas seulement de Toole dont je voulais lui parler.


- Vos intégrités me sont toutes aussi importantes que les miennes, Monsieur Atkins. Heureux de voir qu'on ne tient pas à vous descendre. Je repasserais par le Commissariat pour que ma secrétaire me remette ce fameux dossier. Il m'intéresse particulièrement ; comme tout ce qui touche à l'affaire Toole.

Bien, je vais lui exposer ce que les Inspecteurs et le Lieutenant m'ont expliqué. Je sens que cette affaire est prête à être bouclée, même si je devine qu'il va falloir faire beaucoup d'efforts pour mettre la main sur tous les éléments. Quand je pense aux conséquences de la résolution de cette enquête... La pègre perdrait de très nombreuses têtes, la population retrouverait confiance dans la police... C'est par là que passe le retour de l'ordre à Depracity, j'en suis sûr !

Je me penche en avant, coudes sur les genoux, et tourne mes mots dans ma tête afin d'être le plus clair possible. Puis, enfin, je me lance :


- Monsieur Atkins, vous êtes peut-être déjà au courant, mais mes hommes ont sûrement retrouvé la trace du tueur de votre prédécesseur.

Voilà : mes hommes m'ont annoncé qu'une tuerie avait eu lieu chez un particulier, nommé Thomas Taylor, quelque part dans Sunrise Mounds. Ce Mr Taylor est actuellement dans un coma incertain, gravement brûlé. Trois cadavres ont été découverts chez lui ; l'un est celui de feu son garde du corps, les deux autres seraient des vigiles employés par un certain Mr Barton, un voisin qui, semble-t-il était depuis un bon moment en conflit avec Mr Taylor. A première vue, il apparâit que les trois hommes se sont entretués, mais les analyses ont révélé qu'il s'agirait dune mise en scène destinée à nous faire croire à un règlement de comptes interne. Jusque là, rien de très exceptionnel. Mais le ou les tueurs responsables de ce massacre ont signé leur forfait : le premier cadavre porte le "Sourire de Diable".

Pause. Je regarde mon interlocuteur, observant sa réaction.
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Leonard Atkins
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MessageSujet: Re: Le bureau du Maire   Jeu 3 Juil - 13:10

[HRP:Et voilà, Atkins is in da place, again!]

Alors que Valentin s'asseoit, sa tirade sur mes intégrités m'arrache un sourire amusé. Bon sang, quel homme de peu de foi fais-je, obligé de mentir au seul homme sur lequel je puisse compter. Si seulement j'avais pu faire autrement, mais ce One Shot ne m'a pas laissé d'autre choix. Cet homme est un malade mental, tuer lui est devenu tellement simple et banal qu'il y prend même plaisir, il finira sous les verrous, et très certainement sur la chaise. J'ai déjà brisé le serment de l'honnêteté aujourd'hui, avec un ami, qui plus est. Je n'ai aucune raison de montrer plus de scrupules à rompre une promesse faîte à un assassin.

Et voilà que Valentin me parle de l'incendie de Sunrise Mounds. J'avais pu apercevoir la colone de fumée noire depuis ma baie vitrée. Encore un coup de One Shot, je lui avais pourtant dit de ne faire aucune victime innocente. Ceux qu'il a tué avaient très certainement une femme, peut-être même des enfants. Il a apparemment semé le doute, mais d'après ce que me dit Van Evenheim, la duperie a été éventée...
Si jamais cet homme tombe vivant entre les mains de la police, je serais bon pour finir mes jours en prison. J'avais à la fois envie de voir ce type griller sur la chaise éléctrique, mais ne pouvait pas me permettre qu'il parle. Mon travail dans cette ville est loin d'être terminé, je suis le seul capable de redresser la situation, Valentin a besoin de moi. Si je tombe, nul doute que le prochain Maire sera beaucoup moins enclin à faire des vagues.
J'ai beau me creuser la tête, je ne vois pas d'autre solution que d'éliminer One Shot avant que la police ne lui tombe dessus... Ou alors... Peut-être bien, mais ça serait risqué.
De toute façon, d'après ce que j'ai vu, One Shot ne se laissera pas attraper facilement, d'autant plus que son identité reste inconnue... J'aurais certainement le temps de me soucier de ça plus tard. Ils ne retrouveront pas de sitôt.

Je reporte mon attention sur les dires de Valentin. Mon expression n'a pas changé, même pendant mes réflexions. Sur un ton neutre, je prend l'air soucieux, sans trop de mal, car j'ai bien des soucis, pas les mêmes certes, mais des soucis au moins aussi importants.


-Ces informations sont à la fois bonnes et mauvaises... Si c'est le même tueur, nul doute qu'il finira par s'intéresser à moi. Surtout quand il comprendra que je veux sa peau.

Puis je tilte sur une de ses phrases en particulier.

-Vous pensez qu'ils seraient plusieurs tueurs?

Si j'arrivais à les orienter vers cette hypothèse, peut-être arriverais-je à me défaire de ce sac de noeuds...
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MessageSujet: Re: Le bureau du Maire   Ven 4 Juil - 21:27

— Je ne sais pas. Il n'y a peut-être eu qu'un seul tueur sur le terrain, et nous avons dans ce cas affaire à un as. Mais de toute évidence, et si je me réfère à cette multinationale que vous avez évoquée, il y a une toile d'araignée derrière lui. Et si nous coupons un à un les fils qui la retiennent, la bête qui l'occupe réagira, soit en s'en prenant aux gêneurs, soit en fuyant. Mais la meilleure stratégie à suivre serait de pouvoir approcher l'animal le plus près possible sans éveiller sa méfiance et de l'écraser avant de détruire son édifice. S'il s'agit de la même multinationale qui a commandité l'assassinat de M. Toole, nous n'aurons pas le droit à l'erreur : les conséquences de cette enquête joueront un grand rôle dans le retour au calme de Depracity.

Hola ! Je m'emballe un peu vite... Comme si tout semblait facile. Infiltrer une multinationale au plus haut échelon demande des garanties, des preuves pour le Procureur, et le risque est énorme. Ce serait au FBI de gérer une affaire d'espionnage de ce type. Même si le FBI est selon moi hors-course depuis longtemps. Je ne pense pas avoir dans mes rangs quelqu'un qui puisse mener à bien une mission comme celle-là... Je ne sais toujours pas si mes officiers sont dignes de confiance... Il faudra quand même enquêter pour découvrir si cette entreprise est bien mêlée à au moins l'un des deux crimes, et si elle en est bien le commanditaire. A partir de ça, on pourrait facilement retrouver tous les acteurs, et faire tomber toute l'organisation. Une victoire pour le Bien... Si la politique ne vient pas encore s'en mêler. "La Loi est la même pour tous, sauf pour ceux qui font marcher notre économie et qui jouent dans le prestige de notre pays". Charmante devise, Oncle Sam !

Je redresse la tête, que j'avais légèrement courbée sans m'en rendre vraiment compte. Leonard n'a toujours pas cillé. Comme lorsqu'il choisit ses mots avec précautions et fait en sorte de ne pas faire de bévue. Quelque chose à cacher ? Fatigue ? Je suppose qu'il a bien reçu des menaces ; le brave homme doit penser que j'ai d'autres choses à faire que de m'en charger. Je vérifierais plus tard. En attendant, j'esquisse un sourire amusé par ma propre réflexion.


— Je crois que je vais un peu vite dans mon raisonnement. J'ai presque tendance à vouloir que ce soit cette fameuse multinationale qui soit à la base de tout ça. Les répercussions qu'aurait le dénouement de cette enquête sur l'opinion publique et la pègre m'ouvrent l'appétit, à tel point que l'envie d'engloutir ces criminels me fait dépasser le cadre actuel de nos recherches. Qu'est-elle exactement, cette multinationale ?
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MessageSujet: Re: Le bureau du Maire   Dim 6 Juil - 9:21

Le portable de Valentin vibre discrètement. Un message vocal :

"Allô, Capitaine? Ici Slater. J'ai besoin de vous immédiatement à Lure Hill. C'est urgent. Très urgent."

A entrendre la voix de Slater qui a l'air un peu inquiet (c'est à dire qu'un homme normalment constitué et ne se prenant pas pour le nouveau rédempteur serait mort d'inquiétude), c'est réellement urgent.

_________________
Inventaire : Desert Eagle


Dieu a dit : "Tu ne tueras point.
Jack répondit : "On parie?"
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MessageSujet: Re: Le bureau du Maire   Lun 7 Juil - 15:36

Mon téléphone vibre encore une fois. C'est peut-être malpoli, mais il faut que je reste joignable à tout moment, dans cette ville à la con. Je m'excuse auprès de Leonard et me lève en sortant mon téléphone de ma poche. Je me dirige vers la baie vitrée et constate qu'un message m'avertit que quelqu'un vient d'appeler sur ma boîte vocale.

J'écoute le message de Slater. Merde... 'Pouvait pas tomber plus mal, celui-là... Qu'est-ce qu'il m'a fait ? J'espère qu'il a pas encore détruit la moitié du comté à la bombe atomique. Je me retourne vers le Maire, visiblement agacé.


- Je suis désolé, Monsieur Atkins. L'un de mes hommes me réclame, et ça a l'air très important. Je vous tiendrais au courant des avancées de cette affaire en temps et en heure. Merci de m'avoir reçu.

Je tends ma main pour serrer la sienne, pestant contre le manque de temps dont nous disposons à chaque fois que nous nous rencontrons. Mais si l'enquête sur l'affaire Toole/Taylor est une réussite, les choses changeront sûrement...

[—> Village de Lure Hill]
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Le bureau du Maire

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