Le temps a passé...
L'enquête de police finit par conclure au suicide du multimillionnaire par coup de feu, provoquant l'écrasement de son avion.
L'enquête révéla l'intervention d'un détective privé, qui déclara avoir été payé en liquide par un homme auquel il n'avait parlé qu'au téléphone, singeant maladroitement un accent italien. Tout concordait avec la version de Madrigal sur la jalousie de John, même le témoignage de son ex-veuve.
Celle-ci accepta le compromis de Madrigal et encaissa les valeurs immobilières de son ex-mari, représentant une énorme somme et le seul investissement de l'homme qui tenait encore la route tandis que Madrigal empochait les millions en actions, les revendait à pertes pour un total de 4,5 millions alors qu'elles en valaient initialement cent fois plus. Ce qui réprésentait tout de même pour elle un bénéfice net.
Elle remboursa toutes ses dettes, celles qu'elle avait contractées pour faire rénover de pied en cap l'Arachnid's pendant son absence et de plus anciennes pour quatre millions de dollars. Elle envoya 450 000$ l'abri dans un compte bancaire; il lui restait 50 000 dollars pour redémarrer son entreprise... *Vrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr....*Madrigal se servit son verre de jus de raisins rouges et bleuets au thé vert et eau minérale sans sucre avant de se diriger vers son meuble à coiffure et maquillage pour être certaine d'être impeccable. À la dernière minute, elle se ravisa et prit un muffin de grains entiers, graines et huile de lin avec des canneberges séchées non sucrées.
Elle avait bientôt rendez-vous avec ses nouveaux employés. Certains étaient arrivés depuis longtemps, comme les portiers, auxquels elle avait fait prendre et payé des cours de gardien de sécurité; ils avaient réussis leurs examens avec succès et impartialité, leur conférant un diplôme suffisant pour obtenir un permis d'arme de fonction.
Les serveuses avaient déjà passé plusieurs entrevues, mais Madrigal était fière de son choix. De très belles femmes, élégantes, séduisantes sans être vulgaires. Visiblement prêtes à tout pour mener une vie de princesse telle que promise par Madrigal et un salaire très intéressant.
Pour la plupart, elles étaient des étrangères, sans familles ou ayant rompu les liens, mais Madrigal s'était assurée leur légalité aux États-Unis.
Elle rajusta sa coiffure en grignotant, se repoudra légèrement le nez et ajouta du noir à ses yeux avant de se lever et d'aller attendre que tous ses employés soient présents avant d'ouvrir la grille, devant son centre de contrôle. Il n'y avait que de là qu'elle pouvait ouvrir la porte, avec une clé magnétique spéciale, différente de celle qui permettait d'ouvrir la porte de la salle de contrôle et les ascenseurs.
Ils furent ponctuels et, tels que demandés, ils se présentaient seuls, sans bagages. Elle leur ouvrit la porte lorsque le compte fut bon, la referma quand ils furent entrés, puis elle prit son ascenseur privé pour descendre à leur rencontre dans le Hall.
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Du meilleur des mondes...

...l'humain est absent
Arme: Saiga-12