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Seamus O'Callaghan Courtier - Mercenaire

Nombre de messages: 81 Date d'inscription: 13/04/2008
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 | Sujet: Salle privée Dim 1 Juin - 20:59 | |
| En provenance du 26 Abibop StreetLe taxi repartit immédiatement après avoir pris les quelques billets, comme s'il sentait que quelque chose n'était pas net dans ce club. Ou en tous cas, ne le serait plus dans quelques temps. Seamus regarda pour la vingtième fois sa montre. Il avait encore le temps. Là se trouvait la première véritable difficulté de la soirée : entrer dans un des clubs les plus branchés de la ville, avec un Glock 17 d'une part et un fusil à canon scié d'autre part. Bien que ces deux éléments constituaient un argument des plus persuasifs en temps normal, braquer le videur ne manquerait pas d'attirer un brin l'attention des gens alentours. L'Irlandais laissa échapper un ricanement dans la nuit, puis se dirigea à grands pas vers l'entrée, afin de jouer l'esbroufe : alors qu'il dépassait crânement la foule indignée, le videur tendit le bras pour l'arrêter. Du moins jusqu'à ce que deux billets de cent dollars apparaissent comme par magie dans les mains du nouveau venu. Le gorille les empocha rapidement, d'un geste expert, puis souhaita une bonne soirée.
Seamus se permit un soupir, tandis que ces yeux s'habituaient à la relative pénombre ambiante du club. Il n'était pas question de s'éterniser ici : un manteau descendant jusqu'aux chevilles encore fermé dans un bar surchauffé ne ferait pas de l'Irlandais le client le moins suspect. Ce que ne manquerait pas de remarquer l'homme pour lequel il était venu. Il traversa la piste de danse, en évitant de se faire rentrer dedans par les légumes surexcités qui se déhanchaient pour oublier la mort qui ne manquerait pas de réclamer son dû d'ici une vingtaine d'année. D'ici quelques secondes, s'ils continuaient à rire comme des greluches. S'accoudant au bar, le natif de l'Eire commanda une Guiness, une vrai, si possible, puis entreprit d'examiner la disposition des lieux, afin de repérer ces fameux salons privés. Ils n'étaient pas nombreux, et malgré l'heure, Seamus put trouver rapidement son homme : seul à sa table, dans le coin le plus sombre du club, il sirotait un liquide non identifié, qui faisait plus penser à une décoction placentaire qu'à un alcool. L'Irlandais se tourna vers le bar pour boire sa Guiness, tout en continuant de surveiller le type grâce aux revêtements métallisés impeccables qui surplombaient les présentoirs de bouteilles. Il remarqua que les toilettes n'étaient pas très éloignés, et surtout qu'elles se trouvaient dans le dos de l'individu. Intéressant. Plusieurs options se présentaient : arriver par derrière, assommer le type puis l'emmener dans les toilettes pour l'interroger, s'assoir à sa table à l'heure dite et jouer le jeu, ou le cribler de plombs et espérer ensuite trouver dans ses affaires de quoi trouver le maillon suivant. La dernière avait évidemment la préférence de Seamus. Mais les risques qu'elle présentaient la rendait purement hypothétique. De plus, grâce aux informations obtenues plus tôt, il aurait de quoi jouer le jeu assez longtemps pour, sinon soutirer des informations, attirer le type dans un endroit...plus calme. Mais comment lui faire passer la pilule du "désolé, il n'a pas pu venir !" ? Aux dires du sous-fifre, il n'était pas du genre à rigoler, et l'organisation serait tout à fait du genre à tirer d'abord et à poser les questions ensuite. Ce qui n'était pas pour déplaire à l'Irlandais, mais pour l'instant, il allait devoir faire marcher sa cervelle. Après avoir fini sa Guiness, il décida de poursuivre sur la lancée grâce à laquelle il était entré dans le club.
Bien avant l'heure dite, Seamus se dirigea d'un pas rapide vers le salon privé où trônait sa nouvelle cible. Cette dernière le repéra rapidement, le suivit d'un œil soupçonneux, puis mit la main à la poche quand il comprit que le type se dirigeait vers lui. L'Irlandais réagit immédiatement : "Vous êtes la Grande Muraille ? Faut qu'on dégage : le Louvre s'est fait plomber, la livraison n'a pas pu avoir lieu et..."Seamus s'assit et se retrouva nez à nez avec un flingue, sensiblement du même calibre que le sien. "T'es qui toi ? Comment tu me connais ? J'tai jamais vu"Le pistolet ne s'éloigna pas d'un pouce. L'Irlandais choisit ses mots avec une extrême précaution :"Je travaillais avec celui que vous appeliez le Louvre, je m'occupais de sa compta en gros. Puis alors qu'on s'occupait de la livraison, les flics ont déboulé de tous les cotés ! Bordel ils sont tous tombés les uns après les autres ! Bertie, Kennefick, Harlson, Will, ...on s'est barré avec Ivan, vous l'appelez le Louvre, avec les chiens au cul...nom de dieu...il a fini par se prendre une bastos dans le dos. Il a réussi à me dire quelques mots, parmi lesquels : Grande Muraille, prévenir, Coconut, livraison, flics...c'est vous le cerveau, moi j'suis à vos ordres maintenant ! Mais faut qu'on se tire ! Les flics vont bien finir par vous trouver eux aussi !" Le type n'avait pas l'air spécialement convaincu, mais Seamus était bien incapable de dire si cet air venait de sa suspicion ou de la "nouvelle" qu'il venait de recevoit. Sûrement les deux. En tous cas, le flingue ne bougea pas d'un millimètre. La main droite de l'Irlandais se dirigeait elle doucement vers la crosse du shotgun. Juste "au cas-où"... _________________ Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
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 | Sujet: Re: Salle privée Lun 2 Juin - 7:32 | |
| Dans le dos de Grande Muraille apparait un homme en noir, genre videur. Il sortait des toilettes et aperçoit le flingue. Bizarrement, ça n'a pas l'air de le déranger et il s'éloigne.
Quant à Grande Muraille, c'est vrai qu'il n'a pas l'air convaincu..."Tu veux dire que Louvres avaient plus d'un maillon qui lui était attaché? Attends, attends, attends : comment ça se fait qu'il ne m'en ai jamais parlé? Ni d'un quelconque associé? Hein? Patrimoine a des règles, alors si j'en crois ce que tu viens de baver, Louvres ne respectait pas les règles et a sauté?" Le flingue bouge un peu, parce que le mec bouge obsetionnellement les mains en parlant."Mais si il a sauté, est-ce que l'ennemi a réussi à s'attacher au maillon suivant, à moi? Peut-être... Et si c'est le cas, qu'est-ce qui me dit que ce n'est pas toi cet ennemi? Tu serais bien un enculé de flicard, hein? Tu bosses pour qui, pour l'ATF? Hein, vas-y, balance : pour qui tu bosse? ATF, FBI? Au dessus?" Putain, ce mec a le cerveau qui tourne à l'adrénaline et à la caféine ou quoi? A ce nivveau, il n'est même plus excité, il est presque fou... Pas étonnant qu'il soit Grande Muraille : comment vous voulez franchirun mec pareil? |
|  | | Seamus O'Callaghan Courtier - Mercenaire

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 | Sujet: Re: Salle privée Mar 3 Juin - 17:15 | |
| "Jésus...il est complètement allumé..."Seamus réfléchit à toute vitesse pour se sortir du pétrin. L'approche au bluff ne semblait pas fonctionner, et il se retrouvait dans un club bondé avec une arme pointée entre les deux yeux, et son propriétaire de plus en plus méfiant et énervé. La main droite toujours sur la crosse du shotgun, il caressait la possibilité d'en user de sous la table, sans le sortir du holster. Mais même en ne pressant qu'une seule des deux détentes, à cette distance la puissance de l'arme serait telle qu'il ne resterait pas grand'chose de la Grande Muraille, quelle que soient les vertus réelles ou supposées de son nom. Un coup de pied dans les bijoux de famille serait le meilleur moyen de lui faire presser la détente dans un spasme de surprise ou de douleur. Il lui restait un moyen : lui prendre son flingue, retourner la situation et gentiment l'inviter à se rendre dans un endroit plus calme.
L'Irlandais leva les mains dans un geste de déni en posant les coudes sur la table : "Oh oh on se calme ! J'y suis pour rien moi ! Il nous est arrivé une tuile, et si les flics vous suivent, c'est pas en m'butant qu'vous vous en sortirez ! Vous leur donnerez une piste et une preuve supplémentaire ! Bon Dieu j'sais bien qu'on nous intime l'ordre de se méfier mais quand même..."De la main gauche lancé à plaine vitesse, Seamus écarta l'arme qui le menaçait, et la droite replongea dans son holster pour en sortir le fusil à canon scié. Les deux tubes métalliques qui vinrent se placer entre ses deux yeux contraignirent la Grande Muraille à se tenir tranquille, sans lâcher son arme. Les clients aux alentours avaient aperçu la scène, et le shotgun, par sa taille, n'échappaient à leurs yeux : la panique se répandit en quelques secondes, et la sécurité du club, si elle existait, ne tarderait pas à intervenir. Il était trop tard pour l'emmener dans un endroit discret pour l'interrogatoire, trop de témoins verraient leurs déplacement dans ce bazar. l'Irlandais allait devoir poser ses questions dans le bruit. Au moins, leur conversation resterait discrète. tenant fermement la main armée du type, Seamus menaça :"Lâche ton arme mon grand....ce serait dommage que t'ailles rejoindre le Louvre si tôt...de plus je ne tiens pas à salir les murs avec ce qu'il resterait de ta boîte crânienne..."Avec un regard de haine, la Grande Muraille laissa tomber son arme à terre. Peut-être en avait-il encore sous le capot, mais Seamus n'avait pas le temps de vérifier :"Je t'expose rapidement la situation : dans deux minutes va déboulet la sécurité du club, si on à d'la chance, ou les flics, si t'as offensé le Seigneur ce matin. Je te donne trente secondes sur cent-vingt pour me donner le nom du maillon du dessus et l'endroit où je peux le trouver. Un coup toute les cinq secondes où j'attendrais."Et pour ponctuer sa phrase, Seamus expédia la crosse du fusil à canon scié dans le nez de la Grande Muraille. La force du coup l'envoya au sol avec sa chaise. Son agresseur en profita pour donner un coup de pied dans le pistolet précédemment lâché, puis s'agenouilla auprès du visage ensanglanté en pointant dessus les deux canons. L'homme les fixa quelques instants, puis cracha au visage de l'Irlandais. Ce dernier répondit par un coup de pied au visage. Pas question de passer par quatre chemins pour obtenir la réponse : les alarmes s'étaient déclenchées, et le temps pressait. Seamus rangea la shotgun, sortit son Glock puis tira dans la jambe de la Grande Muraille. Dommage, le sol était gâté. "Nom de code, endroit où il se cache, et je me retiendrais peut-être de viser plus haut." _________________ Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
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 | Sujet: Re: Salle privée Mer 4 Juin - 16:11 | |
| Le mec tente de camoufler la douleur qu'il ressent mais ses traits sont déformés par la haine et la souffrance."Abruti, je suis Grande Muraille, celui qui empêche les hordes barbares d'entrer dans notre empire! Je suis la maillon qui saut pour sauver le reste de la chaîne, c'est mon contrat! Alors tire, car dans tous les cas, je suis mort." ça sent pas le bluff. Il semble vraiment prêt à mourir. Mais ça ne va peut-être pas arriver... Parce que y'a deux gars en costard noir qui arrivent, le UZI au poing. Vu qu'ils ne tirent pas de suite, c'est qu'ils vont chercher à discuter."Monsieur, le Coconut Palm est heureux de l'honneur de votre venue. Cependant la direction vous rappelle que ce lieu n'est pas un saloon de western et qu'il vaudrait donc mieux laisser votre arme dans son étui et quitter tranquillement l'établissement. Sinon, nous serons obligé de vous aider à retrouver le chemin." Ah, c'est les porte-flingues de la sécu... Ben à voir pour Seamus, mais là, ils sont écartés, trop pour pouvoir butter les deux avant qu'ils ne réagissent. A voir s'il veut prendre le risque de se faire faucher par un des automatiques. |
|  | | Seamus O'Callaghan Courtier - Mercenaire

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 | Sujet: Re: Salle privée Ven 6 Juin - 18:47 | |
| Seamus bloqua quelques instants, le Glock toujours pointé sur le visage de la Grande Muraille. La Mafia. Quel idiot il avait fait : penser qu'un commerce pouvait être indépendant...et seule la Mafia pouvait payer un tel équipement pour ses équipes de sécurité, ces dernières n'étant pas souvent constituées de manchots. L'Irlandais rangea lentement son arme dans son holster sur la poitrine, puis releva sans ménagement le type au sol, avant de le placer devant lui, entre les deux molosses :"Effectivement messieurs, je vous prie de bien vouloir m'excuser...mon collègue de travail a eu la mauvaise idée d'insulter un membre de ma famille, et je suis sûr que vous pouvez comprendre mon emportement...pourriez-vous nous reconduire à la porte ?"Les gardes aux Uzi's se regardèrent quelques instants, puis acquiescèrent. Seamus saisit le haut du bras de la Grande Muraille tandis qu'on les emmenaient vers l'entrée du Coconut. Le message était clair :"Fais une seule connerie, et les deux qui nous entourent se feront un plaisir de t'abattre à ma place."Quelques clients paniqués heurtèrent le quator plutôt atypique, mais ce dernier parvint sans encombre à l'entrée du club. Les molosses laissèrent cette fois tomber toute forme de politesse, en indiquant de leurs armes le chemin à suivre pour se retrouver hors de leur vue. Seamus se plaça derrière la Grande Muraille, puis mit la main sur la crosse de son shotgun, avant de fouiller le type de l'autre main. Aucune aspérité suspecte. L'Irlandais ordonna : "Avance. Un faux mouvement, et chaîne ou pas, je te fais sauter le crâne : j'ai déjà eu le Louvre, et le reste ne constitue qu'un bonus pour moi, tu sais, une façon d'arrondir les fins de mois..."Il n'était pas si éloigné du mensonge que ça. Mais décapiter l'organisation rivale du Consortium constituait plus qu'un "bonus". Ils se mirent en marche, la main droite de l'Irlandais toujours posée sur la crosse du fusil à canon scié. La Grande Muraille marchait difficilement, cause de sa blessure à la jambe, et il perdait de plus en plus de sang. Il fallait faire vite, avant qu'il ne claque entre les main de son "interrogateur". La file d'attente du Coconut observa les deux hommes d'un air plutôt méfiant et intrigué, puis ceux-ci la dépassèrent, se dirigeant vers un quartier un peu plus loin. Il était plutôt bien éclairé, mais pour l'instant désert. L'agitation devant le club fournissait une couverture sonore des plus appréciables. Seamus donna un coup de pied dans le dos de la Grande Muraille, qui trébucha sur le trottoir et tomba au sol. L'Irlandais sortit le shotgun, puis le pointa de nouveau sur sa cible :"Exposé de la situation : tu t'es pris une balle dans la jambe, ce qui rendra ta fuite quelque peu laborieuse, tu as un fusil à canon scié qui te regarde méchamment, un type un chouïa énervé qui le tient, et le même type a besoin d'information que tu vas t'empresser de lui révéler, avant qu'il ne passe ses nerfs sur ta personne." La Grande Muraille eut un petit rictus de défi. Du moins jusqu'à ce qu'un pied botté ne vint atterrir en plein visage. Il cracha du sang sur le goudron de la route. Seamus s'agenouilla, et saisit le type par les cheveux pour le rapprocher des deux canons juxtaposés : "C'est bien, tu es très courageux. Cependant, si tu meurs, il me restera tout de même une petite chance de retrouver ceux du dessus. Oh certes j'y passerais plusieurs mois, mais ce qui sera une gêne pour moi sera définitif pour toi, si tu vois de quoi je parle..."Le fusil à canon scié à quelques centimètres du visage de l'homme traduisait en effet assez bien le discours de l'Irlandais. Se dernier reprit, en levant les yeux au ciel, faisant mine de réfléchir : "Ah mais non, je n'aurais pas à chercher, juste à attendre que le réseau se reconstitue : mes indics surveillent le tout, et puis dès que tu es remplacé, la fête reprend ! Jésus j'espère qu'il ne sera pas aussi coriace que toi...en parlant de ça, qu'est-ce que ça fait de crever pour des types qui n'en n'ont strictement rien à foutre de toi ? des types pour lesquels tu ne représente qu'un nom de code sur un bout de papier, et des billets verts à distribuer à la fin du mois ? des pourris qui te balanceraient aux flics au premier ennui venu ? qui n'hésiteraient pas à te supprimer pour protéger leurs petits culs bien au chaud grâce à tes services ?"Pas sûr que ça marche. Au pire, il aurait d'autres moyens, plus conventionnels de le faire parler. Ce qu'il y avait de bien avec les coups de crosse, c'est qu'on ne tombait jamais en panne de munitions. _________________ Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
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 | Sujet: Re: Salle privée Dim 8 Juin - 17:14 | |
| La muraille commence à se lézarder, si je puis me permettre... L'homme sent qu'il va mourir. Il sait qu'il va mourir. S'il balance l'info, il se fera descendre pour éviter qu'il ne prévienne ses supérieurs. S'il se tait, il meure. Et si il parle et qu'il est épargné, Patrimoine le retrouvera un jour où l'autre. Si c'était la police, il négocierait. Mais contre un tueur, il n'a rien a espéré...
Le tout est de trouver une solution pour sortir son cul de là, parce que jouer le héros, ça va, mais les blessures et les coups, ça fait réfléchir."Tu vas me buter. Dans tous les cas. Si je parle, tu me butes, et même si tu ne me butes pas, tu m'abandonnes sur place dans l'impossibilité de fuir la colère de mes supérieurs. Si je me tais, tu me butes aussi. Et dans tous les cas, Patrimoine s'en sortira, il trouvera qui a brisé la chaîne et il se vengera. Dans tous les cas, toi et moi sommes perdant." ça ressemble à de la négociation : ça en a le ton, les non-dits et supposés, mais est-ce réellement de la négociation? |
|  | | Seamus O'Callaghan Courtier - Mercenaire

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 | Sujet: Re: Salle privée Dim 8 Juin - 18:11 | |
| Bon, il était lucide, pas comme celui du dessous, le Louvre...Seamus s'autorisa un sourire. Inutile de lui cacher la vérité :"Eh oui, tu vas mourir. Tu as bien résumé tes options, et quoi qu'il arrive, tu y passeras. Maintenant, le seul choix qu'il te reste, c'est d'en finir plus ou moins douloureusement. Quant à moi...je n'ai pas l'intention de laisser le temps à ton "Patrimoine" de se mettre à ma recherche. Un cadavre donne rarement des ordres."L'Irlandais se redressa, en pointa toujours son arme sur le type au sol. La rue était toujours déserte, une certaine agitation remuait toujours le Coconut et ses environs, mais rien de dangereux. Pour l'instant. Maintenant, s'il s'attardait trop...si la Grande Muraille continuait à ne pas déserrer les dents...Seamus expédia un nouveau coup de pied dans l'estomac de sa cible. Les gémissements résonnèrent dans le quartier. L'homme déambulait lentement autour du corps prostré, mais toujours muet, si n'étaient les cris de douleurs. Le sang continuait de s'écouler par la blessure à la jambe, et bientôt, la Grande Muraille pourrait perdre connaissance. L'Irlandais faisait remuer son fusil à canon scié dans la main droite. L'impatience le gagnait. S'il prenait trop de temps à "interroger" le type, l'organisation pourrait se douter d'un problème, et agir en conséquence, pour brouiller les pistes, ou s'occuper du désagrément. Il fallait passer à la vitesse supérieure : la crosse du fusil vint de nouveau s'abattre sur la tempe de la Grande Muraille, puis un deuxième, puis un troisième coups. Le talon gauche frappa au niveau des pommettes. Un peu plus, et la victime pourrait claquer."Maintenant, tu vas parler : qui est le mec au-dessus de toi ? Où puis-je le trouver ?" Seamus s'était de nouveau agenouillé, le visage non loin de celui de la Grande Muraille. Lentement, il fit remonter son shotgun au niveau du visage du type. Les tubes juxtaposés regardaient droit dans les yeux l'homme au sol. Du pouce, l'Irlandais arma le double chien. Un bref coup d'oeil en arrière l'informa que la rue restait calme. S'il ne parlait toujours pas, Seamus n'aurait d'autre choix que de décharger son fusil en direction de la Grande Muraille, et il devrait compter sur la chance pour repérer la piste suivante. Il avait sûrement des papiers ou autres documents qui pourrait aider l'Irlandais. Mouais. Il fallait mieux pour tout le monde qu'il parle. Du moins, sauf pour l'organisation rivale du Consortium. _________________ Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
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|  | | Maître du jeu

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 | Sujet: Re: Salle privée Dim 8 Juin - 19:18 | |
| La montre de Grande Muraille sonne. Malgré les deux tubes qui le regardent dans les yeux, Grande muraille ne peut s'empêcher de sourire. Il tousse un peu, il est complêtement sonné, mais il a prit sa décision. Les secondes s'égrennent, la montre sonne une seconde fois."Vous avez perdu. Le rendez-vous avec Louvre devrait être terminé et j'aurais déjà du faire mon rapport. Le maillon a cassé, la chaîne s'éloigne, Patrimoine est sauvé. Quitte à crever, je crève avec mon honneur." Grande Muraille laisse retomber sa tête en arrière. Avec ce qu'il a prit dans la tempe, ses sens sont totalement endormis, il ne souffre plus, il sait qu'il va partir en paix avec lui-même, à défaut de l'être avec Dieu. |
|  | | Seamus O'Callaghan Courtier - Mercenaire

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 | Sujet: Re: Salle privée Dim 8 Juin - 19:34 | |
| L'Irlandais serrait les dents. Oh non il n'échouerait pas. Il rengaina son shotgun, puis sortit son Glock. Après un rapide signe de croix, il tira deux balles dans le crâne de l'homme déjà inanimé. En rangeant son arme dans sa poche intérieure, Seamus observa les alentours. Personne. Bien. Il serait tranquille pour ce qu'il avait à faire. Il se mit à fouiller les poches du cadavre, jusqu'à tomber sur ce qu'il voulait : le téléphone portable de la Grande Muraille. Il ne devait pas faire ses rapports par lettre, et nul doute qu'un contact par portables devait exister. Seamus parcourra la liste de numéro et de noms. Le Louvre lui avait dit plus tôt dans la soirée qu'il avait rendez-vous une fois par semaine avec le détenteur du téléphone, et ce dernier avait selon ses dernières paroles un rapport sur la rencontre à faire. L'Irlandais pianota, jusqu'à se retrouver dans le menu des appels passés. Il remonta jusqu'à la semaine dernière. A 01h05, un appel avait été passé. La respiration de Seamus s'accéléra, puis il enfonça la touche verte avec le numéro sélectionné.
La tonalité se fit entendre une, deux, trois fois. Enfin un grésillement signalant la prise de communication parvint aux oreilles de l'Irlandais :"Ouais ?""C'est la Grande Muraille...on a un gros problème...la livraison n'a pas pu se faire...je ne peux pas en dire plus...par sécurité...je sais que ça déroge au protocole, mais il faudrait qu'on se voit, dans un endroit...tranquille disons, pour éviter certains désagréments qui nous mettent en danger...tout le groupe..."Un coup de poker. Si ça ne marchait pas, au moins il avait ce numéro. _________________ Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
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 | Sujet: Re: Salle privée Dim 8 Juin - 21:27 | |
| Ah ouais, ça se tente. Le mec en fasse met une seconde pour répondre puis d'une manière presque neutre, il répond."Bien reçu. Rendez vous en face du Tangier dans une demie-heure. Les Conservateurs voudront certainement te rencontrer, Grande Muraille. Je pense que j'envairai les Guerriers du Tombeau de Shi Huang pour vous escorter." L'interlocuteur raccroche. Là, ça va être difficile... Parce que les guerrier de terre de Xian sont connus, notemment pour être des centaines. Il n'y a plus qu'à espérer qu'ils ne soient pas aussi nombreux en vrai... |
|  | | Seamus O'Callaghan Courtier - Mercenaire

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 | Sujet: Re: Salle privée Lun 9 Juin - 21:14 | |
| Seamus raccrocha. Bon, ça ne s'annonçait pas si mal. Du moins jusqu'à ce que le type face mention des "gardes du corps" qu'il devait rencontrer. Et interroger le maillon suivant de la chaîne en plein milieu d'une bande de bipèdes surexcités et équipés d'armes automatiques relevait plutôt de l'utopie destructrice que d'une éventualité dans un avenir proche. Il lui faudrait trouver autre chose. Le cadavre de la Grande Muraille le dévisageait de ses yeux vitreux, sans délivrer aucun conseil pour la soirée qui risquait de se poursuivre dans le sang. Mouais. Seamus sortit son Glock et le fusil à canon scié, une arme dans chaque main. Il les contempla quelques instants. Au magasin, les cousins Domingez avaient mentionné le fait de pouvoir l'aider pendant la mission. Seulement, même s'il disposait désormais d'un portable, par la sainte grâce de la Grande Muraille, il n'avait pas le numéro du magasin...un rictus vint déformer les traits de l'Irlandais quand il imagina son cadavre gisant dans une mare de sang, tout ça parce qu'il n'avait pas pensé à prendre un numéro de téléphone...Il allait devoir s'en occuper tout seul...à moins que...le délai d'une demi-heure lui laissait peut-être le temps de passer près des égouts pour demander un peu d'aide, ou du moins pour s'équiper convenablement...La soirée s'annonçait chaude...
Seamus rangea ses deux armes, puis entreprit de cacher un minimum le corps de la Grande Muraille, qui avait fini par céder, même par-delà la mort. Ca faisait classe, pour sa pub : "L'Irlandais, capable de faire parler tout le monde, même les morts"...S'il voyait le matin se lever en un seul morceau, il faudrait qu'il y songe. Le corps caché dans dans une benne à ordure, puis soigneusement recouvert d'ordures diverses et variées, Seamus se prépara à reprendre la route. Les mains dans la poche, le visage baissé, il reprit la direction du Coconut. Les gens s'étaient calmés, et la file d'attente avait retrouvé une certaine importance. L'Irlandais héla un taxi, qui vint s'arrêter juste devant lui. Il ouvrit la porte et s'engouffra dans l'ouverture, avant de s'installer sur les sièges miteux. Au chauffeur qui lui demandait la route à suivre, Seamus répondit en donnant l'adresse des environs des anciennes sorties d'égouts, et put voir une certaine incompréhension prendre naissance sur le visage du type. Pourtant, la voiture démarra et s'enfonça dans la nuit...
Durant le trajet, l'Irlandais vérifiait machinalement ses deux armes. Ses quelques chargeurs pour son pistolet seraient suffisant pour ce qu'il l'attendait. Il ne comptait pas sur son Glock seul pour dessouder toute une bande d'allumés de la gâchette. Le flingue retrouva sa place sous le manteau de cuir. L'autre arme serait sûrement plus utile, et plus efficace. Le fusil à canon scié pourrait déchirer tout ce qui se trouverait à moins de vingt mètres du tireur, le seul problème étant qu'à moins de vingt mètres, les chances de survie de ce dernier étaient déjà fortement limitées. Seamus inclina le double-canon, vérifia les deux cartouches chargées, remonta le mécanisme d'un mouvement sec de poignet, enclencha, puis remit les chiens à leurs position de départ. L'Irlandais intercepta une paire d'yeux effrayés dans le rétroviseur. Le chauffeur de taxi ne semblait pas à son aise en transportant ce qu'il devait prendre pour un mafieux, qui plus est quand ce dernier vérifiait ses armes sans gêne durant le trajet. Le shotgun vint de nouveau se coller contre la cuisse de Seamus, puis ce dernier remit un pan de son long manteau par dessus.
D'ici quelques minutes, il arriverait au magasin de Carlos Domingez, et la permission qu'il avait de s'équiper pour la mission améliorerait considérablement ses chances de survie pour cette nuit.Retour chez Carlos Domingez... _________________ Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
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