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Erato Andolini-Perron Directrice de la Galerie Estaras

Nombre de messages: 17 Date d'inscription: 28/04/2008
 | Sujet: Re: Le Bar Mar 11 Nov - 2:25 | |
| Quelques tables plus loin, je remarque un homme, la cinquantaine bien amorçée, sapé comme le pape, accompagné de deux gorilles.Bingo.
Un autre homme les rejoint bientôt, s'ensuit une discussion que j'imagine des plus courtoises. Forcément, il y a du monde et je vais devoir attendre mon tour.De toute façon, c'est juste une prise de contact. Le mieux, c'est qu'on se voit à la galerie. Ou ailleurs, si les oeuvres d'art le font flipper. L'intérêt est qu'il comprenne l'aspect utilitaire de certaines oeuvres. Pour l'inauguration, il avait envoyé sa maîtresse.Tiens, ça me fait penser que je ne l'ai plus recroisée depuis.
Je reporte mon attention sur l'homme au cigare en face de moi, ébauchant un sourire de satisfaction. |
|  | | Alceo Carigano Mercenaire

Nombre de messages: 261 Localisation: Friches industrielles Âge RP:: 27 ans Date d'inscription: 21/10/2006
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 | Sujet: Re: Le Bar Mer 12 Nov - 21:28 | |
| Je souris légèrement à la remarque du Parrain. Ca m'rappelle un film ce qu'il dit ... J'vais la jouer autrement plus classe que ce qu'il vient de me raconter. Lui montrer que je sais aussi jouer de cette notion de service à rendre et de "couteau sous la gorge". Il m'en doit une, et plutôt une belle. Donc, d'ici à ce qu'il paie sa dette, je suis plutôt tranquille dans le milieu underground. " Sachez que ce jour ne viendra peut-être jamais où j'aurais besoin de votre service. En attendant, prenez cela comme un cadeau. " C'est sur ces mots que je me lève tranquillement, bien droit. Je le salue de la tête ainsi que ses comparses. J'me demande pourquoi il ressent autant le besoin d'en imposer et j'me demande s'il est pas au courant qu'il produit sans doute l'effet inverse que celui qu'il recherche. M'enfin bon, c'est pas mes oignons. Tant qu'il a sa dette à m'recarrer, il pourra m'être utile, donc ce genre de considérations oiseuses, j'les garde pour ma gueule. D'autant plus qu'on est en Amérique ici et que les gens jugent plus à la gueule et à la quantité de dollars que tu peux brûler en une soirée plutôt qu'à la sobriété des affaires. Donc ouais, ça s'comprend son attitude. Pas pour ça que j'partage. " Eh bien, profitez bien de la soirée. " J'arrive à peine à m'faire entendre tant le brouhaha m'pête les oreilles. Et puis, j'vois bien qu'il profite pas l'vieux. On s'croirait revenu genre des siècles en arrière en Europe, lorsque les pontes se sentaient obliger de s'faire voir à l'opéra. D'la merde tout ça. A quoi bon rester si l'on ne profite de rien, il sera toujours temps de faire des affaires, ... Ailleurs. J'vois à c'moment-là une nénette avec un masque sur la gueule rejoindre un type qui pue l'rital à plein nez. Pas l'genre de ritalo-ricain qui veut en montrer à tout l'monde. Nan, lui ... Ca suinte vraiment l'pays. Et la vache, j'me surprends à l'envier c'connard quand j'vois la belle plante à côté ... Sam est toujours avec son bellâtre au bar. J'me fonds dans la foule, essayer d'aller retrouver ma place, non loin de là où la scène se confond avec le bar. |
|  | | Sam Curtis Outlaw

Nombre de messages: 229 Age: 22 Localisation: Downtown > 379 Jackson Drive Âge RP:: 31 ans Date d'inscription: 28/12/2007
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 | Sujet: Re: Le Bar Mar 18 Nov - 9:17 | |
| Je regarde One Shot du coin de l'oeil, il a fini de bavarder avec le Parrain, peut-être que c'était juste du blabla de courtoisie et qu'ils ne sont pas en train comploter contre moi. Je deviens vraiment trop parano et le stress de cette grossesse n'arrange rien. Je fais valser mes craintes, les enfouissant en moi et repose de nouveau le regard sur l'homme.
Plongée que j'étais dans mes pensées, j'ai à peine entendu sa première phrase et je me réveille pile au moment où il me dit comment il s'appelle et ce qu'il fait. Militant, y'a que ça que je retiens. C'est pas une nouvelle ni totalement bonne, ni totalement mauvaise. D'un côté, un gus dans la politique c'est toujours utile, d'un autre il n'est pas encore assez bien placé pour que je puisse l'utiliser.
Bah... ça pourrait se développer, en général dans ce milieu on monte aussi vite qu'on descend et les têtes changent à une vitesse hallucinante."- Peut-être plus tard pour le verre... vous avez déjà des projets politiques, Alexander ?"Je l'appelle par son prénom, ça me semble plus approprié dans cette ambiance et puis ça fait un moment que je n'ai pas appelé quelqu'un par son nom. |
|  | | Alexander Javian

Nombre de messages: 50 Age: 34 Localisation: En marche vers la gloire Âge RP:: 33 ans Citation favorite:: "La seule manière de réussir, c'est de s'adapter, trahir et s'enrichir" [A. Javian] Date d'inscription: 05/01/2008
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 | Sujet: Re: Le Bar Mer 19 Nov - 16:31 | |
| Ah ! On commence à aborder l'important ! Elle progresse vite en familiarités, celle-là, en tout cas... Pas plus mal. Ça n'en sera que mieux au moment du passage devant l'urne. A moi d'en tirer profit."En effet, oui. Je suis dans l'opposition. Le Maire fait un travail épouvantable que personne ne peut accepter. J'ai comme objectif de prouver qu'il est lié à des affaires illégales et que sa soi-disante croisade contre le mal n'est qu'une couverture. Il faut quelqu'un de compétent et d'intègre, à sa place, et sans prétention, je pense mieux valoir que lui. Pour l'instant, mon nom n'est pas très répandu ; mais quand viendront les élections, cela changera, vous verrez." Et ça changera fort, d'ailleurs, hé hé ! Je commande un autre verre — de la même chose, dis-je négligemment, plus intéressé par mon interlocutrice que par le contenu de mon verre. Hé hé. Néanmoins, je dois faire gaffe à ne pas l'emmerder avec des discours trop politiques... J'vais y aller mollo. D'abord, dévier le sujet pour y revenir ensuite."Mais vous-même ? Que faites-vous donc de votre vie ? Je suis sûr que vous n'occupez pas vos journées à des choses inintéressantes, n'est-ce pas ?" |
|  | | Valentin Van Evenheim Capitaine de Police

Nombre de messages: 109 Localisation: Quelque part, entre une Balance et un flingue... Âge RP:: 43 ans Citation favorite:: "Chacun de nous décide de ce qu'est la Justice" T. Ohba Date d'inscription: 27/10/2007
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 | Sujet: Re: Le Bar Ven 21 Nov - 20:06 | |
| Je m'enfonce dans les entrailles de l'Arachnid's, le visage inexpressif. Madame Volen a l'air de s'être plutôt bien remise de ses derniers déboires... Mais, sa fortune considérée, ç'a dû être plus facile que je ne le pense. Fortune mal acquise, dit la rumeur. Quand mon projet anti-Parrain aura débuté, si l'agent de la NSA se montre digne de confiance, je me pencherais de plus près sur son cas. Et cette fois, dans la plus grande discrétion, pour ne pas que de grosses huiles cherchent à m'évincer. Cette femme m'apparait comme toute aussi dangereuse que l'animal dont elle a fait son surnom... La Veuve Noire... Au premier sens du terme.
Pour l'heure, je me contenterais d'observer. Ma présence dans ce genre de soirée est toujours réclamée, surtout lorsqu'il s'agit de réouvertures qui font du bruit. Bien que je préfèrerais être ailleurs, en ce moment ; dans un endroit moins mondain... Et en parlant de bruit, je vais être servi ici : à peine débouché dans la salle que mes tympans sifflent déjà ! Sourcils froncés, j'entre. Aucun changement niveau déco. Musique et ambiance très... adaptée, pour le lieu et la fête... Halloween, encore une de ces machines à fric... Mais qu'est-ce que je serais mieux, ailleurs, moi !
Je sers des mains tout en marchant, des mains fortes, velues et souples, appartenant probablement à des gens qui tiennent à me saluer, mais dont je ne connais ni le nom ni l'occupation, et que j'aurais oublié en sortant. Certains engagent carrément la conversation, certains que leur vie va m'intéresser. Oui, c'est une très bonne soirée. Bien sûr, Madame Volen est très surprenante. Je trouve également que la musique devrait être un peu moins forte, peut-être. Et les danseuses plus habillées. Je vais bien, merci. Non, Monsieur, la chasse au crime irait bien plus vite si je pouvais échapper à ce genre de soirées. Mais assurément, Monsieur Atkins fait un excellent travail. C'est cela, je vous verrais sûrement à l'Eglise...
Tss... J'arrive tant bien que mal à me débarrasser des mondains qui peuplent le fond de la salle, et malgré moi, j'avance vers la scène, là où j'espère, on m'abordera moins. J'aimerais bien voir Leonard ici ; il s'ennuierait autant que moi, mais ça serait bon pour lui : la dernière édition de l'Epitaph ne lui fait pas cadeaux... Je délaisse la scène où rien d'intéressant ne se passe, mais j'évite de le faire savoir à la foule de glands qui semblent absolument hypnotisés par si peu de choses. Bon, quoi faire, en attendant ? Aller boire un verre ?
Seigneur, que ça va être long... |
|  | | William J O'Sullivan Parrain de la Mafia

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 | Sujet: Re: Le Bar Ven 21 Nov - 21:12 | |
| Alors que One-Shot quitte ma table, je vois apparaitre un poisson qui me plait. Le genre que je voudrais bien me mettre dans la poche. Alors, lorsque le capitaine pose un moment son regard sur moi, je lève mon verre pour le saluer. Soit il est corruptible et il va venir renifler l'os que je lui tend, soit il est intègre. Alors, le plus sûr, c'est qu'il m'ignore.
Mon but est d'attirer son attention. Peut-être qu'il va m'ignorer. Même s'il est intéressé. Trop de monde, trop de risque pour sa carrière.
Un de mes hommes s'écarte pour partir aux chiottes... Putain, ils devraient quand même éviter d'abuser comme ça, ça fait pas très longtemps qu'on est là, et ils en sont déjà à trois bières. Certes, c'est cette merde américaine sans goût et peu d'alcool, mais quand même... |
|  | | Valentin Van Evenheim Capitaine de Police

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 | Sujet: Re: Le Bar Sam 22 Nov - 13:02 | |
| Oh, merde à chiottes...
Je voulais voir Leonard, et voilà qui je trouve... C'est Vous, ça, non ? Je dois dire que Vous ne me facilitez pas la tâche, de temps à autres... Je fixe O'Sullivan pendant qu'il me présente son verre. J'en ai rien à faire, de ce que tu bois, crétin. Tu peux me narguer, un jour, tu finiras bien par regretter. Je ne le lâche du regard que pour suivre son gorille qui s'en va. Finalement, j'allais passer mon chemin et l'oublier, mais en regardant son sbire filer, je repère quelques visages tournés vers moi... Merde ! Des badauds inquiets mais qui apprécient les situations sanglantes ; il n'y en avait pas beaucoup, trois ou quatre, mais cela suffisait... Ils n'ont qu'à savoir que le vieux volumineux assis là-bas est le Parrain de la mafia depracitienne pour qu'ils aillent colporter le fait que le Capitaine de la police du comté chie dans son froc en le voyant... Ah ! comme si on avait besoin de ça en ce moment ! Les gens vont commencer à ne plus avoir confiance en leur Maire, qu'est-ce que ça va être s'il en est de même pour leur Capitaine... Requin va me bouffer... Bon...
Je prends une profonde inspiration et, une main dans la poche, me dirige vers celui que je soupçonne fort d'être le remplaçant de Green. On va vérifier ça. Mon Ruger est dans mon holster et un simple mouvement du bras me suffira pour le sortir. Je compte deux gorilles, plus celui qui vient de les quitter. J'en rajoute deux autres, à tout hasard. D'une certaine manière, ouvrir le feu ici tournerait au massacre et compromettrait tout le monde. Et ce n'est pas dans les projets immédiats de Madame Volen, je suppose.
"C'est une bonne soirée, ne trouvez-vous pas, Monsieur O'Sullivan ? Idéal pour s'amuser et oublier les ennuis du quotidien." Très bateau. Mais j'espère que les visages se sont tournés, à présent.
En fait, je n'y crois pas... |
|  | | William J O'Sullivan Parrain de la Mafia

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 | Sujet: Re: Le Bar Dim 23 Nov - 9:59 | |
| Alors le poisson mord à l'appat. Il se dirige vers moi et attaque avec une phrase tout ce qu'il y a de plus idoine, c'est à dire un truc neutre doit il ne pense peut-être pas le moindre mot. Mais peut-être que si.
Aussi je garde un sourire que je veux confiant."Je me doute qu'avec votre poste, vos problèmes soient nombreux. Asseyez vous donc, peut-être pourrons nous essayer d'en régler certains." La proposition est posée. Monsieur Van Evenheim va-t-il choisir de voir ce que la mafia a à lui proposer. Ou va-t-il choisir de cesser de prendre des risques et ne pas vouloir passer pour un pourri aux yeux de la demie-douzaine de badauds qui regardent. A moins qu'il ne tente d'avoir une info qui me gênerait. Faut quand même que je fasse gaffe. Tout le monde n'est pas allécher par la masse d'argent que je peux agiter devant leur nez. Ou devant les avantages que je peux leur fournir. |
|  | | Valentin Van Evenheim Capitaine de Police

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 | Sujet: Re: Le Bar Dim 23 Nov - 10:42 | |
| Allons bon ! Tu crois qu'on va peut-être réussir à sympathiser parce que je suis venu te dire bonjour ? Non non, mon couillon, jamais je ne m'assierai à ta table ! Cette proposition est naze ; tu n'as pas la classe de Green. Lui au moins, quand il voulait corrompre quelqu'un, il sortait immédiatement les arguments et ne s'encombraient pas de sous-entendus hypocrites et lâches. Je ne réponds pas à ton sourire charmeur, je garde la même expression froide."Vous n'avez pas l'air d'imaginer la difficulté de lutter contre le crime, dans cette ville. Les malfrats sont partout, du bidonville jusque dans les grandes villas. J'emploie une grande énergie à les piétiner ; ils me donnent du fil à retordre, certes ; parfois, ils croient pouvoir me faire dévier de ma mission au moyen de je ne sais quels biens matériels inutiles, ou pensent même m'avoir battu, cela arrive ! Mais quelque soit leur puissance, leur fortune ou leur influence, ils finissent toujours par tomber." Je plie mon coude et lui présente ma paume, que je place à l'horizontale."Je les coince toujours malgré leurs efforts pour se cacher, et ils finissent toujours par être brisés." Je serre brusquement mon poing, avant de le relâcher et de le remettre dans ma poche. Mes yeux n'ont pas quittés ceux d'O'Sullivan.
Là, tu vois ? Je joue à ton jeu. J'espère pour toi que c'est chiant. |
|  | | William J O'Sullivan Parrain de la Mafia

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 | Sujet: Re: Le Bar Mar 25 Nov - 14:49 | |
| Je me contente d'un sourire en coin joint à un pouffement faussement étouffé, le tout donnant un air assez méprisant à ma personne. Pourtant la haine brûle en moi, et elle, je ne fais rien pour l'étouffer. je la cache seulement. Pour qu'il ne voit pas qu'il a fait mouche."Alors bon courage pour votre croisade. Mais rappellez vous qu'à la fin de ces dernières, ce sont les musulmans qui ont gagné." Une façon bien plus calme de lui dire qu'il échouera. pas parce qu'il va se faire descendre ou virer. Non. parce que la mafia rapporte autant à l'Etat américain en impôts indirects que toute son industrie. Nous sommes la première puissance économique de ce pays, nous le controlons, du petit cartel à la Mafia, la vraie, la puissante - celle que j'ai chassée d'ici."Et pour ma part, je lève mon verre aux victimes des bavures de la police, à tous ceux qui luttent contre les abus des forces de l'ordre. A la justice du Comté qui répare les erreurs des agents de ce cher capitaine... A la mémoire du shériff de Lure Hill, abattu par ceux de son propre camp." J'ai sorti cette dernière phrase bien forte, et autour de moi, pas mal de monde rigole doucement. C'est ça aussi, être parrain de la mafia. C'est être sûr du soutien de la foule. Ils ont trop à y gagner. Et là, une bonne dizaine de ces courtisans modernes font bien leur travail, sans compter John se contente rapidement de sourire. Dans le triomphe, ne laisse pas ton adversaire abattu se relever."Je vous souhaite une bonne soirée, Capitaine. Essayez de ne pas tirer dans la foule si vous voyez un jeune fumant un joint. A moins que vous n'ayiez réintégré le lieutenant Slater pour qu'il fasse ce travail pour vous?" |
|  | | Valentin Van Evenheim Capitaine de Police

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 | Sujet: Re: Le Bar Ven 5 Déc - 20:55 | |
| Enfoiré. T'es qu'un sale enfoiré et je vais te faire bouffer un pavé ici même, devant toute ta clique et cette bande de connards écervelés pour leur montrer que je supporte pas qu'on me chie dans les chaussures comme tu viens de le faire...
Allons, Valentin, ce n'est pas comme ça que tu dois penser. Te laisser aller serait l'équivalent d'une victoire pour lui ; et cela, tu ne peux pas te le permettre. Quel crédit as-tu besoin d'accorder à ce criminel, hmm ? Pas besoin de prêter attention à ce qu'il dit, son but est seulement de te froisser, d'amuser la galerie et de faire croire qu'il a de la viande entre les jambes."Portez un toast aux victimes de notre ô combien trop imparfaite justice, Monsieur O'Sullivan. Vous boirez ensuite aux vies que les criminels ont enlevées, aux existences que les malfrats ont ruinés, aux familles décomposées, anéanties, à tous ces cadavres, ces pauvres et délaissés qui ont eu le malheur de voir leur destin croiser la route de bandits tels que vous, qui vous jouez de tout un chacun pour votre fortune et vos ambitions pourries. N'oubliez pas de boire à ces gens, à l'avenir devenu incertain, dangereux et malheureux, qui attendent de leurs autorités le salut qu'ils méritent, en tant que citoyens américains et en tant qu'êtres humains. Je n'ai aucune pitié avec les monstres." Je me penche lentement vers lui et glisse un murmure, cependant suffisamment fort pour que certains badauds puissent l'entendre et, comme je l'imagine, le colporter :"Et pourtant Dieu sait combien vous êtes pitoyable." Je me redresse, salue ses gorilles d'un clin d'œil et tourne les talons, faisant mine de m'éloigner sans le regarder. Après quelques pas, et avant d'être hors de portée, je lui lance, sans me retourner :"Pour votre gouverne, Monsieur O'Sullivan : je n'ai jamais considéré que les musulmans sont du mauvais côté de la barrière." Enfin, je repars et fends la foule. Je ne prends même pas la précaution de poser ma main sur la crosse de mon arme ; il n'osera pas faire ouvrir le feu ici, au milieu de tout ce monde, et surtout pas après cet échange. Je me surpris tout de même à espérer qu'il le fît : je pourrais y rester, mais il aura montré qu'il a perdu. Finalement, j'atteins l'escalier sans encombres. Je n'aurais pas vu Madame Volen ce soir, mais je reviendrais. Je ne supporterai pas l'air de ce sous-sol sachant que cette pieuvre le respire aussi. |
|  | | William J O'Sullivan Parrain de la Mafia

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 | Sujet: Re: Le Bar Ven 12 Déc - 14:26 | |
| Je le laisse partir, le visage barré par la colère. Putain de flicard de merde. Tu n'as même pas idée de combien de type dans ton genre j'ai buté moi-même ou fait buter. Personne ne parle comme ça à William J o'Sullivan. Personne! Personne n'ose croiser mon regard, de toute la petite clique des adorateurs, pas un n'a assez de cervelle pour trouver une réplique correcte."John. -Patron?" L'homme se penche pour que personne n'entende ce qui va suivre."Contactes les Allemands. -ça va coûter cher, patron. -je m'en fous. Contactes ces foutus Teutons. Y'a 20000$ sur la tête de ce capitaine de mes deux. Mais je veux que ce soit une mort violente, qui montre clairement que ce foutu flic s'est attaqué à la mauvaise personne. Qu'ils fasent aussi un peu péter son entourage. Il doit bien avoir des amis, des proches, de la famille en ville. Qu'ils en tuent un ou deux avant. Histoire qu'il comprenne ce qui va arriver." John se recule. La tension est palpable, autour de nous. Ils doivent s'attendre à me voir sortir un flingue et tirer dans le dos du capitaine. Ce serait vraiment trop con. Je le buterais certainement, mais ensuite, je n'aurais pas le choix, il faudrait quitter les States pour un pays de merde ou la bière serait dégueu, l'armagnac une injure... Non, d'autres peuvent faire le travail pour moi. Je lève de nouveau mon verre."A la santé de tous ceux que le crime fait vivre dans ce pays. A commencer par nos gouvernants." Il y a des rires discrets, la tension se détend tandis qu'une blonde se déchaîne sur scène... Bon, je crois que j'en ai fini avec la détente, il serait temps de discuter avec la Veuve. Place au travail. |
|  | | Erato Andolini-Perron Directrice de la Galerie Estaras

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 | Sujet: Re: Le Bar Dim 14 Déc - 0:00 | |
| Un sourire moqueur aux lèvres, j'avance en direction de l'homme qui vient de porter un toast à tous les véreux de cette ville. Evidemment, l'armoire à glace qui lui sert de garde du corps me jauge.On se détend. Je plonge la main dans mon sac à main et en sort une carte de la galerie, que je montre au sosie de The Rock, avec un aplomb démesuré. Une discrète oeillade ponctue mon geste, puis je m'approche de l'homme trop bien habillé pour le saluer."Monsieur O'Sullivan, je suis Erato Andolini-Perron. J'ai ouvert une galerie d'Art sur Central. Dommage que vous ayez manqué l'inauguration."Je regarde le bonhomme en le détaillant. Pour un homme qui détient cette ville, ça n'a pas l'air d'être l'extase. Tellement de mafieux finissent tristes et aigris...et seuls. La méfiance l'emporte sur l'amitié, la paranoïa sur le sens des valeurs. C'était la rançon de la gloire, d'une certaine façon.Je souris en lui tendant ma carte. |
|  | | William J O'Sullivan Parrain de la Mafia

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 | Sujet: Re: Le Bar Dim 14 Déc - 0:51 | |
| Les hommes se tendent soudain. L'accent. L'accent de cette femme qui vient de s'assoir. Un accent d'amérique du Sud... Depuis les Colombiens, ils ont beaucoup de mal avec ce genre d'accent. Je ne peux pas leur donner tort."Mademoiselle..." Je lis sa carte. Son nom est un peu compliqué pour que je le retienne du premier coup."...Andolini-Perron. J'ai entendu parler de votre galerie d'art. J'étais malheureusement pris le jour du vernissage, mais mon amie y est venue... Elle a juste oublié de m'en parler depuis. Heureux que vous ayez pris contact avec moi." Les hommes se détendent un peu. Une tueuse n'ouvrirait pas une galerie d'art juste pour ma pomme. Elle ferait ça à l'ancienne, genre sniper ou flingue à silencieux dans les toilettes. Ce qui ne veut pas dire qu'elle ne représente pas les intérets de Bogota dans la ville..."Alors, dans quel genre vous spécialisez vous, chère mademoiselle?" |
|  | | Erato Andolini-Perron Directrice de la Galerie Estaras

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 | Sujet: Re: Le Bar Dim 14 Déc - 9:16 | |
| Je fais abstraction du silence nerveux des gorilles quand je me présente. Les sud-américains n'ont pas l'air d'avoir trop la côte par ici. J'aurais dû m'en douter, la discrétion n'a jamais été le fort des colombiens...trop grandes gueules.
Ses hommes semblent un peu moins tendus quand l'Irlandais saisit la carte."Elle ne vous en a même pas touché deux mots. Il faut croire que certaines oeuvres l'auront laissé sans voix."Cette très belle jeune femme de type caucasien, avec une élégante robe noire d'une taille en dessous de la sienne, ça y est, je remets, la fille qui avait fait le pied de grue devant les acryliques d'Ignacio Carrasco. Il avait l'âge d'être son père. Mais au fond, quelle importance puisqu'en fin de compte, il avait envoyé sa poule en reconnaissance et que maintenant il manifeste une très saine curiosité au sujet des activités de la galerie. " L'art contemporain sud-américain et très prochainement, les objets d'art d'Afrique et du Moyen-Orient. "J'observe l'américain tout autant qu'il m'observe. Il n'a aucune raison de me faire confiance mais un potentiel intérêt au bon fonctionnement de mon business. Si quelqu'un m'avait dit que je traiterais avec les irlandais, un jour, je l'aurais saigné comme un porc. J'ai vite découvert qu'à Dépra, certaines certitudes s'envolent. Je le regarde sans me départir de mon air fier et de mon mouvement de jambes trop évident pour qu'il ne le remarque pas. Je ne l'aguiche pas, ça fait simplement partie du jeu.Vous sentez-vous l'âme d'un mécène, monsieur O'Sullivan?"Si c'est le cas, il n'aura aucun mal à me trouver.
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