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Arachnid's Staff

Nombre de messages: 22 Date d'inscription: 13/02/2008
 | Sujet: Le Bar Sam 16 Aoû - 5:58 | |
| Les quatre serveuses, soit Akane, Karitina et Cecilia, s'activent derrière le bar; bar étant en fait un immense congélateur d'acier inoxydable. Congélateur à l'intérieur duquel, par de petites portes soigneusement numérotées, on accédait aux denrées de l'Arachnids: des fruits congelés, une très grande variété, plusieurs bouteilles de boissons mises au très frais, afin de faire des granités ou de conserver la vodka à une température minimale: et sur les étagères, à l'arrière, nombre d'extracteurs à jus, de corbeilles de fruits frais, de mixers, de shakers, de verres, de shooters et de chopes de toutes tailles, taillés en plexiglas incassables, tous incrustés, au centre du cul de trois centimètres d'épaisseurs, d'une véritable araignée figée dans le plastique. Il y a aussi deux fours à paninis, et ces mêmes sandwitchs bien enveloppés dans du papier, avec la recette collée sur le papier afin d'ajouter la bonne sauce. Tout pour durer toute la nuit. Derrière, un large écran plasma indique, en lettres rouges, brillantes et très claires, quels services sont offerts au bar. Consommation non-alcoolisées
(Jus de fruits, eau (gazéifiée ou non), boisson énergisante, boisson gazeuse (marque courante))
Sandwitch panini
(jambon, dinde, poulet, 4 fromages, rôti de boeuf, tomates et mozzerella, boeuf fumé...voyez la spécialité du jour)
Bière, le verre ou la bouteille Bière, la chope (500 ml, 1 l, 2 l)
(toutes variétés - bières locales et importées - prix variant selon la marque)
Vin rouge, le verre Vin rouge, la bouteille Vin blanc ou rosé, le verre Vin blanc ou rosé, la bouteille Bouteille de Champagne : (sur commande) Cognacs (variétés), le ballon
(demandez votre marque favorite - vaste cave)
Alcool fort, le shooter Alcool fort, le verre Alcool fort, la bouteille
(vaste choix - vodka, gin, tequila, whisk, saké, poire william, marsalà, etc, etc, etc...)
Liqueurs, le verre
(varités et parfums variés)
Punch alcoolisés
Demandez! Nos serveuses ont du génie avec les mixeurs et sauront vos concocter de quoi vous raffraîchir en un tour de main!
(variétés: des centaines, voires des milliers de combinaisons fruits et/ou seulement alcools possibles)
Flambé
Prix des salons: À l'heure: 15$/heure À la journée (12 heures): 120$
Prix des chambres: À l'heure: 150$/heure À la nuit (8 heures): 600$
Dernière édition par Arachnid's Staff le Lun 18 Aoû - 3:04, édité 1 fois |
|  | | Arachnid's Staff

Nombre de messages: 22 Date d'inscription: 13/02/2008
 | Sujet: Re: Le Bar Sam 16 Aoû - 6:07 | |
| Spécialités du jour:-Pas avant le bal d'ouverture- |
|  | | Alceo Carigano Mercenaire

Nombre de messages: 261 Localisation: Friches industrielles Âge RP:: 27 ans Date d'inscription: 21/10/2006
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 | Sujet: Re: Le Bar Lun 3 Nov - 22:46 | |
| En ce moment même, sur la scène | Spoiler: | | | À dix heures tapantes, les premières notes de This Is Halloween, reprise par Marylin Manson, ébranlèrent le sous-sol de l'Arachnid's Nest. Toutes les lumières s'éteignirent un instant, plongeant la salle dans l'obscurité complète pendant une seconde.
Puis, de puissants projecteurs s'allumèrent, projetant sur le mur est les silhouettes de quatre danseuses; elles avaient discrètement grimpé les escaliers pour se trouver à différents niveaux; Annabel à l'extrême droite, à trois mètres; Karitina à deux mètres, Akane à quatre et Cecilia à l'extrême gauche, à trois mètres de hauteur.
Même en regardant en direction des projecteurs, la lumière vive empêche de voir le visage des quatre danseuses; seule leurs silhouettes se découpent, ravissantes, fantomatiques, leurs ombres mesurant près de quatre mètres sur le mur noir et mat face à elles.
Madrigal ne les a vêtues que de sous-vêtements couleur chair minimalistes et a laissé les cheveux de ses protégés libres pour ce numéro; les silhouettes semblent parfaitement nues...bien qu'il fût impossible de voir le moindre détail...
Boys and girls of every age Wouldn't you like to see something strange?
Come with us and you will see This, our town of Halloween
This is Halloween, this is Halloween Pumpkins scream in the dead of night
This is Halloween, everybody make a scene Trick or treat till the neighbors gonna die of fright It's our town, everybody scream In this town of Halloween
Grâce à son ordinateur relié à tous les projecteurs de la salle, TNT choisissait, selon le passage, quelle danseuse prévilégier, laquelle mettre à l'avant plan, comment faire bouger ces ombres déjà mouvantes à travers la pièce...nimber ces jeunes demoiselles d'une lumière à l'hémoglobine ou d'un cadavérique verdâtre.
Les filles ne dansaient pas selon une chorégraphie particulière; chacune semblait y aller en freestyle, leur identification rendue difficile par TNT qui brouillait les pistes et les silhouettes sans visages.
I am the one hiding under your bed Teeth ground sharp and eyes glowing red
I am the one hiding under yours stairs Fingers like snakes and spiders in my hair
De nouvelles lumières éclatèrent dans la pièce, inondant le plancher de danse; au centre de plusieurs projecteurs se dessinait la silhouette ténébreuse d'une veuve noire, donnant la nette, désagréable et fugace impression que d'énormes araignées couraient sur les murs au milieu des silhouettes ravissantes et des clients de l'établissement. Un éclairage à dominante de rouge, et une machine à fumée remplirent la salle de bal d'un brouillard écarlate, comme si de minuscules gouttelettes de sang flottaient à hauteur de taille.
This is Halloween, this is Halloween
Halloween! Halloween! Halloween! Halloween! In this town we call home Everyone hail to the pumpkin song
In this town, don't we love it now? Everybody's waiting for the next surprise
Round that corner, man hiding in the trash can Something's waiting no to pounce, and how you'll...
Scream! This is Halloween Red 'n' black, slimy green
Aren't you scared?
Well, that's just fine Say it once, say it twice Take a chance and roll the dice Ride with the moon in the dead of night
Everybody scream, everybody scream
In our town of Halloween!
I am the clown with the tear-away face Here in a flash and gone without a trace
I am the "who" when you call, "Who's there?" I am the wind blowing through your hair
I am the shadow on the moon at night Filling your dreams to the brim with fright
This is Halloween, this is Halloween Halloween! Halloween! Halloween! Halloween! Halloween! Halloween!
Tender lumplings everywhere Life's no fun without a good scare
That's our job, but we're not mean In our town of Halloween
In this town
Don't we love it now?
Everybody's waiting for the next surprise Skeleton Jack might catch you in the back And scream like a banshee Make you jump out of your skin This is Halloween, everybody scream Wont' ya please make way for a very special guy
Personne ne remarqua qu'une silhouette s'était éclipsée du quatuor tant TNT embrouillait les pistes, créant une danse frénétique, presque sauvage, de ces beautés. Elles dansaient comme les anciennes sorcières des cauchemars d'écclésiastiques, de superbes femmes presque nues, se déhanchant sur des rythmes sortis de l'enfer, des tentatrices, des incitatrices à la luxure, des succubes, des...enfin, vous aurez compris.
Our man jack is King of the Pumpkin patch Everyone hail to the Pumpkin King, now!
This is Halloween, this is Halloween Halloween! Halloween! Halloween! Halloween!
In this town we call home Everyone hail to the pumpkin song
Les lumières s'éteignirent lentement sur les dernières notes, plongeant à nouveau la salle dans l'obscurité totale. Pour deux secondes, puis pulsèrent les notes du deuxième numéro. |
J'aurais juré que Tête d'ours avait son visage posé sur moi pendant toute la durée de ma descente dans l'Antre de la Veuve. Tout comme les jeunes qui étaient non loin ... Les espèces de fils à papa engoncés dans leur costume. J'remarque que pas mal d'entre eux portent bien le costumes 2 pièces. Mieux que je ne pouvais le porter à leur âge. Puis ça défile de tous bords. J'remarque une belle blonde portant bien la trentaine. Pile le moment où le charme finissant de la jeunesse côtoie le charme grandissant de la femme devenant mûre. Des petits plis de peau annoncent des futures rides que c'te femme portera sans doute très bien. Signe de vieillesse chez certains, signe d'un raffinement chez d'autres... Reste que bien porter ses rides est signe de sagesse.
Le sous-sol est en un sens pire que l'entrée. J'm'attendais à un truc de fort, très fort, digne d'une résurrection macabre et j'ai le droit à un festival du mauvais goût... Du genre à en pétrifier un môme et à le dégoûter d'Halloween pour la fin de ses jours. Il m'semble apercevoir Sam dans un coin de la salle ... Verra plus tard. J'regarde autour, ... Ca pue l'fric. Qu'il soit propre ou pas, chacun profite de la soirée pour sortir ses plus beaux atours et se montrer. C'te débilité... Et c'te gâchis si jamais y aura une fusillade. Y aura des morts, ça c'est clair. Et pas qu'un peu. Y a trop de monde pour que ça soit propre si jamais ça doit dégénérer. Personne au bar... Pas de serveuse ... Etrange ... Tant mieux ! C'est là que j'me dirige. Mes pas ne résonnent même pas. J'm'entends pas marcher au milieu de ces cavalcades de talons et d'autres chaussures clinquantes. J'me fends un passage à travers la foule, donnant ma plus sale gueule aux gens qui sont sur le chemin. J'en ai vu une écarquiller ses yeux injectés de drogue. Bordel, si c'est pas malheureux d'se défoncer pour des conneries. Enfin, j'y arrive, j'me retourne et j'm'y accoude. Au loin, l'espèce d'excité des platines commence déjà à se frotter les mains avec le programme qu'il a concocté pour la soirée. T'as intérêt à assumer gars, t'es sur le siège ce soir. Ejectable ou électrique, t'es en plein dessus. En posant mes yeux plus loin sur le comptoir, j'suis pris d'un drôle de sentiment ... J'étais à peine deux mètres plus loin la dernière fois ... Là où décéda un marsalà dans de sales circonstances.
Et beng, fallait que ça s'produise. Cécité. Quoique ça a pas l'air de venir de moi mais de cte célébrité locale de TNT. En marchant vers le bar, j'ai pu saisir quelques conversations sur cette espèce de starlette d'un seul été. On verra. Puis là, d'un grand flou noir, j'suis plongé dans un grand flou lumineux. Projo' en marche et Manson débarque. Les jeunes coqs sont déjà en chaleur. La vue de quatre nénettes nues leur a fait dresser le piquet. Moi, c'est plus Manson qui m'emporte et la basse prégnante. Sa voix arrondit les angles et court sur les volutes des corps des jeunes femmes, les tendant à l'extrême. Une danse ? Une furie plutôt. J'suis entraîné dans c'te tourbillon à six voix. Les quatre danseuses nuancent le chant et le laissent entourer leur corps, le tendre selon leur propre résistance. Une danse ? Des danses ? Un chant ? Un instrument ? C'est comme si j'perdais les pédales. Chacune des filles s'approprie des nuances, des courbes, des postures. Chacun enrage de ne pas pouvoir libérer une haine contenue. La danse est violente mais tout en rondeurs, comme la musique. Rien de trop incisif, on est plongé dans une ambiance où la basse suave modèle la salle d'une manière nouvelle, l'arrondit, l'amplifie. Des jambes à la tête, les lyrics enlacent chacune des danseuses, la batterie ne laissant qu'une pulsion assez sommaire, un fond commun où chacune des danseuses peut se retrouver. Puis les araignées se mirent à courir absolument partout. L'arachn reprend possession de son territoire et se libère de la danse des gamines. La basse, toujours, rythme le mouvement des pattes futiles et graciles.
Puis la vision se floute, le chant redevient violent, enragé. La scène s'écarte, la fumée prend ses droits, l'ensemble acquiert une désagréable note d'irréalité qui m'donnerait presque envie de gerber tant ça m'prend au collet. Bordel, j'adore c'te sensation où l'monde d'à côté semble ne plus exister et où j'peux m'concentrer sur un seul truc. C'est vraiment du bon. Puis l'intensité diminue, Halloween meure dans la salle qui reprend ses dimensions canoniques. J'retrouve une obscurité troublante, presque hypnotique. En attendant de voir ce que le reste de la scène réserve. |
|  | | Sam Curtis Outlaw

Nombre de messages: 229 Age: 22 Localisation: Downtown > 379 Jackson Drive Âge RP:: 31 ans Date d'inscription: 28/12/2007
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 | Sujet: Re: Le Bar Lun 3 Nov - 22:52 | |
|  [Roleplay d'Halloween] Arrivée à l'Arachnid's Nest Etant descendue au sous sol pour profiter des boissons et de l'ambiance, je m'avance vers le bar et prend un verre de cocktail. En général je n'aime pas les mélanges mais là, un petit bloody mary, pour commencer, ça fait juste bon genre. Je le sirote et regarde la salle, pas de doute, la chef de lieux a fait un beau boulot, c'est très... Madrigal ça. D'ailleurs en parlant de la femme, je ne l'ai jamais vu, je ne viens pratiquement jamais dans cet endroit, je le trouve plutôt glauque. Ironique que je vienne le seul jour où le lieu est encore plus spécial que d'habitude. Peut-être que c'est ça qui m'a mis un peu plus à l'aise pour pointer le bout de mon nez, histoire de me dire que si je dois être là, autant que ça ne soit pas pendant un jour normal.
N'empêche, je me sens toute nue sans mon flingue, c'est con, c'n'est pas comme si je voulais faire un carton, c'est juste histoire de, le sentir contre ma taille, ça me rassure. Mais bon, je me plie aux règles, certaines en tous cas, et puis... si quelqu'un, un gus trop bourré par exemple, venait à m'emmerder alors je peux toujours le mettre KO rien qu'avec une ou deux prise de... Krav' par exemple. J'avoue, ça fait pas mal de temps que j'ai utilisé le combat pour terrasser quelqu'un, je préfère les armes, mais le corps à corps a souvent été ma spécialité, en tous cas en loisir, quand j'étais encore flic.
Quelques minutes, à peine, d'attente dans le brouhaha ambiant et puis, plus rien, les voix se tassent enveloppées dans la musique qui jaillit des haut-parleurs comme le sang qui giclerait de la jugulaire. Au début elle est assourdissante puis je m'habitude, la lumière devient tamisée puis disparaît presque complètement puis des projos mettent en valeurs quatre silouhettes dans l'ombre. Apparemment ce sont les danseuses de la soirée mais je ne vois pas leur visage et apparemment c'est fait pour. L'ambiance dégagée est assurément celle voulue, elle correspond très bien au jour d'aujourd'hui et même qu'elle se danse pas mal aussi mais je ne me lance pas encore, non.
Je m'approche plutôt de One Shot, décidément son surnom me fera toujours sourire, et m'appuie contre un mur pour qu'il soit juste à côté de moi."- Hey..." Toujours aussi bavarde, mais j'aime bien l'accoster comme ça. Juste pour lui dire que je l'ai remarqué, lui et ses habits de "boulot", oserais-je dire. Je balaie des yeux la salle, regarde les arrivants et le Parrain attire mon attention. Difficile de le rater avec ses fringues à $5.000 pièce et puis il se la joue pas mal. Je souris, il est obligé d'en mettre plein les yeux pour qu'on le respecte vu que certaines de ses affaires s'effritent, enfin, de ce que j'ai entendu. |
|  | | Alceo Carigano Mercenaire

Nombre de messages: 261 Localisation: Friches industrielles Âge RP:: 27 ans Date d'inscription: 21/10/2006
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 | Sujet: Re: Le Bar Mer 5 Nov - 2:06 | |
| La danse a laissé la salle dans une espèce de frénésie assez étrange. Les jeunes coqs ont déjà le piquet qu'a déchiré plusieurs coutures de pantalon. Dans un autre contexte, j'aurais dit que c'est pitoyable mais là ... Après avoir vu ça, faut avouer qu'ils en ont sous l'épiderme les jeunes danseuses ... Et qu'elles sont admirablement servies par l'espèce de toxico d'la platine.
Mes yeux parcourent la salle et s'font à l'ambiance du lieu. Sans être complètement glauque, ça reste incroyablement ... Euh... bourgeois. Ouais, c'est à peu près ça... Ca en resterait presque bon chic bon genre ou façon folies bergères à la Parigotte. L'après-chanson contraste sec avec ce qu'on a pu vivre pendant ces quelques minutes. J'décroche tout juste mes mirettes d'un groupe de nénettes assez chaudes et bien en vue avec leurs "officiels" pour retomber sur Sam ...
...
* Eh merde. *
Bon, trois solutions s'offrent à moi : Numéro 1: je fais semblant de pas la voir Numéro 2: je joue le connard et je l'envoie chier. Numéro 3: je fais le faux-cul et on cause pour rien dire.
Pour l'instant, je tente la numéro 1... "- Hey..." Bon, ben raté, elle vient d'se poser à côté de moi. Au bar, non loin de la jonction avec la scène. J'pense que la bienséance me commande de passer l'bonjour. Ouais, ça doit être ça. D'un autre côté, c'est suffisamment le bordel ici et si j'attends encore quelques secondes, avec un peu de chance, l'autre zik reprendra le dessus et j'pourrais replonger dans les volutes carnassières des instruments hurlant leurs notes. Mais bon, presque malgré moi, les lèvres s'écartent et laissent passer un filet de paroles très bref." Salut. " Ca m'paraît un peu déplacé d'entamer une considération sur la pluie et le beau temps presque six pieds sous terre. Alors bon, j'me contente de la regarder et de la détailler. En voila une qui a su s'habiller pour l'occasion. J'ferai presque tache avec mes fringues de travail. Un sourire en coin d'ma part lui indique ce que j'pense de cette affaire puis j'en reviens à la scène et à TNT qui sait décidément bien manager les foules. Le son est assez aseptisé, pas de fioritures. Du matos haut de gamme mais qui développe pas la chaleur de vrais instruments. En même temps, ce que demandent ces jeunes pétasses cocaïnées, c'est juste un " boum boum " pour leur faire cracher leurs tripes. Sam est maintenant juste à côté mais déjà la musique reprend.
Sur scène, au même instant
| Spoiler: | | | Quand Annabel se déroba à la scène en plein numéro d'ouverture, elle dégringola en bas des marches et passa a l'arrière scène par une trappe, tombant dans une grande penderie où attendaient une petite équipe de coiffeuses, maquilleuses et habilleuses qui se ruèrent sur Annabel.
Elle enfila l'ensemble prêté la veille par Madrigal, celle-ci y ayant ajouté un gant de cuir aux doigts coupés pour la main droite et un gant de filet éclarlate pour la gauche, des pendants d'oreille de grenat et d'onyx, taillés en têtes de morts, et un immense collier, une rivière de cristaux de swaronsky noirs et écarlates constellant la poitrine d'Annabel d'étoiles scintillantes. On laissa la longue chevelure bicolore d'Annabe libre, n'y repassant que le peigne et le fer plat pour conserver leur mise en plis; on la maquilla à outrage, cerclant de noir ses beaux yeux verts pour lui donner un air de tragédienne morte-vivante. Annabel se laissait faire en s'observant dans le miroir, se sentant étrangement détachée de la réalité: la femme qu'elle voyait dans le miroir était belle. Superbe. Soignée, élégante et parfaite comme une star. Des rondeurs aux bonnes places. Des muscles fins mais puissants.
.... |
Ca prend. TNT envoie dans les graves. La nénette paraît iréelle ... Une espèce de fauve à la crinière bicolore qui a déjà pris le public tout entier comme proie. Et ils en redemandent. Comme à chaque fois, je la joue froid. La chasse appelle une récompense. Mais la traque est longue, elle se mérite. Annabel provoque, irrite, pose ses pièges. Ses talons claquent, marquent son territoire. Draiman chante pour Annabel, il enveloppe son corps avec sa voix, son ton rocailleux la pénètre, Annabel semble hurler.
Et là, ça m'prend aux couilles. C'est pas une danse "normale". C'est pas qu'une succube qui souhaite bouffer un maximum de ptits bourgeos au r'pas du soir. La musique l'entoure, l'enveloppe, la suit de ses courbures. Elle semble en proie à une transe macabre. Diane est devenue la biche poursuivie par les chiens. La musique va la dévorer, l'empoisonner. Pourtant, elle résiste, ... Elle hurle, danse, se déhanche, Elle pense s'en sortir. Sa crinière va, revient. Sa danse se recompose après avoir explosé. Même TNT a l'air d'avoir du mal à suivre ne serait-ce qu'une danseuse. Quatre membres en proie à une furie perverse s'entre-déchirent dans une lacération obscène et j'me surprends à rêver. Elle donne beaucoup dans sa danse, comme si c'était une oeuvre majeure de sa vie. Une autobiographie. J'dois voir un des rares ensembles chanson plus danse qui dessine la vie de la jeune femme.
No mommy don't hit me Oh-oohh Why did you have to hit me like that mommy? Don't do it! You're hurting me Oh-oohh!
J'avais tapé juste en penchant pour l'autobiographie. La manière dont elle se frappe pourrait rappeler celle d'un singe, tant la violence et le désir de faire mal l'étouffent et s'impriment sur son corps. Une enfance battue. Ou comment débaler à un public sous le charme les épisodes les plus noirs de sa vie. C'est tellement énorme que personne n'y fera gaffe et moi, j'suis là à mater ça comme un demeuré, au milieu d'une bande de dégénérés. J'me souris à moi-même... Cette fille est foutue. Sa danse captive, envoûte, charme, détruit les préceptes puritains d'une bonne partie de l'auditoire mais s'il y a une personne qu'elle ne réussit pas à tromper, c'est bien elle-même. La batterie de Wengren lui martèle dans ses tripes, dans sa cage thoracique que quoi qu'elle fasse, elle est prisonnière de ce rythme saccadé, de cette oeuvre commencée et qui ne s'achèvera pas avec la fin de ces notes. J'pense que ce malaise restera bien longtemps après que les dernières notes. J'la prendrai presque en pitié.
D'ailleurs, son échec final retentit en apothéose. Elle vient à genoux sur le sol, fauve vaincue, mais crinière rebelle. Public conquis mais numéro achevé. La Veuve a décidément bien programmé sa soirée. Les deux premiers morceaux s'appelaient et se répondaient. La suite promet ... Ca, ... Aucun doute. J'profite des dernière notes pour jeter un oeil autour de moi: plus loin dans la salle, un espèce de sémaphore paradant au beau milieu d'une bande de loosers. Le Parrain ... Dans toute sa gloire et sa majesté avec ses deux acolytes. Il est là, à portée de flingue. La grande classe. Mes yeux poursuivent leur inspection et j'me retrouve à nouveau l'regard posé sur Sam et sa consommation et là, j'dois me rendre à l'évidence: j'ai strictement rien à lui dire. Pas par mauvaise volonté, pas parce que j'suis un connard né, mais parce que là, j'ai qu'un néant entre mes deux oreilles et que j'repense à la danseuse, à sa vie minable et à la manière dont elle en a fait une oeuvre d'art.
Dernière édition par Alceo Carigano le Dim 9 Nov - 22:15, édité 1 fois |
|  | | William J O'Sullivan Parrain de la Mafia

Nombre de messages: 307 Localisation: Silver Island Âge RP:: 63 ans Citation favorite:: J'ai vu des mecs plus coriaces que toi... et ils sont tous morts. Date d'inscription: 16/05/2007
Détails techniques Renommée dans le milieu:: Elevée - on sait qui est le Parrain de Depra. Impossible de le prouver cependant. Indice de recherche: Aucun
 | Sujet: Re: Le Bar Jeu 6 Nov - 14:36 | |
| Je m'installe tranquillement à une table et regarde le spectacle qui commence. Je n'aime pas la musique. C'est un fait, j'ai toujours détesté ça. Enfin, la musique moderne en tout cas. Pour moi, depuis les Doors et les Rolling Stones, la monde de la musique ressemble à une vague cacophonie sans sens ni qualité. Il n'y a plus de nos jours que la musique classique qui trouve pitié auprès de mes oreilles. Mais parce que je suis en réprésentation, j'écoute sans broncher. Ma tête ne bouge pas stupidement au rythme de la musique comme celles de dizaines de crétin consanguins dans cette salle. J'écoute, cela suffit.
John revient avec un verre à la main. Chivas, 18 ans d'âge. Il y a pire comme boisson dans ce bas monde. mais je me serait étonné qu'une boîte comme celle-ci aitun armagnac digne de ce nom. John tend une bière à son collègue, la sienne ayant déjà rejoint sa bouche. Eux, la fille qui se trémousse sur la scène, obscène, vulgaire, ça doit leur aller. Ils sont bien du genre à aller dans un bordel du coin pour une soirée bière et strip-tease...
Moi pas. Le spectacle m'attire l'oeil, car il n'est question que de calculer combien rapporte ce lieu et donc combien retourne dans ma poche ensuite... Et plus je regarde la bande de dégénérés mater la danseuse, agitant le bras pour battre maladroitement le rythme, des jeunes branchés, bien habillés, une part de la crème de la bourgeoisie, certainement plus habituée du Coconut que de l'Arachnid mais venu profité d'une soirée que nous ne fêtons pas. Bah, pour la Saint Patrick, ce sera ma boîte qui raflera le gros lot. Comme l'année dernière, et comme toutes celles d'avant du temps de Green. Et au casino, la fête de la Saint Sylvestre emplira mes poches de beaux billets verts par milliers. A chacun ses jours de fêtes. A chacun son public. Car ces jeunes merdeux qui ont déserté les lieux pour une soirée y retourneront bien vite. Car c'est le jeu. Papa et maman donne de l'argent à fiston, mais l'interdisent de sortir en boîte, sachant très bien qu'il va au Coconut. Et que ça leur convient. Parce qu'à part Jenny au comptoir, les filles restent suffisement habillées. Parce que les danseuses retirent rarement leur soutien gorge et que leur culotte ne connait d'autres mains que la leur - ou parfois la mienne, j'avoue...
Bref, parce que nous sommes une boîte respectable. Et que pour les parents bourgeois du coin, celle-ci n'en est pas une et que les fistons ne chercheront pas à se faire sucrer leur argent pour les sorties pour une boîte...
A chacun ses soirées, donc, mais à chacun son public... Les bourgeois trous-du cul, c'est ma clientèle, comme leurs parents sont celles du casino. Et ici seront relégués les plus rebelles, les gothico-métalleux en quète d'identité ou de fragmentation cérébrale à grands coups de musique violente...
Et tout ce petit monde finit à un moment ou un autre par faire entrer de l'argent dans ma poche. Enfin, à condition que la Veuve reprennen ses gentils versements sur mon compte. parce que si ce n'est pas le cas... Je ne vais pas brûlé le lieu, ni tenté de massacrer la clientèle. ça, c'est la dernière extrémité, celle qui n'aurait pas du être utilisée la dernière fois. Non. On va faire ça à l'ancienne. D'abord on coupe l'approvisionnement, on cause des tracas électriques, puis on frappe une danseuse, on casse en deux un vigile. Ensuite, on s'attaqueà la proprio. A un de ces convois d'argent... Et enfin, dernier recours, si on ne peut tirer d'argent de lieu, on le fait fermer. Pour que la jeunesse aille dépenser son argetn au Coconut plutôt qu'ici... En soit, ce serait la facilité et le plus rentable. La concurrence n'est pas une bonne chose. Mais je préfère qu'il y en ait. Je ne peux pas trop dire pourquoi, mais je préfère une boîte qui rapporte peu et me coûte des clients qu'une seule et unqiue boîte... ça doit être un vieux relent libéral...Un peu perdu dans mon raisonnement, je m'aperçoit à peine que la danseuse quitte la scène. Par contre, me rendant compte que mon verre se finit, j'envoie John le remplir. Et puisque je vois One-Shot au bar, je demande à mon second de l'inviter à se joindre à moi. Vu le brodel ambiant, nous pourront avoir une discussion tranquille, lui et moi... Et rien que lui et moi... |
|  | | Alexander Javian

Nombre de messages: 50 Age: 34 Localisation: En marche vers la gloire Âge RP:: 33 ans Citation favorite:: "La seule manière de réussir, c'est de s'adapter, trahir et s'enrichir" [A. Javian] Date d'inscription: 05/01/2008
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 | Sujet: Re: Le Bar Dim 9 Nov - 15:47 | |
| Les ondes puissantes et graves de la musique me parvenaient déjà aux oreilles pendant que je descendais les marches, mais je failli les couvrir de mes mains en pénétrant dans le sous-sol ! Chiottes ! Si les baffes continuent de cracher ces... bruits à ce volume pendant toute la soirée, mes tympans vont éclater à l'intérieur de ma tête. En songe, je me vois debout dans la salle, un verre à la main, droit et tranquille ; et soudain, ma tête explose dans un potage de sang, d'os et de morceaux de cervelet... Ah ! Mais qu'est-ce que je fous à m'imaginer un truc pareil ? J'aurais pas dû commencer la coke ! Je savais que j'aurais pas dû y toucher ! L'échantillon que j'ai chouré avant de partir de Cracovie, je devais le vendre, pour le cas où j'aurais eu besoin de fric ! Tss... C'est tout moi, ça. Je serais pas aussi stressé si le Parrain s'activait à mettre notre plan en marche. Atkins est toujours là, merde, et je n'ai pas encore de nouvelles de mon attentat !
Atkins, parlons-en ! Il fallait absolument que je sois là ce soir, que les gens me voient, me découvrent ; que je rencontre des gens, lie des contacts, qu'on me présente des personnalités, que je serre des mains... Ma campagne est déjà commencée. C'est en fréquentant tous les milieux que je me ferais connaître, et cette fête est une occasion en or ! Le Maire, s'il a prévu de venir, ne restera pas longtemps, vu la puissance de ce qu'ils appellent "de la musique", incompatible avec son grand âge ! S'il doit se montrer, il serrera quelques mains, complimentera la patronne et s'en ira dans sa voiture de luxe avec chauffeurs et gardes du corps. Alors que moi, j'ai convenu de rester toute la nuit. Et je suis seul. Et je compte bien profiter de la fête. Halloween...
Halloween... L'ambiance colle parfaitement... J'ai eu des échos concernant l'Arachnid's Nest, mais je ne m'attendais à ce que ça soit aussi... sombre, et glauque. Mais enfin, il y a là réunis des gens de nombreux horizons différents. Je remarque un jeune qu'on pourrait qualifier de "marginal", qui pourrait très bien être l'auteur de la chanson qui tonne — Monsieur Manson, je crois... Et là, quelqu'un de beaucoup plus... distingué ; un peu plus vieux, aussi. Et je dois bien sûr voir la patronne ! C'est incontournable !
Pour le moment, je déboutonne ma veste et me dirige vers le bar. Commencer par quelque chose de léger. Surtout avec le reste de poudre qu'il me reste dans le corps... J'observe le panneau des boissons. Il me faut quelque chose qui ne fasse pas pédale, mais qui reste digne d'un futur maire en campagne... D'un autre côté, j'ai bien envie de m'amuser, aussi... Nan, le boulot d'abord, les petits plaisirs ensuite ! Alors... Hmm, disons..."Un verre de Marsalà !" J'accompagne ma commande d'un geste de la main à la serveuse, sans vraiment la regarder. Mon attention a brusquement été attirée par un groupe de jeunes gens qui poussaient des exclamations, près de moi. Je les détaille ; ils semblent fascinés par quelque chose, devant eux. Je me décale et plonge mon regard sur... la scène ! Ça doit être ça qu'ils...
Sainte Marie mère de Dieu !... |
|  | | Sam Curtis Outlaw

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 | Sujet: Re: Le Bar Dim 9 Nov - 16:09 | |
| Je détourne les yeux de la scène laissant les danseuses se déchaîner les unes après les autres. Décidément plus je reste là plus je me dis que je n'aurais pas dû venir, cet endroit m'a toujours filé de drôles de sensations et j'ai pas trop envie de m'attarder.
Je finis mon verre, jette un oeil à One Shot mais apparemment il est trop plongé dans le décolleté des danseuses pour continuer la conversation alors je décide de prendre l'air. Je suis sur le départ quand je vois un homme se fondre dans la foule, un homme en costard, l'air sérieux même si semblant un peu paumé, ce n'est pas le Maire, ni le Parrain, c'est un jeune, un nouveau en ville ?
Bien habillé, une trentaine d'années, le regard se tournant légèrement vers la scène, normal c'est un mec, mais il a l'air de ne pas venir uniquement pour sa dose de gambettes féminines. S'il y a bien une raison qui me ferait rester dans cet endroit, c'est l'opportunité de faire de nouvelles connaissances.
Je m'avance lentement vers lui, non sans avoir repris un verre, cette fois de la vodka sans glace, et m'arrête à un mètre à peine. On fait à peu près la même taille, ce qui me permettra d'être instantanemment à hauteur de ses yeux quand il se retournera."- Nouveau en ville ?"Je lance une banalité, assez fort pour qu'il m'entendre dans ce brouhaha mais pas trop pour pouvoir faire connaissance discrètement. |
|  | | Alceo Carigano Mercenaire

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 | Sujet: Re: Le Bar Dim 9 Nov - 17:48 | |
| Pas trop tôt ... Elle a l'air d'enfin percuter que je n'étais pas là pour rechercher des amis et pour être vu mais plutôt pour m'rincer l'oeil et passer une soirée tranquille en solitaire. Le numéro de la petite asiatique est assez spécial. La fille elle-même est jeune. Très jeune. Et elle se déplace comme telle, vive, vivace, furieuse. C'est un genre de folie différent de celle de la précédente, plus maîtrisée, contrôlée. Limite si elle me ferait pas flipper. On a carrément l'impression d'une sado-masochiste en pleins préliminaires de séduction avec son haut façon cotte de mailles et ses putains de cuissardes. J'dois avouer que ce genre d'atours me laisse assez froid. Pour un coup, m'vla à détacher mes yeux de la scène et à regarder plutôt du côté de Sam qui vient enfin de se trouver une proie. Et apparemment, le jeune homme bien guindé ne demande qu'à faire connaissance avec les gens du cru... Cette bonne ville m'en mettra toujours plein la vue, autant de paumés et de désaxés réunis en un seul endroit, dans une seule soirée, ... Y a qu'ici que ça peut se produire. P'tain, y a des jeunes cons qui commencent vraiment à être excités du piquet. Faudrait les calmer. Quand y en a un qui franchit la distance minimale de sécurité avec moi, j'enfonce mes doigts tendus entre ses deux premières paires de côtes, histoire de lui couper le souffle et de lui dire discrètement d'aller voir ailleurs.
La petite asiat' continue à chauffer l'assistance. Sa cravache revêche plait et augure nombre de plaisirs aux gens du cru. J'me demande jusqu'où elle est prête à aller dans ces petits jeux. J'ai à peine le temps d'y penser et de laisser mon esprit vagabonder qu'un type se présente vers moi. J'suis à deux doigts de lui plomber les molaires sans sommation, juste qu'il comprenne que c'est pas le jour où faut me déranger. J'ai déjà vu sa sale gueule, et vu son costard, ... Putain, O'Sullivan, j'aurais dû m'en douter. J'l'avais vu entrer avec le Parrain et v'là que le toutout vient me demander d'aller voir son patron. J'réprime un profond soupir puis mon regard retourne une dernière fois vers la danseuse. Elle finira son numéro sans moi.
J'fends la foule avec le molosse sur les talons pour arriver à Monsieur-j'me-la-pète-en-claquant-mon-pognon. Petite table, assez excentrée, avec cependant bonne vue sur la scène et bonne vue sur elle. Se sent en sécurité l'Parrain. J'serais de lui, j'y prêterai attention. " Qu'est-ce qui m'amène ? " Manière un peu crue de débuter une conversation, mais je ne suis pas un de ses employés, et à voir son regard un peu ... tendu, mieux vaut éviter les salamalecs de politesse inutiles. Lui comme moi ne sommes pas là pour faire des jeux de politesse devant tout l'monde. Surtout qu'à voir ses fringues et ceux de ses potes, j'suis prêt à parier qu'il préférera voir le trou du cul qui est avec Sam plutôt qu'un déclassé fringué comme s'il allait casser du bonze. Question de prestige, je pense ... Alors, autant ne pas faire durer l'interview, j'ai pas énormément envie qu'on me voit en sa compagnie non plus même si je dois avouer que ça change de le voir autour d'un verre. En même temps, c'est pas comme si ça allait devenir une habitude.
Mon regard parcourt à nouveau la foule, dense et compressée. Vu d'ici, c'est carrément différent que vu du bar, la proportion de jeunes branchés en costumes hors de prix est bien plus importante. A croire qu'il y a même une ségrégation dans un espace censé être "convivial". La jeune danseuse hypnotise les foules. Mon Dieu qu'il y en a à rêver ne serait-ce que de quelques instants passés en sa compagnie. Ca m'amuserait presque cette affaire. J'me sens à l'aise dans ce milieu, dans mon apparence de marginal et si cette fête est celle des jeunes pétés de thune, on remarque dans des coins des types plus modestes, qui ont su se placer pour profiter à la fois de la musique et du spectacle. TNT envoie la purée à travers des enceintes de grande qualité ... Enfin, des enceintes super chères, ça c'est sûr. La musique a pas l'air d'être du goût de tout le monde, le Parrain se contente d'assister au spectacle sans y éprouver le moindre plaisir. Ca doit lui changer des boites gentillettes façon Coconut Palm. Ici, on voit même des darons en recherche de chair fraîche, me demande comment réagiraient leurs femmes.
En tout cas, je reviens sur "l'inviteur" et j'garde une gueule aussi avenante que possible, ma phrase avait été prononcée sans la moindre animosité mais tout de même, on n'efface pas dix ans de délit de sale gueule en une soirée. |
|  | | William J O'Sullivan Parrain de la Mafia

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 | Sujet: Re: Le Bar Dim 9 Nov - 19:55 | |
| Je profite de la petite asiatique en sirotant mon chivas. Très mignonne. Extrêmement mignonne. J'ai toujours été fan des asiatiques, et celle là entre particulièrement dans mes critères... Sauf la cravache... Je ne perds pas une miette du regard et le feu qui s'allume dans les yeux doit être presque tangible pour certains...
Mais en réalité, la musique me déplait de plus en plus... Manson avait un intéret, mais la nouvelle, est juste une daube. Une daube complête... ça gâche une bonne partie du spectacle... Mais il est vrai que Les doors ne seraient pas ce qu'il y a de plus adapté pour ce genre d'exercice. One-Shot débarque enfin. Heureux qu'il ai accepté l'invitation, bien qu'il semble qu'il préfèrait sa petite amie tueuse à la mienne... Ce ne quoi je ne peux que l'approuver, à condition qu'il la baise."Merci d'avoir accepté de prendre un moment de votre temps. Je voulais vous voir car notre dernière réunion ne fut pas ce qu'il y avait de plus décontracté. Entrevue à laquelle je m'étonne toujours de votre participation. C'est un peu la raison de cette entrevue. Je voulais savoir quelle était votre rôle exact dans cette merde? Vous êtes quoi? Un soutraitant? Ou on travaille en famille?" Je me montre poli, et je ne me force pas. Je n'oulie pas que cet homme m'a donné deux coups de main assez efficaces. Je n'oublie que par cette raison même, je lui suis redevable. Notre dernière réunion s'est mal passée de mon point de vue. De gros doutes pesaient. Je ne voudrais pas passé pour un ingrat. C'est l'une des rares choses que je ne suis pas. |
|  | | Alexander Javian

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 | Sujet: Re: Le Bar Dim 9 Nov - 20:25 | |
| J'aurais peut-être préféré un gin...
C'est alors que je me faisais cette réflexion, en m'enfilant une gorgée, que je remarque qu'on me parle. Ou en tout cas, j'ai l'impression que la silhouette qui est apparue à ce moment à côté de moi m'adresse la parole. J'arrête de boire, et tourne les yeux dans sa direction. La fille m'observe. Bingo, c'est bien à moi qu'elle parle... Mais qui c'est ? Me semble pas que je la connaisse.. M'aurait-elle vu quelque part, chez le Maire ou en compagnie du Procureur ? Au Commissariat ou même chez le Parrain ? Bah, je pourrais le découvrir facilement si la conversation est engagée. Sa façon de m'aborder est peu commune ; c'est peut-être pour ça que ça stimule mon intérêt ! Cette fille m'a l'air agréable, et relativement belle, aussi. Peut-être trop grande à mon goût, mais à vrai dire, ce n'est pas le plus important... Je repose mon verre nonchalamment et lui souris, en me tournant vers elle."On peut dire ça, en effet. A quoi le voyez-vous ?" Cette question n'attend pas vraiment de réponse précise, c'est un bon moyen de lancer la conversation ; mais si elle m'apprend que j'ai réellement l'air de débarquer, je m'arrangerais pour changer ça. Vaut mieux qu'on pense que je suis citoyen depracitien depuis un bail ; ça fait mieux pour une campagne. |
|  | | Alceo Carigano Mercenaire

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 | Sujet: Re: Le Bar Dim 9 Nov - 20:46 | |
| Je suis pas un des seuls qui apprécie le spectacle, dis donc ... Sacré vieux Sullivan, c'est pas encore demain que l'impuissance le touchera ... Quoique je me demande s'il ne forcerait pas la chance de ce côté là ... La petite continue son spectacle, je lui accorde un dernier regard avant de reporter mon attention sur le vieux. Il m'pose une question assez précise sur une réunion qui commence déjà à remonter. Bref, ça m'ferait limite sourire si ça m'gonflait pas de parler de Sam. Et quant à l'invitation, il aurait pu au moins me refiler un verre, quand même ... Bref, j'réprime dans l'oeuf un nouveau soupir puis, j'réfléchis genre cinq secondes à comment je vais tourner ça. J'vais encore passer pour un bavard." Je ne bosse que pour ma gueule, si c'est ce qui vous intéresse. La gamine n'était qu'un mal nécessaire au bon déroulement de l'opération. C'te putain de sens de l'honneur m'a commandé de la sortir de la merde à partir du moment où j'ai commencé à me servir d'elle pour mener à bien l'extraction d'Armstrong Street. J'ai encore jamais laissé quelqu'un dont j'avais besoin crever la gueule ouverte. C'est tout. Vous connaissiez les détails de l'opération, vous voici au courant du mobile, inspecteur. " Petit rictus à la con pour une blague pas drôle sensée détendre un poil l'atmosphère mais bon ... Pas grave, il en a entendu des pires. Dis comme ça, ça a l'air simple et carré, mais j'vais encore passer pour un putain de coeur tendre. En même temps, s'il s'imagine que j'fricote avec pour autre chose que le boulot ... D'un côté, il a pas tord, de l'autre ... Faudrait quand même pas pousser. Pour moi, faudrait rapidement clore cette affaire. Il est temps qu'on s'mette dans la caboche que j'ai beau bosser seul, j'en suis pas un être humain et que j'suis pas forcément cloîtré 24/24 dans ma piaule avec mes armes pour seule compagnie. |
|  | | Sam Curtis Outlaw

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 | Sujet: Re: Le Bar Dim 9 Nov - 20:47 | |
| L'homme à qui je viens de parler semble vraiment dans les vappes, tellement qu'il lui faut trois voir cinq bonnes secondes pour remarquer que quelqu'un vient de l'aborder. Il se retourne enfin et je le détaille du regard, assez pour me faire une opinion mais pas trop pour qu'il ne croit pas que je l'observe, ou pire, le mate."- Vous semblez perdu..." Dis-je, un petit sourire aux lèvres.
Je ne dis pas ça méchamment, je ne veux pas faire fuir un potentiel client mais c'est vrai qu'il n'a pas l'air trop à sa place. Autant continuer à développer la conversation, en apprendre plus sur lui, peut-être me rendre compte qu'il serait un bon client pour quelques contrats.
Même si... s'il faut que je fasse gaffe, dans un peu plus d'un mois ça commencera à se voir et il faudra que je décroche. J'essaie de chasser cette idée de ma tête, plus l'échéance approche, plus je suis paniquée, mais pour l'instant, j'ai décidé de vivre ça au jour le jour, histoire de... au pire, j'aviserai de la suite quand j'aurais atteint le point de non-retour."- Et vous venez d'où ?"Je laisse mon regard sur lui quelques instants puis il ballaie la salle et je vois One Shot avec le Parrain. Ca me fout les boules, ils discutent sans moi et je ne trouve pas ça très réglo : il me semble avoir participé à cette chasse au Black non ? Je devrais être avec eux, pour pas qu'ils m'entubent. Mon collègue, j'ai un peu confiance, le Parrain, beaucoup moins, et comme c'est lui qui a le plus de poids... |
|  | | Alexander Javian

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 | Sujet: Re: Le Bar Lun 10 Nov - 8:40 | |
| Je souris à nouveau. Charmante ! Je me tourne vers mon verre, le vide, et m'accoude ensuite sur le comptoir, histoire d'être plus à l'aise pour taper la causette — d'ailleurs, elle est où, Causette ? Grmbl... N'importe quoi, Alex... Arrête donc de dire des conneries comme ça et concentre-toi sur la madame..."Je viens de... Des Moines. J'ai longtemps travaillé là-bas ; mais le climat de Depracity m'a fait déménager, je me suis installé en ville." Ouaip, et d'ailleurs, ça commence à être un peu le foutoir chez moi. Je devrais penser à engager une bonniche... Ouais, mais faudrait la payer, et en ce moment, les revenus, c'est pas encore ça ! Que le Parrain se magne le cul, c'est tout ce que j'demande !"Alexander Javian, militant" , dis-je en tendant ma main. "Je peux vous offrir quelque chose ?" J'aurais p'têt' du vérifier que son verre était vide avant de dire ça... Boarf, c'est toujours agréable à entendre, c'est le principal. Nan ? |
|  | | William J O'Sullivan Parrain de la Mafia

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 | Sujet: Re: Le Bar Lun 10 Nov - 10:47 | |
| Alors mon tueur à gage favori est juste là pour empocher les sous à la fin? Intéressant. Je me demande si son sens de l'honneur va le pousser à épargner Curtis à la fin ou s'il va la buter pour récupérer tout le magot... Personnelement, je serais quelques peu marri de ce genre de situation, car s'il bute Curtis, ma confiance aurait... Ah ben non, tiens, je m'en fous royalement. Qu'il la bute ou non, il y a une mission de confier, et je me fous de qui la conclue tant qu'il n'essaye pas de changer les règles du jeu."Ok. J'aime savoir qui bosse pour moi, même indirectement. A moins que vous ayiez envie de passer un petit moment en ma compagnie, je vous libère. Mais rappellez vous toujours une chose, One Shot : je vous en dois une. ça ne vous donne pas droit à n'importe quoi, mais si vous avez un souci, joignez moi. J'ai peut-être un sens de l'honneur particulier, mais je mets aussi un point d'honneur particulier à payer mes dettes et à rendre service pour service." Dis comme ça, c'est pas classe. Mais là, ce n'est pas une image de moi, qui parle. C'est moi, tout entier. Parce que je détesterais l'idée qu'un mec bute ce petit américano-italien avant d'avoir pu rembourser ma dette. |
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