Vic Vega

Nombre de messages: 108 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: C’est l’histoire d’un mec… Lun 24 Mar - 2:14 | |
| C’est l’histoire d’un mec…
Tout d’abord je tiens à signaler un truc, l’idée d’écrire ces conneries, c’est pas de moi. Donc si jamais un gus tombe dessus, faut qu’il sache que je suis pas du genre à mettre ma petite vie sur papier pour me donner un semblant d’existence, ça c’est bon pour les timbrés. Moi je suis un mec clean dans ma tête. Bref, en réalité c’est à cause de Kathy Macey, elle c’est ma psy, elle me fait chier, elle m’oblige d’écrire régulièrement quelques lignes sur ma vie, afin de faire le point soit disant, ce qui permettrait peut être de soit disant stabiliser mon comportement. Putain, cette Kathy Macey, je lui péterais bien autre chose que le cul… la gueule par exemple.
Bon, pour commencer, on peut dire que dans ma jeunesse j’ai vécu un certain nombre de trucs plus ou moins sympas et plus ou moins dégueulasses. De tout détailler ça prendrait des lustres, alors on va se contenter de prendre les grandes lignes pour le moment, hein, et on va commencer par le début, c‘est plus pratique…_________________  |
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Vic Vega

Nombre de messages: 108 Date d'inscription: 04/03/2008
 | Sujet: Re: C’est l’histoire d’un mec… Lun 24 Mar - 17:42 | |
| Je suis né un putain de 22 Mars 1965, quelque part dans une petite ville de la Californie qui s’appelait Hidden Hills à coté de Los Angeles. Ma mère était reprographe dans une petite boîte ou elle était la seule employée, en compagnie de deux patrons plus con l‘un que l‘autre. Mon père, lui, j’en sais rien, je l’ai jamais vu, alors on s’en tape. Bon, à l’époque, les fins de mois étaient parfois difficiles, mais ou moins on avait un truc qui ressemblait plus ou moins à un appartement qui nous permettait de dormir sous un toit la nuit, et de pas trop avoir froid l’hivers, et encore… faut croire que ma mère avait si froid qu’elle avait besoin de boire pour se réchauffer, puisqu’elle ne se séparait jamais de sa bouteille de Jim Bim.
Pour faire simple, j’ai été élevé par une pauv’ femme alcoolique, une sorte de loque vivante dégoûtée d‘avoir foirée sa vie, juste bon a bosser comme une dingue la journée, et de dormir comme une larve la nuit, sans jamais prendre du bons temps. Quoi que je lui demandais, elle me répondait toujours "ouai… ouai… ouai…" d’une manière plate et monotone. En réalité elle ne m’écoutais jamais, j’aurais pu brûler le chien du voisin ou me piquer devant elle qu’elle en aurait rien eu à foutre. Mais malgré ça, je l’aimais bien ma petite maman, le problème c’est que très vite quand t’as une mère qui te répond "ouai" à tout ce que tu lui demande, bah t’en viens vite à faire des conneries…
À l’époque j’étais scolarisé à Thacher School, la seule école du coin à peu près abordable au bas peuple. Le genre d’école ou l’enseignement se fait à l’arrache, avec des profs dignes d’un bouquin de Stephen King. Je peu pas dire vraiment depuis quand, si ça se trouve j’ai toujours été comme ça, mais j’étais comme en décalage avec les autres gamins de mon age. J’avais quelques potes bien sur, mais j’étais différent, quand eux voyaient le mal, j’y voyais un moyens de me fendre la gueule. Et c’est vers les coups de mes huit ou neuf, peut être dix années, que quelque chose à failli tourner au drame.
Pour expliquer les choses rapidement, c’était à l’anniversaire d’un pote quand on jouait aux cow-boys et aux indiens, j’ai failli blessé grièvement un camarade avec ma lance en bois, que j’avais soigneusement confectionné de mes petites mains. Bref, pour moi ça reste des histoires de gamins, et pour ma mère aussi. À ce niveau la elle m’a toujours défendu et m’a toujours considéré comme un gamin normal, contrairement aux adultes du coin qui m’accusaient d’avoir de gros penchants pour la violence. Ça me fait rigoler, si ils voyaient ce que je suis devenue aujourd’hui, ils comprendraient qu’en réalité j’étais un véritable petit ange à l’époque.
Bref, ce qu’il faut retenir de cette petite histoire, c’est les conséquences. En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, la petite famille Vega était devenu les démons de la ville qu’il ne fallait surtout pas fréquenter. Moi, personnellement je m’en foutais, la personne qui en a surtout pris plein la gueule, c’est ma mère. Comme si elle avait besoin d’être rabaissée et humiliée encore plus la pauvre. Mais ça m’a permis d’apprendre un truc au moins, le téléphone arabe ça marche super bien dans les petites villes, et les vrais connards sont pas toujours ceux qu’on pense. Bref, ça n’a pas amélioré les choses vis-à-vis de l’alcoolisme de ma mère. Je me souviens de certains jours ou elle pétait littéralement un câble jusqu’à me mettre des poings dans la gueule, des fois pour rien du tout, mais je sais pas pourquoi, c’est quelque chose que je ne lui ai jamais reproché, c’est comme ça.
Six mois plus tard je fis la connaissance de Bo Braxton, que je surnommerais très vite Boba, un petit gamin gentil comme tout venu s’installer en ville avec sa petite famille. Mais ce gamin l’était pas comme les autres, l’était différent, encore plus que moi, il était noir… Putain, des black j’en avais vu rarement jusqu’à maintenant, et dans ma ville les gens de couleur avaient une sale réputation. Toujours est-il que j’ai sympathisé avec ce gamin, enfin, disons qu’on c’est vite pris d’affection, même si moi je passais mon temps à l’emmerder et lui à subir mes sales sarcasmes, ça c’est passé comme ça. Faut croire que la putain d’expression "les opposés s’attirent" c’est pas tout à fait des conneries des fois. En fin de compte on traînait toujours ensemble, à faire des conneries ou toutes sortes de choses, mais lui c’était un peu du genre petit ange, et fallait parfois le booster sévère pour qu’il se retire le bâton du cul.
Jusqu’au jour ou moi et le petit Boba on jouait au ballon dans un petit champ à coté de la mairie. Moi, pour rigoler, je lui ai envoyé le ballon à perpètes l’histoire de le faire courir. Et ce con, bah il a couru, sans regarder, jusqu’à ce qu’il travers la route et qu’il se fasse bugner par un putain de cinq tonnes. Bon, on va pas tourner autour du pot, quand tu te fais bugner la tronche par un putain de poids lourd, t’es généralement salement amoché. Lui c’est-ce qui lui est arrivé, et à en voir tout le sang et les tripes répandu sur plus trois mètres de long, je pense qu’il est mort sur le coup, écrabouillé, et ça c’est passé juste en face de moi. Après je sais pas trop ce qui c’est passé, c’est une période un peu flou de mon existence, je sais juste que moi et ma mère on a ensuite déménagés pour s‘installer en plein cœur de Los Angeles. Bon, pour moi Boba c’est de l’histoire ancienne, limite c’est un souvenir qui ne m’appartient plus, mais je sais juste qu’en réalité, je l’aimais bien ce petit bambin._________________  |
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