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Seamus O'Callaghan Courtier - Mercenaire

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 | Sujet: Villa Bohemia Ven 27 Juin - 9:26 | |
| Seamus ne prit aucune précaution vis-à-vis des limitations de vitesse : mieux valait se mettre la police municipale à dos que de se faire rattraper par le FBI. Bien qu'il se soit occupé d'une partie des pneus de ses hypothétiques poursuivants, il ne se sentait pas tranquille : ces derniers pouvaient tout à fait alerter leurs amis du coin par radio. Ils avaient eu tout le temps de noter les caractéristiques de la moto de Seamus, jusqu'à la plaque d'immatriculation et le diamètre des gentes. Ouais, mieux valait se dépêcher de rejoindre la villa de môssieur Stone. Le fait d'habiter Silver Island en disait long sur le type : politicien, habitant une belle villa...politicien corrompu. Pléonasme, se corrigea l'Irlandais. Surtout dans cette ville. Bon, il pourrait remettre les pendules à l'heure en arrivant. Le SPAS lui battait les reins. Il n'était pas spécialement discret de rouler à moto avec un fusil à pompe sur le dos. Cela n'avait été une excellente idée de laisser son sac de sport derrière. Il imagina quelques instants la pervanche en train de coller un procès verbal à une voiture mal garée, qui verrait débouler un type en trench-coat noir, sur une moto de la même couleur avec un fusil à pompe militaire sur le dos. Cette petite séance de cinéma lui arracha un sourire sous le casque intégral. Ah, un feu rouge. Personne ? Seamus ne se gêna pas pour donner un petit coup de poignet et accélérer. Un autre avantage de bosser la nuit : une circulation nettement plus agréable...dans les deux sens : les flics n'auraient aucun mal à le repérer s'il leur prenait l'envie de rechercher une Guzzi Sport 1100 noire lancée à vive allure vers Silver Island. Par précaution, l'Irlandais éteignit les phares. L'éclairage public était suffisant pour sa vision, et il se ferait moins remarquer. Quoique le bruit du moteur n'était pas de cet avis. Vivement l'arrivée.
La moto traversa rapidement un pont, puis continua, enfin sur Silver Island. Jésus...elle portait plutôt bien son nom : villa par-çi, villa par-là...le mercenaire ralentit, à la fois pour avoir le temps de trouver ce qui l'intéressait, et pour ne pas réveiller la bourgeoisie de Depra : inutile de créer des témoins à chacune de ses escapades. Une petite plaque sur un muret annonça à Seamus que son petit voyage venait de prendre fin. Villa Bohemia. Il stoppa le moteur, puis descendit de la moto. Il la cacha cette fois à côté d'une haie : la couleur noire et la nuit suffiraient sûrement à la protéger de regard trop inquisiteurs. Au delà du muret se trouvait la villa. Ou du moins, ce qui entourait la villa : de véritables murs de pénitenciers empêchaient les inconvenants de venir ennuyer le patriciat de la ville."Il es plus difficile pour un riche de rentrer au Paradis que pour un chameau de passer à travers le chas d'une aiguille"Les paroles du Seigneur vinrent s'immiscer dans l'esprit du mercenaire. Des inconvenants, ou autres menaces plus grave. L'Irlandais fit un bond, attrapa le haut de l'édifice, et parvint à se hisser à son sommet. De là, il prit le temps d'observer la disposition des lieux et des éventuelles menaces. _________________ Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
Dernière édition par Seamus O'Callaghan le Ven 27 Juin - 15:56, édité 1 fois |
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 | Sujet: Re: Villa Bohemia Ven 27 Juin - 9:59 | |
| Une grande villa, avec un bâtiment principal et un genre de petite maison prêt de l'entrée, certainement pour les gardiens. Aucune lumière allumée. Soit y'a personne, soit tout le monde dort. De là où il est, Seamus ne voit ni sentinelle, ni vigile, ni patrouille. Cependant, la magnifique déjection canine juste en dessosu de lui, odoriférante à souhait peut lui laisser supposer qu'il y a des chiens... Au même moment, un éclat de voix retentit de nouveau : "FBI, lâchez vos armes et descendez du mur calmement." Ils sont deux, l'un assez proche l'autre un peu plus éloigné. Ils portent tous les deux des pistolets automatiques réglementaires. A coup-sûr ils étaient dans l'un des voiture garée dans la rue, vu qu'il y en a une portières grande-ouvertes un peu plus loin... Ils ont décidé de faire chier au FBI aujourd'hui ou quoi?
Surtout que maintenant, il ne reste que deux possibilités à notre Irlandais : descendre ces deux connards ou sauter de l'autre côté du mur au risque de devoir affronter des cabots... Ou alors se rendre... |
|  | | Seamus O'Callaghan Courtier - Mercenaire

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 | Sujet: Re: Villa Bohemia Ven 27 Juin - 10:58 | |
| "Nom de Di..." Seampus se retint à temps de jurer. Qu'est-ce qu'ils avaient ce soir ? cette fois il allait s'occuper d'eux. Il avait été patient avec la première fournée en début de soirée ; il les avait épargné alors qu'il aurait pu en faire de la charpie, et comment se faisait-il remercier ? en étant encore accroché par d'autres fédéraux. Il fallait leur apprendre qu'on emmerdait pas un irlandais impunément, peut-être que deux cadavres feraient réfléchir les prochains qui seraient envoyer pour l'arrêter. Ouais, il allait y avoir du sang, peu importe que cela alerte toute la villa, il fallait leur passer l'envie de le suivre. Seulement, le temps qu'il fasse passer son SPAS de son dos à une position de tir, le mercenaire se retrouverait avec trois chargeurs de pistolets vidés dans le bide. Plutôt difficile de respirer. Jésus...il avait encore le fusil à canon scié sur sa cuisse, mais là encore il prendrait trop de temps à dégainer. Et puis, dans la position où il était, il suffisait d'un geste un peu trop brusque, et il perdrait l'équilibre pour aller s'écraser dans le jardin, en compagnie de chiens de garde au tempérament assez relevé. Des chiens en uniforme d'un côté, des chiens à poils de l'autre...le choix n'était pas facile. Se rendre ? et dire adieu à la récompense qui l'attendait chez Domingez une fois qu'il aurait réglé toute l'histoire ? plutôt crever ! "Okay les gars, on se calme, je descends...doucement...pas tirer hein..."Seamus se laissa tomber au sol et manqua de perdre l'équilibre. Un des types le saisit immédiatement et le plaqua contre le mur de la villa. Il se saisit du fusil à pompe et le jeta par terre. L'agent lui écarta les pieds et le força à mettre les mains au mur. Puis il entreprit de le fouiller. L'Irlandais ne perdit pas de temps : alors que le féd' avait les mains sur ses poches, palpant ce qui se révélait être l'ingram, il plia son pied droit vers l'arrière. Ses cinq orteils et la matière de la chaussure derrière eux trouvèrent les bijoux de famille du type qui laissa échapper sa surprise et sa douleur par un étrange hocquet. Le mercenaire se retourna dans la seconde, passa son bras gauche autour de la nuque de sa victime tandis que son bras droit dégainait le fusil à canon scié, puis tint en joue le deuxième type, qui se retrouvait face à une situation classique de prise d'otage. Protégé par le corps du premier agent, l'Irlandais put énoncer ses conditions : "On se calme, on pose son arme au sol, sans bruit...sinon ces deux canons délivrent leur message dans tes côtes et t'expédient sur deux mètres, tant en hauteur qu'en longueur..." Le mercenaire put dinstinguer que vu de face, le canon du pistolet en face remuait de plus en plus. Un bon point pour lui."Fermez-là ! lâchez-le immédiatement et mettez les mains sur la tête ! plus vite que ça !"Seamus soupira. Les agents du FBI n'était pas censé en avoir autant dans le cerveau que dans le pantalon ? il entreprit de lui expliquer plus clairement la situation :"Si je voulais, je pourrais vous envoyer devant notre Seigneur dans la seconde : nous sommes à dix mètres l'un de l'autre, et même en visant à côté, vous prendriez assez de plomb dans le corps pour achever définitivement votre carrière...vous pourriez me mettre une balle dans la tête, mais il fait nuit et vous tremblez...alors posez votre arme, donnez un coup de pied dedans et tout se terminera bien."L'Irlandais sentit le type qu'il tenait contre lui faire un mouvement de droite et de gauche de sa tête. Il lui abattit la crosse du shotgun sur la tempe. Il eut un peu plus de mal à le tenir debout. L'avait qu'a pas donner son avis sur la question. On lui avait rien demandé. Puis il décida, pour ponctuer ses menaces, d'en remettre un coup. Et puis ça lui faisait du bien. Celui d'en face devait être un jeunot, où ce qu'il s'en rapprochait le plus, et avait du mal à supporter le spectacle d'un collègue se faire tabasser devant lui, en partie par sa faute."okay ça marche mais arrêtez...c'est bon je vais poser mon arme, l'écarter du pied mais arrêtez de frapper, ça ne sert à rien..."Doucement, l'agent du FBI posa son arme au sol, puis donna un coup de pied dedans, qui envoya le pistolet aux pieds du type que Seamus tenait en otage. Une bonne chose de faite. Il laissa son bouclier s'étaler au sol, puis s'avança vers l'autre, le fusil toujours en joue. Sa cible leva les mains au ciel, et malgré la nuit, le mercenaire put apercevoir qu'il palissait à grande vitesse. Il lui faudrait investir dans un silencieux pour son Glock. Dans ce cas précis, ça lui aurait éviter d'expédier les doubles canons dans la narine du type, puis de l'achever à coup de crosse sur l'occiput. Bon, ça restait discret, mais pas spécialement propre. Il fallait éviter de les tuer, mais tout de même s'assurer qu'ils dormissent suffisamment longtemps pour laisser papa travailler tranquillement. Ce dernier rangea son arme, reprit le SPAS, puis entreprit de nouveau de passer le mur. Des aboiements se firent entendre alors qu'il se redressait au sommet. Là encore, un silencieux aurait été bien utile. Il le nota mentalement. En attendant, il lui fallait trouver un moyen de...
Blaf ! un souffle de vent vicieux l'avait expédié au bas du mur, sur la pelouse de la villa. L'Irlandais entendit une course rapide de ce bon Dieu de canidé lancé à pleine vitesse. Et le fusil à pompe tombé à un mètre de là. Merde ! le chien se jeta sur Seamus et entreprit de lui arracher la gorge à l'aide de sa dentition des plus irréprochables. Le mercenaire parvint difficilement à lui fermer la gueule, puis lui tourna violemment la tête. Un craquement sinistre retentit. Bon Dieu de bon Dieu ! Ses mains étaient sang, et il puait le chien mouillé. Rien n'allait plus. Il lui fallait passer ses nerfs sur quelque chose. Stone. Il aurait intérêt à parler quand il le trouverait. l'Irlandais récupéra le SPAS 12, puis se mit en marche à travers la pelouse vers la villa à proprement parler. Pas de vigiles, ou de sentinelles visibles, mais il restait sur ses gardes. Le petit abri de la porte était éclairé. Seamus s'avança, et ouvrit d'un coup de pied et pénétra dans le hall, le fusil à pompe réglé sur le mode semi-automatique, prêt à rigoler. _________________ Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
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|  | | Maître du jeu

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 | Sujet: Re: Villa Bohemia Ven 27 Juin - 12:43 | |
| Dans la petite maison, il entend ceci parler. D'après les sons, c'est un mec au talkie-walkie."Georg, Martin, qu'est-ce qui se passe? Répondez?" Pas de réponse... Le temps que Seamus s'approche de la pièce pour voir un homme d'une quarantaine d'année vêtu d'une veste bleue avec en gros sur le dos, en jaune "FBI" sous laquelle se laisse deviner un gilet par-balle, le mec reprend son micro. Un autre mec se tient à ses côtés, un MP5 dans les mains. Il est à craindre qu'il y en ai d'autres."Charly, va voir ce que foutent Martin et Georg. Equipe SWAT, tenez vous prêts, notre homme est peut-être déjà entré dans la villa. Aux officiers du DCPD*, préparez vous à bloquer toutes les rues alentours. Police fluviale, attendez mon signal." ça sent le piège tout ça, non? ça fait quoi d'avoir la moitié des flics de la ville sur le dos?________________________________________ *DCPD : DepraCity's Police District |
|  | | Seamus O'Callaghan Courtier - Mercenaire

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 | Sujet: Re: Villa Bohemia Ven 27 Juin - 20:11 | |
| "Nom de Dieu nom de Dieu nom de Dieu nom de Dieu nom de Dieu !!!"Seamus fit trois pas en avant, puis pressa la détente de son fusil en direction du premier type, avant de décaler légèrement le canon vers le deuxième, qui fit un vol plané à travers une fenêtre. Il ne prit pas le temps de vérifier si le premier avait survécu grâce à son gilet pare-balle : de toute façon, le choc l'avait bien sonné, autant que le fait d'être projeté contre un mur par la force de l'arme. Apparemment, il s'était fait entuber. Et ça ne lui plaisait pas. Mais alors pas du tout. Equipe SWAT, police fluviale, DCPD, FBI...est-ce que toutes les polices des Etats-Unis travaillaient pour le Patrimoine ou bien ? A moins que cela ne soit que le résultat de l'identité du Conservateur : s'attaquer à un homme politique était un crime suffisant pour se mettre à dos tous les services de police existant. Et ils semblaient l'attendre. Sûrement les agents fédéraux envoyés au QG de campagne de Stone. Les coups de feu avaient déclenché le branle-bas dans la villa et dans le périmètre. Puis Seamus fut projeté au sol par une force inouï. Il tenta de se relever mais ses membres pesaient chacun trois tonnes. Ses yeux étaient aveuglés par une lumière du blanc le plus pur. Alors il comprit. Gloire à Dieu au plus haut des Cieux ! Il était son messager, et il accomplirait sa mission en ce bas-monde avec détermination. Il se releva. Deux types au sol, et l'autre au bout du talkie qui n'arrêtait pas de hurler qu'on lui réponde. Puis ce dernier se mit à donner des ordres à tout va avant d'éteindre l'appareil de son côté. L'Irlandais s'approcha du talkie encore coincé dans les mains du premier agent, puis le retira à grande peine, avant de presser le bouton de communication : "Le Seigneur a envoyé son ange destructeur ! Mauvaise foi du pécheur ! Ingratitude de l'Humain ! Le temps est venu de châtier tout cela !!!"Hurla Seamus devant l'appareil, avant de partir d'un rire dément. Oh oui, le Seigneur allait tous les châtier. Ca allait être un bain de sang. Ca allait saigner. Le FBI allait saigner. Les flics allaient saigner. Le Patrimoine allait saigner. Il y allait avoir du sang plein le fleuve. Saint Jean avait vu juste. L'Apocalypse était là ! Le mercenaire à présent hystérique s'empara du MP 5 tombé au sol, passa la sangle par dessus son épaule, et sortit de la petite bâtisse. En marchant à grandes enjambées, il se dirigeait vers la villa, en chantant des cantiques et des psaumes. Il passa le SPAS dans son dos et se saisit en main droite de l'ingram. La sangle du MP 5 sur son épaule gauche lui permettait de le maintenir d'une seule main. Cela fourmillait sur la pelouse. Dans la nuit, des ombres fantastiques s'agitaient en hurlant des ordres contradictoire. L'Irlandais arrosait tout autour de lui en poursuivant sa marche et en riant comme un damné. ""Venez à moi, vous tous qui peinez, et vous trouverez le repos !!! Ad majorem Dei gloriam !!!"(Matthieu 11,28 ) Nul doute qu'aucune de ses cibles ne fut atteinte par ces tirs quasi à l'aveuglette, mais cela contribuait au chaos régnant autour de lui. La porte de la villa était toute proche. Seamus se jeta sur la porte et l'ouvrit d'un coup d'épaule. Des gerbes de terres soulevées par des tirs venant de son dos l'entourèrent. Il se retourna pour vider ses armes vers la direction des tirs. Ceux-ci prirent fin, moins parce que les tireurs avaient été éradiqués que parce qu'ils s'étaient couchés au sol pour éviter les rafales. Certains devaient se regarder en se passant l'index sur la tempe. L'Irlandais rabattit les doubles-battants du pied. Ses armes automatiques étaient vides. Il se saisit du SPAS 12, qu'il rechargea de deux balles. Le MP 5 passé dans son dos et le ingram en poche ne seraient plus utile. Pas le temps de ramasser des munitions. Il fallait que ça saigne. Et tout de suite. Le mercenaire monta quatre à quatre l'escalier monumental qui lui faisait face. Les chambres ! Où étaient les chambres ? Les bureaux ? Stone étaient dans sa chambre ou dans son bureau ? Déjà évacué ? Peut-être était-il parti depuis la fusillade dans l'immeuble suivant la rencontre avec la pentarchie de Patrimoine ! Non ! Il était là ! Il devait être là ! Au premier étage, l'Irlandais parvint devant une porte. "Bureau de Mr. Stone" En hurlant, Seamus tira trois coups à travers le bois, puis bouscula la porte de l'épaule, avant de lâcher cinq nouvelles détonations en faisant remuer son canon de droite et de gauche. La fumée créée par tout ce remue-ménage était impressionnante. On n'y voyait goutte. Haletant, le mercenaire rechargea son arme. _________________ Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
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|  | | Maître du jeu

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 | Sujet: Re: Villa Bohemia Ven 27 Juin - 21:28 | |
| Personne... Logique, en même temps : si le FBI préparait une embuscade, ils avaient mis la cible à l'abri. Par la fenêtre, Seamus peut voir les SWAT qui commencent à investir le jardin : y'a au moins une vingtaine de mec, sans compter les patrouilleuses, les bâteaux sur le fleuve... tiens, bizarre : y'a pas d'hélico. ça, c'est une erreur.
Ceci-dit, c'est pas comme si Seamus se trouvait en mesure d'en tirer parti.
Pendant que Seamus regarde dehors, il faillit mourir : heureusement qu'il y avait de la poussière pour voir le pointeur laser du sniper. Alors qu'il se jette au sol pour éviter la mort, le carreau éclate, la balle touche l'Irlandais à la cuisse.
Dehors, un homme hurle dans un micro :"Ici le SWAT, vous êtes encerclé! Vous n'avez aucune chance de vous en sortir vivant. Sortez les mains en l'air!" |
|  | | Seamus O'Callaghan Courtier - Mercenaire

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 | Sujet: Re: Villa Bohemia Sam 28 Juin - 8:40 | |
| Au sol, l'Irlandais rampe hors du champ de la fenêtre. Il s'adosse contre le mur, son fusil serré contre sa poitrine. Un battement vient prendre place dans sa tête, ça résonne et ça tape de plus en plus fort. Il redescend doucement sur terre. Notamment à cause de la blessure à la cuisse : ça fait un mal de chien. Il avait récolté sa dose de balle en Irlande, mais on ne s'habituait jamais à la douleur. Il s'arracha un morceau d'étoffe de son pantalon, déjà déchiré par le tir du sniper, puis s'en fit un garrot, ou quelque chose qui s'en rapprochait. Du moins dans l'intention. Serrer la bande de tissu près de la blessure lui arracha une grimace. Désagréable au possible ces flics. Et voila que l'un d'eux lui enjoint de se rendre. Ben voyons. C'est pour ça qu'il s'était crevé toute la nuit dernière ? pour finir derrière les barreaux ? Bon, avec une villa cernée et une blessure à la cuisse il était plutôt mal parti. Mais pas encore arrêté. Il rampa de nouveau, cette fois vers la porte. Ou ce qu'il en restait. Trois tirs de SPAS ne l'avaient pas arrangé. Arrivé dans le couloir, Seamus se redressa avec difficulté, puis se mit à boitiller. Sans bien savoir où il allait d'ailleurs. Mais peu importe l'endroit, il lui fallait bouger. Il entendit dehors le même type répéter son message. Ils le prenaient pour un dangereux terroriste ou quoi ? il avait juste tué deux types, provoqué une fusillade dans un immeuble qui avait provoquée la mort d'une dizaine d'autre, était venu dans l'intention d'en tuer encore un...oui, ils le prenaient pour un terroriste. Et le mercenaire ne pouvaient leur donner tout à fait tort. Il se dirigeait cahin-caha vers l'arrière de la villa. Il ne savait pas sur quoi ça donnait, mais ça devait bien l'amener quelque part. La porte d'entrée laissa passer une équipe du SWAT dans le hall. Merde. Mieux valait se remuer, les SWAT n'étaient pas des rigolos. Sûrement pas au niveau des SAS, mais certainement pas des rigolos non plus. Le boitillement de l'Irlandais s'accéléra : s'il ne sortait pas de la maison, il était foutu. Il ouvrit une porte et entra dans la chambre, avant de refermer le battant. Sûrement la chambre d'un domestique, si ça existait encore, ou quelque chose dans le genre. Spacieuse mais dénuée de toute décoration par trop luxueuse. Seamus aperçut ce qu'il cherchait : une fenêtre, avec une gouttière qui descendait, à portée de main. Et une fenêtre vierge d'éclairage policier. Pour l'instant. Elle s'éclaira quelques instants tandis qu'un faisceau passait dessus. L'Irlandais se baissa à temps. Afin d'éviter d'attirer l'attention sur ce coin, le mercenaire prit le temps d'ouvrir la croisée à la main. La fenêtre donnait sur une mince bande de pelouse, arrêtée par le haut mur. Derrière le mur se trouvait le fleuve, sillonné lui par la police fluviale, et ses projecteurs qui balayaient la façade arrière de la villa. Une patrouille défila sur la pelouse. Merde. Ils avaient vraiment tout bloqué. Seamus attendit que la patrouille tourne à l'angle de la maison, et que les faisceaux des projecteurs des bateaux lui fiche la paix. Alors il put se saisit de la gouttière et entamer sa descente sur la pelouse. L'arrivée sur une seule jambe l'envoya au sol, mais il se releva bien vite, décidé à ne pas se faire cueillir dans une situation aussi ridicule. Chaque pas lui arrachait un rictus de douleur. Il lui faudrait se trouve un toubib, s'il sortait de ce coin vivant. Il tourna à l'angle de la maison, et jeta un œil vers l'endroit ou était censé se trouver sa moto, dans une haie derrière le mur. Mal barré. La pelouse était parcourue par plusieurs sections, qui allaient et venaient, entraient dans la villa, s'interpellaient, croisaient les recherches. Mal barré, mais pas impossible. Alors qu'ils se remit à avancer, à pas de loup, baissé, il distingua non loin un officier du FBI. Ce dernier était en grande conversation radio avec un de ses supérieurs. Des histoires de légalité, de mandat et autres conneries. Le seul problème, c'est qu'il était entouré de deux types, et que tout ce beau monde se trouvait pile sur la direction pour rejoindre le mur. Bien que ce coin fut en pleine pelouse, à découvert, la nuit les rendaient presque invisibles. Mais décharger son fusil à pompe sur le trio signifiait s'attirer l'attention de toute le reste. Seamus s'allongea quelques instants. Il aurait bien une occasion de passer. Comment s'était-il fourré dans ce merdier ? Ah oui. La mémoire lui revenait à présent qu'il avait le temps de se calmer. Une lumière divine l'avait projeté au sol? L'instant d'après, il avait sombré dans une folie furieuse à la gloire du Seigneur. Il se retourna nerveusement. Manquerait plus que de se faire attraper par derrière alors qu'il surveillait un triumvirat d'agents incapables de s'écarter de sa route. Bon, cette fois ça commençait à lui courir sur le système. Il se releva, saisit son SPAS par le canon, la crosse repliée, et se dirigea, toujours en boitant vers les trois types. Ces derniers avaient tous la tête collée au talkie, ou à la radio, pour essayer d'entendre quelque chose dans tout ce boucan de foire. L'Irlandais put s'approcher assez prêt pour leur rappeler sa présence : il abattit la masse métallique du fusil à pompe sur un premier policier, puis expédia un unique revers dans les mentons des deux autres. Le poids et l'élan de l'arme, accumulés à sa jambe blessé l'expédièrent à plat ventre sur la pelouse. Il jura, puis se releva. Merde, l'un des types n'étaient pas assommé. Seamus s'approcha de lui, puis posa le canon du fusil à pompe sur sa nuque. Il avait l'occasion d'en apprendre de bonnes, avant de reprendre sa course vers le mur. Il distinguait des silhouettes près de la maison, d'autre au portail, mais la nuit le protégeait. pour l'instant. Il chuchota :"Alors, c'est quoi ce bazar ? comment vous saviez que j'allais venir ? il est où Stone ?"Le mercenaire relâcha la pression sur la nuque, afin que le type puisse s'exprimer. Tout de même, un peu. _________________ Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
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|  | | Maître du jeu

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 | Sujet: Re: Villa Bohemia Sam 28 Juin - 16:09 | |
| Le flic prend un instant avant de comprendre que c'est le terroriste qu'ils sont venus arrêter - ou abattre - qui se tenait devant lui..."Vous avez abbatu deux proches collaborateurs d'un ancien sénateur, vous pensiez qu'on allait faire quoi, vous applaudir? Stone est en résidence surveillée, vous n'avez aucune chance de le trouver. Rendez-vous, bordel, vous n'avez aucune chance de vous en tirer : la rivière est saturée d'embarcation, les deux ponts sont bloqués, y'a des flics partout : vous allez crever si vous ne rendez pas les armes!" Il a pas tort, la situation est merdique. Mais bon, c'est la police américaine, hein, c'est pas comme sion était en Europe : c'est tellement le bordel dans leur sevice qu'il y a forcément moyen de s'en tirer. |
|  | | Seamus O'Callaghan Courtier - Mercenaire

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 | Sujet: Re: Villa Bohemia Dim 29 Juin - 11:29 | |
| Lui dire qu'il était coincé rendait l'Irlandais dingue. Sûrement ça qui lui avait apporté la Lumière Divine quelques minutes auparavant. Mais lui dire qu'il était coincé, et le dire avec raison, ça c'était un coup à perdre la tête. heureusement qu'à une centaine de mètre seulement se trouvent des tonnes de policiers, d'agents du FBI et du SWAT, sinon nul doute que Seamus aurait pressé la détente. Pas le moment de perdre la boule. Il lui faudrait sortir de ce coin pourri par les différentes polices. Mais pour aller où ? à quoi cela servirait de se faire la malle, en un seul morceau, si c'est pour se retrouver en ville, sans un endroit pour poursuivre son enquête ? et puis qu'est-ce que c'était que cette histoire de "deux proches collaborateurs" abattus ? il n'avait jamais fait la peau à des politiciens...pas encore...à moins que...merde, le Louvre et Grande Muraille...il parlait d'eux, le flic à terre ? Autour du duo, les faisceaux des lampes oscillaient, les chiens aboyaient et les gradés hurlaient leurs ordres de plus en plus paniqués, à mesure que l'exploration de la villa débouchait sur rien. D'ici peu de temps, ils ne tarderaient pas à se ramener dans le coin. Ca sentait le sapin. Mais avant de partir, il lui fallait des infos. Il enfonça de nouveau l'imposant canon du SPAS 12 dans la gorge du type au sol : "Oui oui c'est ça mon fils, je vais y passer, très bien tout le monde sera content...mais en attendant, où l'avez-vous planqué, le Stone ? en ville ? dans la campagne ? résidence surveillé ? ne t'inquiètes pas pour mon itinéraire de sortie va, si tu ne réponds pas à ma question, d'ici peu ma fuite ne te concernera que de très loin...très, très loin..."Se faire avoir par les flics ne plaisaient à personne situé du mauvais coté de la loi. Et encore moins à Seamus : il était assez imbu de lui même pour se croire toujours plus malin et coriace que les petits policiers, même d'Etat. Mais avoir un tel ego causait de gros dégâts quand ce dernier se retrouvait mis en défaut, dans une telle situation par exemple. Il résista à l'envie de délivrer la détonation du fusil à pompe."Attends les réponses..."Se dit-il... _________________ Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
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|  | | Maître du jeu

Nombre de messages: 288 Date d'inscription: 25/11/2007
 | Sujet: Re: Villa Bohemia Dim 29 Juin - 13:36 | |
| Le flic sentait la panique à plein nez, il suait fort, sa réspiration était compliquée... Il résistait à vrai dire difficilement à prévenir ses collègues."Je n'en sait rien, je ne suis qu'un agent chargé des liaisons entre les différentes polices. De toute façon, y'a au moins cinq hommes armés avec lui, peut-être même des militaires, vous n'avez aucune chance de l'abbatre, ou alors ce serait du suicide... comme me descendre maintenant : si vous tirez, tout le monde saura que vous êtes là et la dizaine de sniper disséminés sur le terrain applaudiront avec entrain votre connerie. Qui siat si l'un d'eux n'est pas déjà en train de demander l'autorisation d'ouvrir le feu? Lâchez moi, bordel, vous ne faîtes qu'aggraver votre cas!" Il aurait du faire négociateur, il est doué pour ça... Mais non, il est chargé de liaison. Peut-être parce que négocier avec diverses polices est plus compliqué que de négocier avec les preneurs d'otages... |
|  | | Seamus O'Callaghan Courtier - Mercenaire

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 | Sujet: Re: Villa Bohemia Lun 30 Juin - 10:30 | |
| Mais qu'est-ce qu'ils avaient tous ? se rendre, il n'avaient que ça à la bouche ! n'empêche que cela n'avançait pas beaucoup le mercenaire. Cinq types, cinq militaires avec lui...dans quoi avait-il mis les pieds ? et le sous-fifre pas foutu de répondre...peut-être même qu'il disait la vérité, peut-être ne savait-il véritablement rien ! dans ce cas, il ne lui restait plus qu'à faire un petit somme...la crosse dépliée du fusil à pompe en pris la responsabilité. Mais ça ne réglait aucun des problèmes présents : il était toujours à sur les côtés extérieurs d'un vaste jardin, avec des tonnes et des tonnes de policiers de Depra, d'agents du FBI ou du SWAT qui le recherchaient...et pas pour faire du macramé...comment Seamus pouvait-il se sortir de cette merde ? se rendre ? et puis quoi encore ? abandonner sa mission ? de toute façon, avec tout ce qu'il avait fait la nuit précédente, c'était direction la chaise illico...non, il n'avait rien à gagner à se rendre. Quitte à mourir, autant que ce soit au combat. Comme il l'aurait fait en Irlande. Il devait bien y avoir un moyen de se tirer de ce merdier...qu'est-ce qu'il avait dit le dormeur du val à ses pieds ? qu'il était chargé des liaisons entre les différents services de polices ? Mince, voila quelque chose qui pourrait lui servir...mais cette fois, l'Irlandais décida de la jouer plus fine qu'une simple prise d'otage. Il s'agenouilla en grimaçant à cause de sa jambe, tout en surveillant les alentours. D'aprè ce qu'il entendait, les SWAT avaient bientôt fini d'explorer la villa. Ils ne tarderaient pas ensuite à se déployer dans les jardins, jusqu'à leurs extrémités, là où se trouvait Seamus. et malgré la nuit, se dernier se retrouverait rapidement plus troué qu'une passoire. Et ce n'était pas dans ces projets. Il se saisit du talkie du type évanoui. Il entendait les différents rapports au fur et à mesure que les recherches débouchaient sur le vide. Il bidouilla quelques boutons pour arriver à se faire entendre :"Du service de liaison à toutes les unités, je répète, du service de liaison à toutes les unités, on a repéré le client : aperçu en train de s'enfuir par les berges du fleuves, que les navires lui empêchent de traverser le fleuve s'il trouve un moyen de locomotion, et que toutes les forces au sol l'appréhende immédiatement ; ne le laissez surtout pas filer !" Les confirmations affluèrent dans le boitier électronique. Les faisceaux se dirigèrent vers les berges du fleuve, des policiers remontèrent dans leurs voitures qui démarrèrent en trombe, les SWAT n'hésitèrent pas à sauter des balcons, tandis que le FBI couraient à toute allure vers le point désigné par "l'agent de liaison". Bon, ça éclaircissait déjà bien l'endroit. Il lui serait plus facile d'atteindre la sortie. Seamus se releva, puis entreprit de rejoindre le mur d'enceinte malgré sa jambe blessée. Des aboiements le firent tressaillir, mais il se rassura quand il prit conscience qu'ils s'éloignaient. L'ascension du mur fut des plus difficiles, et l'Irlandais ne put éviter une chute de l'autre côté. Saloperie de jambe et de tirer d'élite. Quelle intérêt de tirer sur un type qui ne pouvaient même pas riposter ? fumier de peureux...sa moto avait évidemment été repérée et quelques policiers montaient la garde autour. Le mercenaire se saisit de son SPAS 12, puis après s'être approché, couvert par l'obscurité, il pressa la détente à plusieurs reprises. Ceux qui ne furent pas emportés par les décharges de chevrotines se planquèrent derrière des voitures restées sur place. Seamus balança son fusil dans son dos et enjamba le véhicule. Il démarra en trombe, direction le pont. Rouler sans casque était le cadet de ses soucis. Il lui fallait traverser le pont, et se trouver un docteur. La brève fusillade avait sûrement alerté des forces de polices restées en retrait de la traque imaginaire qui se déroulait sur les berges du fleuve, et elles ne manqueraient pas de venir aux nouvelles. Ouais, mieux valait tourner la poignée et gagner la ville, afin de se perdre dans ses méandres. Ses deux arme dans le dos lui battaient les reins. Plus vite... _________________ Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
Dernière édition par Seamus O'Callaghan le Mar 1 Juil - 9:33, édité 1 fois |
|  | | Maître du jeu

Nombre de messages: 288 Date d'inscription: 25/11/2007
 | Sujet: Re: Villa Bohemia Lun 30 Juin - 20:59 | |
| Si personne ne se lance à la poursuite de Seamus, il sent les balles des snipers qui le frôlent... Difficile de viser un mec à pleine vitesse... Ceci étant, un dernier problème se pose à notre Irlandais : lancé à pleine vitesse, il voit sur le pont les girophares des patrouilleuses : trois voitures rangées barrent le passage. derrière, une dizaine d'agents braquent sur lui pistolets, revolvers et fusils à pompe... Difficile de reculer, maintenant : s'arrêter; s'est laissé le temps à un sniper de l'aligner. |
|  | | Seamus O'Callaghan Courtier - Mercenaire

Nombre de messages: 81 Date d'inscription: 13/04/2008
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 | Sujet: Re: Villa Bohemia Mar 1 Juil - 10:15 | |
| "Oups"Ca s'annonçait plutôt mal. Le temps qu'il fasse demi-tour, un tireur d'élite l'alignerait. Ses armes automatiques étaient vides et l'Irlandais n'avait pas pris le temps de chercher des munitions. Et le temps qu'il arrive à portée pour son SPAS et son fusil à canon scié il serait déchiqueté par les tirs du barrages. Et à vue de nez, pas le moindre d'espace pour passer sur les cotés. Soit il faisait demi-tour, mais le délai risquait de laisser un sniper l'ajuster pour lui loger une balle en pleine tête, soit il accélérait et s'empalait sur trois voitures de polices, préalablement troué de part en part par des dizaines de tirs. Pas très engageant comme choix. Il lui restait une solution : un long virage qui l'amènerait à un demi-tour, mais à une amplitude telle que sa vitesse resterait inaccessible pour un tireur d'élite à la recherche d'une cible stable. La route ne lui laisserait sûrement pas assez d'espace pour une telle manœuvre, il aurait à rogner sur les pelouses des nantis de Silver Island. Seamus fit porter son poids sur sa gauche, puis tourna le guidon. Les policiers du barrages ouvrirent le feu : les balles sifflaient aux oreilles du mercenaire en même temps que celles tirées par les snipers. Le véhicule dérapa quelque peu sur l'herbe fraîchement tondue d'une grande villa, mais l'Irlandais parvint à maitriser la moto, avant de tourner la poignée et d'accélérer, droit vers un autre pont qui devait relier l'île au reste de Depra. Le seul problème était qu'actuellement, il se dirigeait droit vers les forces de police qu'il avait orientées vers les berges du fleuves. Mais avec un peu de chance, les types chargés du barrage seraient aller aider les forces à la recherche de Seamus, l'endroit indiqué par ce dernier se trouvant près de leur position. Mouais. Mieux ne valait pas trop compter là-dessus. Le moteur grondait tandis que la moto s'élançait à travers l'île. Il devait se remuer : maintenant que le barrage l'avait aperçu, ils ne tarderaient pas à avertir leurs camarades que la cible se trouvait à moto et qu'elle remontait la route. Le mercenaire croisa d'ailleurs quelques voitures de police, qui entreprirent immédiatement des demi-tours après l'avoir rencontré. A ce rythme, il aurait toute les forces de la loi présente sur Silver Island au cul. Nom de Dieu nom de Dieu...jamais le pont serait dégagé, jamais il ne pourrait sortir de l'île, si ce n'était les pieds devant. Pour tenter de semer les flics, Seamus s'engouffra dans une allée, avant de s'apercevoir que celle-çi menait droit à une villa, avec des murs encore plus haut que ceux de Stone. Et accessoirement, des types en arme. beaucoup, de types en arme. Merde. Où mettait-il les pieds ? En tout cas, les voitures hésitèrent fortement à le suivre dans son chemin. Certaine firent carrément demi-tour, d'autre s'arrêtèrent pour demander des instructions à leurs chef, et celles qui suivaient éteignirent leur jeu de lumières et leurs sirènes. Au bout d'une minute, l'Irlandais était seul sur la petite route, et il s'approchait de la villa. Visiblement, son propriétaire n'était pas un amis des flics. Et il leur faisait peur. Il ralentit son engin, puis l'arrêta. Il mit pied à terre, puis le dirigea à la main, vers un des gorilles qui montait la garde. Sa jambe le faisait toujours souffrir. Lorsque le type l'aperçut, il posa la moto sur sa béquille, puis leva les mains au ciel, afin de montrer qu'il n'avait aucune intention malveillante, malgré l'artillerie qu'il trimballait. Il boita encore quelques mètres vers le type. Merde. Il pouvait voir la petite pancarte au portail de la villa. Un irlandais aussi, apparemment. Mais du genre qu'on n'avait pas envie de rencontrer. Le chef de la mafia, d'après les informations de Seamus. William J O'Sullivan. _________________ Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
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|  | | Maître du jeu

Nombre de messages: 288 Date d'inscription: 25/11/2007
 | Sujet: Re: Villa Bohemia Mer 2 Juil - 10:44 | |
| Ce qui suivit fut rapide et ne laissa que peu de temps à Semaus pour comprendre ce qui se passait. Le gorille en question lui indique de continuer jusqu'à la villa, et de se dépêcher, puis saisissant son talkie, il signala : "Le colis est arrivé, préparez vous à l'opération d'évacuation." Pas vraiment le temps de réfléchir à ce qui allait lui arriver à l'intérieur. Personne pour garder la porte, mais dans le hall, un autre gorille, un talkie à la main."On vous attend sur le toit." A ce moment là, le talkie grésille : "Les SWATS investissent la villa, grouillez vous!" Toujours pas le temps de comprendre ce qui se passe, donc on grimpe (comme on peut, hein, un balle dans la jambe, ça freine) l'escalier sur plusieurs étages, jusqu'en haut. Là, il y a un homme, bien habillé, pas armé et une jeune femme genre prostituée."Bonjour, mister O'Callaghan. Voici Jenny, c'est votre otage, votre hélico vous attend sur le toit." Qu'est-ce que c'est que ce bordel? Mais l'homme ne laisse pas le temps à Seamus de comprendre et il l'emmène imédiatement dans un couloir qui après un dernier escalier débouche sur le toit. Il y a là un hélicoptère civil, portière grande ouverte, deux hommes avec des AK 47 à l'intérieur et Ricardo Dominguez à côtés d'eux."Grouille, holmes, on est pressé, je t'explique à l'intérieur, et n'oublie pas ton otage!" L'hélico démarre, Les deux porte-AK, Ricardo, la fille et Seamus embarquent et l'appareil décolle... Les SWATS investissent au même instant le toit, mettant au sol le mec en costard, mais ne tirant pas sur l'hélico. Ricardo soupire puis sourit : "Puta de merda, amigo, tu t'es foutu dans uen sacrée merda! Tu as eu beaucoup de chance qu'on réussisse à te récupérer, et je dois t'avouer que Carlos jugeait notre tentative trop risquée. Le consortium t'attend pour un rapport : on ne pensait pas que tu remuerais autant de bordel... Ah au fait, tu viens de faire une prise d'otage chez mister O'Sullivan, tu es entré armé, et emmené en otage sa nièce, Kim, ici présente et un pilote d'hélico ainsi qu'un associé - moi-même - pour couvrir tes arrières en annonçant que tu buterait tout le monde si on te poursuivait. O'Sullivan n'est pas au courant, mais ne t'inquiète pas, il devrait accepter la contrepartie qu'on lui offre. Et ce n'est pas vraiment sa nièce, juste une "employée". On la dépose en chemin." La fille en question semble un peu angoissée, c'est pas tous les jours qu'elle favorise l'évasion d'un terroriste au nez et à la barbe d'une centaine de flics. |
|  | | Seamus O'Callaghan Courtier - Mercenaire

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 | Sujet: Re: Villa Bohemia Mer 2 Juil - 12:51 | |
| "Quand les évènements nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs" , disait Clémenceau, un président du conseil français du début du XXe siècle. Seamus aurait beaucoup aimé avoir les capacités de faire cela dans la présente situation, mais là, il s'avouait vaincu : il y avait encore deux minutes, il était poursuivi par la moitié des polices de l'Etat, et il se retrouvait désormais en sécurité, si l'on pouvait dire, dans un hélico, après une mascarade de prise d'otage. Ricardo Domingez lui avait à peu près expliqué la situation, et l'Irlandais resta silencieux quelques instants pour assimiler le tout...bon, le Consortium le soutenait un minimum, c'était des plus appréciables...surtout dans ce genre de métier ! Il étouffa quelques vagues remerciements, tandis que sa tête se remettait des évènements de la soirée. Sa jambe lui faisait toujours un mal de chien. La balle était-elle ressortie ? merde il n'avait pas envie de mettre les doigts pour aller vérifier...il aurait bien le droit à une petite visite médicale après la "réunion" avec le Consortium...du moins il l'espérait ! ah oui, une réunion. Normalement, les dirigeants représentant les vendeurs d'arme illégaux de Depra devraient être assez satisfait de la tournure de l'enquête de Seamus, même si cette dernière avait de plus en plus tendance à se transformer en un bain de sang. Ca, on y pouvait rien : quand les médecins trouvaient les bactéries responsables d'une infection, ils les détruisaient. C'était aussi simple que ça. Sauf que dans le travail du mercenaire, détruire les corps étrangers amenait à découvrir les autres, et à poursuivre le boulot.
L'hélicoptère survolait la ville. Des voitures de polices, gyrophares et moteurs à fond déboulaient des rues et avenues pour se diriger vers Silver Island. Effectivement, Seamus avait quelque peu "remué" Depra. Les risques du métier. On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs. Et puis il avait pas mal avancé : il avait l'identité d'une des têtes pensantes de Patrimoine, et attraper celle-ci mènerait sans doute à une autre, et ainsi de suite. Il ne restait plus qu'à attraper le premier. M. Stone. Le Consortium aurait sûrement des informations à son sujet. Et pourrait fournir de l'aide : les munitions manquaient. L'Irlandais ne se sentait pas rassuré à l'idée de rencontrer les dirigeants de l'organisation qui l'employait. Rencontrer le Patrimoine était plus clair : acquérir des informations, puis les descendre. Là, il allait sûrement subir des remontrances, peut-être avoir droit à quelques félicitations, mais pas question de tirer. Merde, peut-être allaient-ils lui annoncer la fin de sa mission ? maintenant qu'ils avaient l'identité d'un des membres de la Pentarchie de Patrimoine, ils pouvaient s'occuper du reste seul...bof, on verait bien...comme pour répondre à ses questions, l'hélicoptère entama une descente. _________________ Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
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