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 Le Théâtre

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Maître du jeu



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Date d'inscription: 25/11/2007

MessageSujet: Le Théâtre   Lun 7 Juil - 7:58

C'est un immeuble assez classique du quartier. C'est à dire très bourgeois et assez beau. Un escalier permet d'accéder au bâtiment et étant donné que c'est VIP, un tapis rouge a été déposé sur les marches. En haut des marches, il y a deux portails de détection de métaux, pour empêcher que celui qui en veut à la peau de Mr Stone ne puisse entrer avec une arme. A cela, il faut ajouter la dizaine d'agents du FBI dans les lieux et il y a fort à parier qu'il y a une équipe des SWAT en stand-by plus loin.

Une fois les capteurs passés, il y a le choix : au rez de chaussée, accès au bar, au toilettes, à un espace de repos. Des portes donnent accès à la fosse du Théâtre.
Sinon, c'est l'escalier : accès à l'étage, sur lequel des portes donnent accès au balcon. Dans le couloir, on trouve des WC.
Un autre escalier mène au second étage, second balcon. Il y a une porte avec un écriteau : "personnel autorisé uniquement". C'est par là qu'on accède aux hauteurs, là où l'éclairage est réglé.







La voiture s'arrête devant l'entrée, Ricardo répète une dernière fois son briefing.

"Le beretta est dans la cuve d'eau de la troisième cabine (celle du fond) des toilettes pour hommes du second étage. Il est dans un sachet étanche avec un silencieux. Il n'y a qu'un chargeur. Balles perforantes, au cas où tu aies à tirer sur un mec avec un gilet par-balles.
Ensuite, tu dois accéder discrètement aux hauteurs. Le fusil - un HK MSG-90A1 équipé d'une lunette, d'un silencieux, d'un bipied, balles perforantes - est caché dans une caisse de projecteurs vide, la numéro 27. Tu as environ deux heures pour accéder aux hauteurs, prendre le fusil, et tuer la cible. Au cas où tu n'y arrive pas, il faudra utiliser le beretta lorsqu'il quittera la salle.

N'attends pas d'aide de notre part, tu es seul, tu dois t'en sortir seul. Ah, et la moto de l'autre jour t'attend dans une ruelle derrière le théâtre. Voilà les clés. Bonne chance."

Le chauffeur ouvre la porte, Seamus se rend tout d'un coup compte qu'entre le costard qui doit valoir très cher et la voiture haut de gamme noire vitre teintée, il doit passer pour un ponte.
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Seamus O'Callaghan
Courtier - Mercenaire


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Date d'inscription: 13/04/2008

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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Lun 7 Juil - 11:48

D'un air suffisant, Seamus quitte le véhicule, qui démarre immédiatement. Quitte à jouer le riche, autant y aller carrément. Il fit mine d'arranger son costume, en jetant des regards méprisants aux passants. Pour ça au moins, il n'avait pas besoin de jouer la comédie. Instinctivement, il porta la main sur sa poitrine. Son Glock ne s'y trouvait pas. Il avait pris le risque de venir sans armes. De toute façon, il n'aurait pu entrer dans le théâtre au vu des détecteurs. Bon, normalement, tout devrait bien se passer. Il monta les marches, puis passa les portails métalliques, qui se mirent à sonner. Les agents de sécurité s'avancèrent vers l'Irlandais pour faire défiler leurs détecteurs portatifs. Ils retentirent en passant près de la montre, de la boucle de ceinture et des clés de Seamus. Avec de brèves excuses, ils lui firent signe de continuer son chemin. L'intérieur était atrocement chauffé. Qu'est ce qui leur prenait de monter le chauffage à ce point ? Le hall était bondé : des hordes de photographes, de journalistes et de divers amis politiques étaient venu assister à la déclaration de Stone. Ce dernier ne manquerait pas de faire mention des récentes attaques contre sa personne. L'ironie de la chose était des plu savoureuses : se faire assassiner en parlant justement de tentatives d'assassinat...c'était à la limite du ridicule. Encore fallait-il qu'il réussisse. Le beretta se trouvait selon Ricardo aux toilettes au-delà de l'escalier. Il avait à le récupérer, puis à accéder aux étages supérieurs pour trouver le fusil.

Seamus monta les escaliers. Il entendait des discussions venant des différents groupes, attendant le début du discours de l'homme politique. Les rumeurs des agressions subies par ce dernier alimentaient la plupart des échanges. Il atteignit la porte des toilettes rapidement. L'Irlandais la poussa pour découvrir qu'il n'était pas seul. Deux types étaient occupés devant les cuvettes, et un troisième avait choisi la dernière cabine, celle où se trouvait l'arme. Merde. Le mercenaire comptait sur la discrétion : peu importe combien de gens le verrait, s'il ne faisait rien de suspect, il ne resterait rien de lui dans leur mémoire, donc pas de témoignage pour l'enquête de police. Mais s'il restait trois plombe à attendre dans les toilettes que les types s'en aille sans rien faire, nul doute que cela serait assez étrange pour eux, et que cela resterait dans leurs souvenirs. Heureusement, il restait une cabine de libre. Seamus s'y rendit et referma la porte derrière lui. Le type d'à coté sortit après quelques secondes, puis la porte donnant sur le couloir s'ouvrit et se referma deux fois. Bon, les trois types devaient être dehors. L'Irlandais était seul dans la pièce. Il poussa la porte de la dernière cabine, ouvrit la chasse d'eau, avant d'en sortit un sachet en plastique. Le beretta y était. Il s'en saisit, y fixa le silencieux puis le rangea sous sa veste. Il replaça soigneusement le tout, puis sortit des toilettes. Première étape franchie. Il ne lui restait plus qu'a atteindre les quartiers supérieurs, réservés à la technique, et alors Stone vivrait ses derniers instants.

Le mercenaire s'engagea dans le couloir, en direction de l'escalier. Arrivé au deuxième étage, il se mit à la recherche de la porte d'accès à l'éclairage surplombant la salle. Une plaque d'avertissement se trouvait dessus. Aucune importance : après avoir vérifié que personne ne se trouvait dans cette portion de couloir, Seamus poussa la porte. Du moins c'est ce qu'il aurait fait si elle n'avait pas été verrouillé. Evidemment. Un travail ne se passait jamais simplement, il fallait toujours qu'il y ait une couille quelque part. Une ou deux balles de beretta viendrait sans peine à bout de la serrure, et le silencieux serait à même de garder cela suffisamment secret...mais faire ainsi supposerait laisser trop d'indice à une éventuelle enquête : les balles perforantes n'étaient pas utilisées par n'importe qui, de même qu'un pistolet à silencieux. Il devait trouver autre chose. Un employé du coin qui lui ouvrirait gentiment la porte ? Un témoin de trop...ou bien un cadavre, toujours de trop. Non, il fallait un autre moyen...après quelques secondes de réflexions, l'Irlandais avait son plan. Il redescendit d'un étage, tout en restant dans les escaliers, surveillant la porte des toilettes. Ricardo lui avait dit qu'il disposait de deux heures pour le boulot. Ca lui laissait le temps pour ce qu'il voulait faire.

Après plusieurs dizaines de minutes d'attente, ce qu'il recherchait arriva enfin : un technicien de maintenance allait se soulager. Lorsque ce dernier fut rentré dans les toilettes, Seamus sortit des escaliers. Il ouvrit la porte, et remarqua le type occupé devant une cuvette, et non dans une cabine. Parfait. Il dégaina son beretta et abattit la crosse sur l'occipital du technicien. Ce dernier s'affala sans un son, bien que s'aspergeant d'un liquide jaunâtre. Seamus le fouilla sommairement avant de trouver un jeu de clé. Il se saisit du type, ouvrit une cabine, puis l'y place. Certes, cela faisait "un corps", mais le temps que son absence soit remarquée et qu'on le trouve, l'Irlandais serait sorti depuis une paye, sans qu'un témoin ne l'ai vu faire quoi que ce soit d'inhabituel, donc de remarquable. Il ressortit des toilettes et se dépêcha de rejoindre la porte du deuxième étage. Il regarda sa montre. Bon, il lui restait suffisamment de temps. Arrivé devant la porte, il essaya diverses clés avant de trouver celle qui convenait. Il referma la porte derrière lui, puis s'approcha de caisses empilées. Il ne mit pas longtemps à trouver le numéro 27. Il en sortit un superbe MSG-90A1. Une bien belle bête. Il vérifia le chargeur, puis déplia le bipied. Il choisit une position à genou, les deux branches sous le canon reposant sur une large rambarde. Seamus ferma l'œil gauche avant de poser le droit devant la lunette de visée. De sa position, il embrassait d'un regard toute la salle. Le discours avait commencé depuis un bon bout de temps, mais l'auditoire était toujours suspendu aux lèvres du politicien. Il est vrai que son histoire d'homme traqué devait émouvoir. Ce qui allait suivre n'allait pas arranger les choses. Il amena la croix entre les yeux de Stone, puis se ravisa, et la déplaça pour la placer sous le nez du type. Il ne connaissait rien de cet exemplaire de MSG-90A1, et mieux valait prendre le moins de risque possible. Il n'y aurait pas de vent pour dévier le balle, mais un simple petit défaut de réglage au niveau de la lunette pouvait lui faire manquer son coup. C'est pour limiter ces risques d'échec que le mercenaire pressa deux fois la détente : les balles filèrent vers le politicien. La première alla se ficher dans la gorge, tandis que le recul amenait la seconde dans l'œil droit. Les gardes du corps à ses cotés mirent un certain temps à saisir ce qu'il s'était passé : les seuls bruits perceptibles avaient été celui de la cavité cervicale explosant. Ignorant la panique qui se développait à vitesse grand V à dix mètres sous lui, Seamus nettoya rapidement le fusil à l'aide d'un vieux chiffon trouvé ici, avant de fourrer ce dernier dans une de ses poches. Il ôta la sécurité de son beretta, puis le replaça sous sa veste. Maintenant commençait la partie la plus délicate. Il sortit de la salle, au deuxième étage. L'agitation se cantonnait aux étages inférieurs. Bon, il descendit les escaliers, puis se mêla à la foule qui se jetait au dehors. Les détecteurs à l'entrée furent presque jeté à bas par la horde paniquée.

L'Irlandais fut transporté jusqu'à l'extérieur du théâtre. Arrivé à l'air libre, la foule se dispersa rapidement. D'un pas calme, Seamus se rendit dans la ruelle où était censée se trouver la moto. Effectivement, elle l'attendait. Il ignorait comment Ricardo et le Consortium s'étaient débrouillés pour la sortir du bourbier de Silver Island, mais il ne s'en plaignait pas. Il tourna la clé de contact, puis démarra, s'éloignant du théâtre à toute allure.

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Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
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MessageSujet: Re: Le Théâtre   Lun 7 Juil - 14:18

Seamus croise plusieurs voiture de police qui filent dans l'autre sens, puis un gros truck blanc et vert. En effet, le SWAT attendait, mais il fut trop lent à réagir. Seamus quitta la zone agitée puis une voiture se mit à son niveau. La berline de Ricardo. L'homme lui fit un sourire, un signe discret de le suivre puis partit à grande vitesse en direction des docks.

Stone est mort. Le patrimoine sait désormais que nul n'est à l'abri. La fourmilière va paniquer.


--> Rencontre avec l'équipe de soutien (silver island).
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