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 Un appartement sombre pour une réunion discrète

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MessageSujet: Un appartement sombre pour une réunion discrète   Lun 16 Juin - 10:42

Le véhicule s'était stoppé dans un parking sous-terrain. La localisation du lieu était certes imprécise mais une chose était sûr : le véhicule n'avait pas quitté Washington Heights.

Quatre asiatiques - car tous les motards, une fois le casque enlevés se révèlèrent être eux-aussi asiatiques - emmenèrent leur invité jusq'à un ascenceur. Là, Shen Nung s'arrêta.


"Je suis heureux de voir que certains membres de l'organisation savent se défendre seuls et je suis fier d'avoir à escorter un vrai guerrier. Mais pour rencontrer les Conservateurs de Patrimoine, il me faut vous demander de me laisser vos armes, Grande Muraille. Nous sommes là pour assurer votre sécurité et celle des Conservateurs."

L'invitation est d'une politesse consommée mais inflexible : l'homme a repéré les bosses que forment des armes sous un manteau ou dans les poches de celui-ci et désire les récupérer le temps de la rencontre.
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Seamus O'Callaghan
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MessageSujet: Re: Un appartement sombre pour une réunion discrète   Lun 16 Juin - 14:55

"Eh merde..."

Ce qu'il avait le plus redouté ce produisait. Il est vrai qu'il était un peu naïf d'espérer passer sans contrôle de sécurité, mais qui ne tente rien n'a rien. En attendant, il allait devoir leur donner ses armes. Et non seulement le fait de se trouver nu comme un ver au milieu d'une bande d'asiatique allumés et emplis de flingues n'était pas pour rassurer l'Irlandais, mais ne pas pouvoir ramener toutes les armes à Carlos Domingez l'inquiétait encore plus. Toutefois Seamus répondit :


"Attendez une seconde...okay je vous donne mes armes, tout va bien le monde est beau...mais qu'est-ce qui me prouve que vous êtes bien du Patrimoine hein ? Pratique tout ça : vous me déplumez, et quand la porte de l'ascenseur s'ouvre trois étage plus haut je me trouve face à des types surarmés, ou pire, face à des flics ! Non sérieusement, vous accepteriez de laisser vos armes sans savoir où vous allez ? Je me suis déjà farci le voyage sans la moindre assurance d'arriver en un seul morceau, et là vous voulez que j'abandonne ma seule sécurité dans ce coin que je ne connais même pas ?"

Mais Shen Nung demeura inflexible :

"Votre orgueil vous honore, Grande Muraille, mais je me dois de vous rappeler que c'est vous qui avez besoin de rencontrer les Conservateur, pas le contraire. Ils peuvent vous faire disparaître puis reconstruire le réseau, vous n'êtes pas indispensable. Alors il vaudrait mieux que vous obtempériez, avant que nous n'outrepassions nos directives...pour protéger le réseau..."

Tout en parlant, le type avait amené ses mains près de protubérances plutôt suspecte dans son manteau. Seamus étudia rapidement les possibilités : ou bien obéir, leur remettre ses armes, et finir troué à la moindre incartade, ou bien dégainer, arroser la zone...et finir troué tout de même. Il avait connu mieux comme situation. Et pour l'instant il n'avait pas le choix. Au pire, il aviserait. Il écarta le pan droit de son manteau et tendit le fusil à canon scié. Lorsque ce dernier se retrouva dans les mains de Shen Nung, l'Irlandais tendit ses ingrames et son Glock 17. L'asiatique les plaça dans un sac de sport, qu'il lança à un de ses collègues, puis il appela l'ascenseur. La double porte s'ouvrit en grinçant :

"Après vous, monsieur."

Seamus prit quelques instants, puis pénétra dans le box exiguë. Il se posa dans le fond, séparé de l'entrée par Shen Nung et deux autre gorilles. Le reste se mirent faction devant la voiture et le sac. Les porte se refermèrent. Les asiatiques se tenaient tournés vers ces dernières. L'Irlandais pouvait distinguer sur leurs nuques des tatouages rituels qui se terminaient probablement dans tout le dos, des sortes de dragons et autres animaux mythologiques orientaux...des tatouages dans la nuque, et des fourreaux dans le dos, desquels dépassaient des poignées à deux mains, typiques des katanas japonais. Jésus, utiliser des armes blanches au XXIe siècle...qu'est-ce qu'il n'allait pas avec ces types ? Ces lames étaient sans conteste les plus tranchantes au monde, mais s'approcher assez près pour trancher la tête de l'ennemi sans se faire transformer en passoire par une arme automatique tenait plus du miracle qu'autre chose...Seamus ricanait intérieurement. Se servir d'un fusil à canon scié en pleine fusillade lui semblait déjà bien téméraire, mais ce n'était rien comparé à ces cinglés. Des images de films stupides défilaient dans sa tête. Ces mecs étaient-ils capables d'arrêter ou de dévier les balles ? S'il n'était pas aussi stressé par la rencontre qu'il était censé faire d'ici quelque minutes, il leur aurait demandé. Maintenant, il devait plutôt s'occuper de ce qu'il allait lui arriver. Si les Conservateurs connaissaient le visage de Grande Muraille, il était foutu ; désarmé au milieu d'une troupe d'asiatiques complètement ravagés. Si la face du type assassiné quelques heures auparavant leur était inconnue, il avait une carte à jouer : découvrir la tête du réseau en une seule fois. Peut-être même pourrait-il régler l'affaire en une nuit. Et toucher sa récompense.

Machinalement, l'Irlandais passa sa main sur sa cuisse droite, avant de se rappeler que le shotgun ne s'y trouvait plus. Il grinça des dents. Puis une sonnerie stupide d'ascenseur retentit. La double porte s'ouvrit alors sur un couloir :


"M. Grande Muraille, nous sommes arrivés..."

"Je le vois bien...merci..."

Seamus entreprit de faire un pas, mais un des types le dépassa. Un autre se plaça derrière lui, Shen Nung était sur le côté. Il se méfiait toujours. L'étrange cortège se mit en marche entre les murs. Il déambula quelques seconde dans les couloirs, puis s'arrêta devant une simple porte en bois. Shen Nung fit un geste :

"Après vous..."

Pas fâché de quitter la compagnie des gorilles, Seamus appuya sur la poignée.

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MessageSujet: Re: Un appartement sombre pour une réunion discrète   Ven 20 Juin - 9:23

Simple porte en bois, simple porte en bois... d'apparence, oui! En la franchissant, Seamus voit vite qu'il s'agit d'une porte blindée à verrous à barre. A parier que toutes les portes sont comme ça : il y en avait cinq dans le couloir : deux à gauche, deux à droite (c'est par la seconde que Seamus est entré) et une au fond.

Dans la salle où Seamus entre (seul, les asiatiques restent dehors), il fait sombre. Une lampe éclaire faiblement un fauteuil unique, seul décor de la pièce. Une invitation à s'assoire.

Derrière l'irlandais, la porte se referme et des lumières dans les murs éclairent la pièce. Elle est séparée en deux par un muret et une vitre. A coup sûr blindée. Derrière la vitre, il y a cinq fauteuils dans lesquels sont assis cinq personne : quatre hommes et une femme. Derrière l'un des hommes qui porte des lunettes noires et tient une canne, il y a une jeune femme de type arabe, assez mignonne.

Mais décrivons un peu ces personnages : le premier est assez gros, la cinquantaine, habillé d'un costume sobre. Ce n'est pas un inconnu : c'est Mister Stone, le chef du parti d'opposition au maire de la ville et Seamus a déjà pu voir ses affiches sur les murs. La femme à côté est entre deux âge, certainement une métisse asiatique. Elle est bûne, la peau égèrement colorée, des lunettes sur les yeux mais un regard froid. Seamus ne la connait pas. L'autre homme - l'aveugle - est grand, sec, presque sans cheveux. Idem, inconnu au bataillon. Le quatrième Conservateur est de taille moyenne, la cinquantaine, les cheveux grisonnant. Il porte un jean et une chemise rayée. Seamus l'a déjà vu, mais où? Les cinquième est un "natif" certainement de sang pur ou presque. Il est habillé avec un costume très sobre. Idem, inconnu au bataillon. L'aveugle prend la parole.


"Veuillez vous assoire Grande Muraille. Heureux de vous rencontrer de nouveau. Je pense que mes collègues sont heureux de vous voir quant à eux pour la première fois. Il semble que Patrimoine ait été attaqué. Y'a-t-il de gros dégats sur la chaîne?"

Le cul bordé de nouille : le seul mec à avoir déjà rencontré Grande Muraille est aveugle...
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Seamus O'Callaghan
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MessageSujet: Re: Un appartement sombre pour une réunion discrète   Ven 20 Juin - 10:31

Plutôt impressionnante la réunion. Seamus ne se sentait pas à son aise devant ces cinq silhouettes, celles qui dirigeaient un cartel de vente d'arme illégal. Apparemment, personne n'avait encore rencontré la Grande Muraille. L'Irlandais bénit la structure de l'organisation de Patrimoine, si efficace que les dirigeants même ne pouvaient connaître les types du dessous. La question du premier type ne le prit pas au dépourvu, et il avait déjà prévu une réponse. Pas spécialement éloignée de la réalité d'ailleurs :

"Le Louvre -je présume que vous le connaissez- a apparemment été filé par la police. On était censés recevoir une livraison, et ces fumiers de poulets nous sont tombés dessus...et c'étaient pas des rigolos : casques, gilets pare-balles, armes automatiques, fusils à pompe...ils savaient à qui ils avaient affaire, c'est pour ça qu'ils on sortit la grosse artillerie...le Louvre s'est fait plomber dans la fusillade, mais un de nos hommes a pu s'en sortir : il est venu au rendez-vous hebdomadaire que j'avais avec le Louvre, et il m'a averti, maintenant je suis venu nous prévenir : on a les flics au cul, et peut-être quelque chose d'autre..."

Seamus regardaient les visages des Conservateurs. Si jamais il n'arrivait pas à obtenir de ces individus les informations nécessaires à l'éradication du réseau, il aurait au moins les têtes de Patrimoine en mémoire. Il reprit :


"Alors je ne sais ce que vous comptez faire, mais moi je suis prêt à vous aider...dites-moi ce que je peux faire..."

Ce qu'il pouvait faire ? déchirer leurs corps à coup de chevrotine ? leur coller une balle dans la tête ? Ou attendre la réponse en espérant que cette dernière lui permettrait de poursuivre sa route sur les traces du Patrimoine ?

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MessageSujet: Re: Un appartement sombre pour une réunion discrète   Ven 20 Juin - 13:29

Les trois personnes chuchotèrent entre elles. Comme la baie vitrée était totalement hermétique, c'est un système de communication électronique qui permet aux deux côtés de la vitre de communiquer. Système contrôlé par l'aveugle.

De nouveau sa voix se fait entendre lorsque les Conservateurs estiment s'être mis d'accord.


"Grande Muraille, vous êtes chargés de l'approvisionnement en arme du maillon suivant, - feu Louvre - ce serait donc vous qui auriez du être présent à la livraison des armes. A moins que vous ne parliez d'une vente.
De plus, qu'est-il advenu de la jeune femme - l'agent de l'ATF qui se faisait passé pour une prostituée - qui accompagnait souvent Louvre ces temps-ci?"

Le visage toujours impavide des Conservateurs sont rivés sur Seamus. Quel dommage : être en face de la tête de Patrimoine, pouvant selon toute logique favoriser l'élimination de toute la chaîne en dessous, mais ne pas avoir d'arme... Ceci étant, nul doute que le Consortium saura trouver leur identité...
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Seamus O'Callaghan
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MessageSujet: Re: Un appartement sombre pour une réunion discrète   Ven 20 Juin - 15:21

"Oups..."

Le "Bureau de l'alcool, du tabac, des armes à feu et explosifs" était un des services de police fédéraux des Etats-Unis d'Amérique. Et se mettre les fédéraux à dos était bien la dernière chose dont Seamus rêvait. Merde, comment il pouvait savoir ? qu'est-ce qu'elle venait faire là ? travaillait-elle pour l'ATF ? pour le Patrimoine ? en solo tant qu'on y était ? C'était bien sa veine...l'Irlandais réfléchit quelques instants : Grande Muraille était-il au courant pour cette agent ? ou bien aurait-il pris un air outré en apprenant cette nouvelle ? l'Irlandais décida rapidement la seconde solution, plus à même de répondre à ces interrogations concernant la fausse prostituée qu'il avait dessoudé quelques heures auparavant :

"Attendez une seconde...qu'est-ce que c'est que cette histoire d'agent de l'ATF ? qu'est-ce que les fédéraux viennent faire là-dedans ? on est infiltré ou bien elle bossait pour nous ?"

Tout en posant ses questions, Seamus réfléchissait à un moyen de liquider la pentarchie devant lui, tout en en gardant un vivant pour l'interrogatoire devenu rituel. Ses armes se trouvaient plusieurs étages en dessous, et aucun sous-fifre n'était là pour..."fournir" de quoi continuer le boulot. En attendant, il devait se faire passer pour un type dont il ignorait tout. Bon, il s'inquiéterait des problèmes "pratiques" plus tard. Il avait encore son mot à dire :

"Je n'avais pas connaissance de l'existence de cette femme. Et concernant ma présence sur le lieu de la livraison, j'ai pris pour habitude de faire confiance au Louvre pour gérer la logistique et tout cette sorte de chose. Après quelques boulots bien menés, vous feriez confiance à n'importe qui. Enfin bref, il se débrouillait plutôt bien, je n'avais donc pas à passer ma vie avec lui...et tout ça ne change rien au fait qu'on a toujours les flics au cul, et ça ne m'étonnerait pas qu'ils débarquent dans le coin d'içi une heure ou deux...bon Jacky Chan et ses potes pourraient s'en occuper, mais par principe ce ne serait pas mal qu'on avance..."

Trouver un moyen de vider ses chargeurs sur la tête de Patrimoine...Seamus réfléchissait à toute allure et étudiait des possibilités toutes plus farfelues les unes que les autres. Mais sans ses armes, il se sentait plus vulnérable que jamais. Et la conversation commençait à le fatiguer. Il était fait pour l'action, pas pour les discours. Et si jamais il ne pouvait s'occuper des Conservateurs ce soir, il lui faudrait transmettre au Consortium de quoi les identifier. Il réprima un ricanement en s'imaginant demander aux types un appareil photo. Bon, il avait déjà reconnu une tête célèbre dans la ville, et il n'aurait plus qu'à lui rendre visite après tout ça, si jamais la soirée ne voyait pas la fin du Patrimoine, histoire d'avoir les identités des autres. L'Irlandais avait déjà vu un deuxième parmi les Conservateurs, mais il était incapable de se rappeler qu'il il était. Une énigme de plus dans la soirée. Et il était temps que ça se finisse, Seamus commençait à fatiguer intellectuellement. Trop de questions...

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MessageSujet: Re: Un appartement sombre pour une réunion discrète   Sam 21 Juin - 9:46

Les membres de Patrimoine semblent avoir un débat houleux suite à la réponse - ou aux réponses? - de Seamus. Ce ne devait pas être les bonnes. Le "cow-boy" avec son jean, sa chemise et ses bottes prend le téléphone et appelle...
Le coup de fil semble s'éterniser, la tension monte et quelques brides des plus forts éclats remonta jusqu'à Seamus à travers la vitre.


"C'est lui qui nous a prévenu pour la fille, lui qui a averti Louvre que c'était une membre des ATF!"

Puis l'aveugle discuta tranquillement avec le cow boy. Il claqua un coup violent de canne pour faire taire les prises de têtes entre l'homme politique et la jeune femme. Il appuya de nouveau sur le bouton permettant de communiquer avec Seamus.

"J'ai encore quelques questions : petit un : qui êtes vous? Petit deux : pour qui travaillez vous? Petit trois, qu'avez vous fait de Grande Muraille? Petit quatre qu'en est-il de Louvre et de l'agent infiltré de l'ATF, la prostituée qu'il retrouvait tous les soirs?"

Ils ont brûlés la couverture de Seamus... Va falloir s'en sortir maintenant. Ah, pas par la porte, y'a une clé qui vient de tourner dedans pour la vérouiller et défoncer une porte blindée sans explosifs, ça va être coton. La vitre en face ne paraît pas plus amène... Reste donc la fenêtre qui donne deux étages plus bas avec - oh chance - une benne à ordure légèrement sur la gauche. A moins bien sûr que Seamus ne tente de discuter ou la manière forte...
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Seamus O'Callaghan
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MessageSujet: Re: Un appartement sombre pour une réunion discrète   Sam 21 Juin - 12:37

Félicitations, Seamus...à trop vouloir jouer les intellectuels, voila tout ce que tu gagnes...une balle dans la tête vaut mieux qu'un long discours...il aurait mieux fait de passer en force, et ce dès le début. Il n'était pas fait pour le bluff, déjà avec Grande Muraille la chose s'était plutôt mal passée...et là il se trouvait en plein milieu de ses ennemis, apparemment assez échauffés pour le tuer et le laisser pourrir sur place. Et ses armes qui étaient restées en bas, dans le parking souterrain...malin...quoique, avec cette vitre il y avait peu de chance que l'Irlandais puisse flinguer la pentarchie réunie devant lui. Merde. Lénine aurait demandé "Que faire ?"...Seamus avisa la fenêtre sur le coté. Mouais. Vu le trajet en ascenseur, il devait être à deux voire trois étage, et sauter comme ça sans savoir ou l'on va atterrir n'était pas du goût de l'Irlandais. D'un autre côté, il n'avait pas beaucoup d'autre solutions. Discuter ? désolé les gars s'était involontaire ? je me suis trompé de personnes ? c'est pas ici les alcooliques anonymes ? Il était brûlé de toute façon, quoi qu'il fasse : ceux d'en face ne savaient pas à qui ils avaient affaire, mais ils avaient pris conscience que ce n'était pas Grande Muraille qui les baratinait depuis un quart d'heure. Il pourrait gagner du temps en répondant aux questions, mais il était tout à fait hors de propos de balancer ses employeurs. Les seuls renseignements qu'il pouvait leurs donner, à cette brochette de dirigeants, concernaient l'état du Louvre, de cette agent de l'ATF, et de la Grande Muraille. Pas terrible, les nouvelles. Du moins pour le Patrimoine. Et pour lui aussi, si ses réponses ne leur plaisaient pas...Seamus se fendit d'un sourire. Pur effet dramatique pour cacher sa déconfiture :

"Le Louvre et son amie fédérale se reposent...une balle dans la tête fatiguerait n'importe qui...quant à la Grande Muraille...ben ma foi, il se trouvait encore en un seul morceau quand je l'ai quitté...avec quelques trous par-çi par-là mais rien de grave...ah si j'oubliais : il est mort."

Miracle de la rhétorique : la pentarchie se mit à bourdonner, seul l'aveugle gardant un calme apparent. Réfléchir. L'Irlandais fit la liste des priorités pour la minute à venir : sortir de cette pièce, récupérer ses armes, puis les essayer sur les cinq zozos face à lui. En faisant fi des contraintes matérielles que représentaient les asiatiques amateurs de samouraïs, la porte blindée et la vitre pare-balle. Envisagé sous cet angle, le boulot lui apparaissait comme beaucoup plus simple et agréable. Quand on préparait un plan, on ne voyait pas encore les types en face qui vous arrosaient à coups d'armes automatiques. Bon. étape n°1 : sortir de la pièce. Et il n'y avait pas trente solutions : Seamus bondit sur ses pieds et s'élança vers la fenêtre.

"La vérité vous rendra libres."

(Jean 8,32)

La vitre céda plutôt facilement face au poids de l'Irlandais en pleine course, mais ce dernier grimaça de douleurs quand il sentit une douleur au visage et aux bras, et plus encore quand il atterrit dans une benne à ordure. Le Seigneur sourit aux audacieux. Du moins presque, se corrigea-t-il en sentant ses bras et ses jambes ankylosés par la chute de près de deux étage. La benne l'avait sauvé de la mort, mais ne lui avait pas épargné la douleur. Il se débattit dans les ordures, avant de sortir du conteneur en roulant lourdement au sol. On ne le reprendrait plus à sauter d'une fenêtre. Avant de se mettre en marche, il fouilla quelques instants dans la benne. Se retrouver face à la bande d'asiatique sans rien n'était pas de son goût. Sa main finit par se refermer sur une barre d'acier, grande comme son avant-bras. Mieux que rien. Seamus se mit à trottiner en boitillant, faisant le tour de la bâtisse qui avait abrité la conversation qu'il tenait une minute plus tôt. Après quelques dizaines de secondes, l'entrée du parking souterrain s'ouvrit à lui. Des voix se faisait entendre des profondeurs.

"Ah oui..."

Problème n°2 : ses armes n'étaient pas seules. l'Irlandais franchit le porche puis s'avança dans l'étendue aux lumières faibles, vers les voix. Celle-ci semblaient être relativement calme. Avec un peu de chance, Seamus pourrait s'occuper de ses armes sans que les types ne soient particulièrement sur leurs gardes. Enfin, il put les apercevoir : quatre gorilles, qui discutaient avec animation devant la porte d'ascenseur. Merde, ils étaient redescendus. Le sac de sport contenant ses petits amis se trouvait sur le capot de la voiture. Bon, tout d'abord, parvenir à s'approcher. Se couvrant des différents véhicules qui se trouvaient là et de l'indigence de la luminosité, l'Irlandais parvint à une dizaine de mètres des asiatiques. Deux d'entres eux avaient allumés des cigarettes, et leurs armes, blanche ou automatiques se trouvaient encore rangées. un bon point pour Seamus. Il lui fallait encore s'approcher...mais un des types se baladait autour de la voiture sombre qui avait amené l'Irlandais sans ce coin. Ce dernier fouilla ses poches de sa main libre, et mit quelques instants à réunir ce qu'il voulait : des pièces, presque un dollar en petite monnaie. Il les projeta avec force sur la double-porte métallique de l'ascenseur. Les asiatiques stoppèrent immédiatement leur conversation et, les mains posées sur les crosses de leurs armes, il se tournèrent vers la provenance du bruit. L'un d'entre-eux s'avança lentement, sur ses garde vers la porte d'ascenseur, tandis que les autres l'observaient d'un air inquiet. Seamus s'approcha à pas de loups derrière le véhicule noir. Ses armes étaient à portée, mais il ne pourrait s'en emparer en étant assez discret. Et puis la subtilité commençait à lui taper sur le système. Il se redressa, fit trois pas vers l'asiatique le plus proche, dégaina son katana, puis abattit sa matraque d'acier sur l'occiput de sa victime tandis qu'elle fit mine de se retourner. Le type ne laissa pas échapper un cri de douleur, assommé, voire pire, dans l'instant, mais le bruit métallique avertit évidemment les trois autres qui se retournèrent dans l'immédiat : l'Irlandais poursuivit sur sa lancée en projetant avec force son arme vers le type le plus proche. Ce dernier reçut la barre dans le sternum et un bruit de craquement écœurant se fit entendre. Le troisième arma sa mitraillette, mais le katana vint se ficher dans l'estomac, tandis que le dernier se mit à arroser la zone où se trouvait Seamus, se dernier s'abritant précipitamment derrière la voiture noire. Les vitres explosaient au-dessus de lui, les pneus s'affaissèrent, et des morceaux de métal chauffés à blanc s'abattaient sur le chef de Seamus. Se dernier se risqua à laisser sa main droite errer sur le capot à la recherche du sac de sport. Voyant cela, l'asiatique orienta ses tirs enragés vers l'avant de la voiture, mais ne put empêcher la disparition du sac derrière cette dernière. L'Irlandais l'ouvrit rapidement, en sortit le fusil à canon scié, vérifia le chargement, et rabattit le canon d'un mouvement du poignet, puis attendit que l'orage de grêle se calme. Mais l'asiatique ne l'entendait pas de cette oreille : décidé à surprendre Seamus, il s'avança vers la voiture, ne tirant plus qu'au coups par coups afin d'empêcher l'Irlandais de riposter, puis sauta sur le capot prêt à faire feu...et ne rencontra que le vide :sa cible n'était plus là. Aux aguets, l'asiatique se laissa tomber à l'endroit où aurait dut se trouver Seamus, regardant partout. Sauf derrière lui, où, étant passé sous la voiture, l'Irlandais s'était redressés, le bras droit tendu, avec au bout les canons juxtaposés fixant le type :

"Requiescas in pace..."

Seamus pressa les deux détentes pour faire bonne mesure. Le sang et les morceaux épars du crâne furent projetés sur plusieurs mètres tandis que le corps décapité s'effondrait. L'Irlandais rechargea son arme puis la rangea à son holster. Il acheva méthodiquement d'une balle dans la tête les trois autres gorilles assommés ou qui gémissaient au sol. Il replaça son Glock sous son manteau, puis se saisit des deux ingrams. Il appela l'ascenseur, puis pressa le bouton n°2. Soit il serait déchiré dès l'ouverture des portes par les tirs ennemis, soit l'ensemble des hommes de Patrimoine auraient quitté la place. Sa jambe le faisait toujours souffrir, puis il remarqua que ses mains étaient en sang, probablement à cause du passage à travers la vitre. Il était temps que ça s'achève.

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Dernière édition par Seamus O'Callaghan le Dim 22 Juin - 10:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un appartement sombre pour une réunion discrète   Dim 22 Juin - 7:22

Bon, ça s'est fait. Et ça s'appelle se sortir de la merde avec brio... ou presque.

Parce que l'ascenceur arrive. Et en plus, il est vide. Par contre, derrière; c'est moins vide : quatre motos s'arrêtent et les motards braquent tous leurs jolis ingram sur Seamus. Et ça commence à partir de suite... Notre Irlandais n'a que le temps de se jeter de nouveau derrière la voiture pour éviter de mourir criblé de balle mais dans sa roulade, il en perd un de ses ingrams qui roule à une dizaine de mètres, en pleine zone découverte. Bientôt les coups de feu s'arrête (en fait à peine après que Seamus se soit jeté derrière la voiture) : ben oui, les ingrams, c'est sympa, c'est petit ça tient dans une veste, par contre ça se vide en moins d'une seconde... gênant, hein?

Ceci dit, nos Yakusa ne sont pas toalement stupide, l'un d'eux sort un flingue (un petit pistolet automatique, certainement de type beretta ou browing HP) et tire sur la voiture pendant que ses compagnons se dispersent derrière les pilliers de béton armé du parking pour recharger. L'ascenceur commence à se refermer, il va falloir prendre une décision. Et vite...
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MessageSujet: Re: Un appartement sombre pour une réunion discrète   Dim 22 Juin - 14:07

Ce qui restait des vitres de la voitures tombèrent en cascades sur les épaules de Seamus, à moitié allongé derrière le véhicule. C'était bien sa chance...il fit passer son ingram restant dans sa main gauche et se saisit de son Glock 17. Quatre types en face, tous équipés d'armes automatiques, c'était plutôt mal barré...et la porte allait s'achever de se fermer. Soit il restait et essayait de s'occuper de ses nouveaux amis, soit il entrait dans l'ascenseur, avec le risque de se retrouver avec trente balles dans la peau. De plus, avoir quatre yakuzas sur ses arrières n'était pas du goût de l'Irlandais. Mais d'un autre côté, avec le temps qu'il passerait à se débarrasser d'eux -sans l'assurance qu'il y arriverait- la pentarchie de Patrimoine aurait tout le loisir de se tirer...ou de faire venir des renforts par l'ascenseur si les bruits de la fusillade leur parvenait. Les options n'étaient pas terribles, mais son envie d'action prenait le pas. De plus, pas question de revenir chez Domingez avec une arme en moins : il serait capable de lui retenir sur sa récompense !
L'orage se calme quelques instants, mais Seamus ne put en profiter à cause d'un des types continuant d'arroser la voiture pour l'empêcher de riposter. Et pendant ce temps, les trois autres se faufilèrent derrière des piliers pour recharger. Refaire le coups du passage sous la voiture pourrait être fatal face à quatre adversaires, il allait devoir trouver autre chose. La porte de l'ascenseur se referma. Bon, au moins il n'avait plus le choix : s'était lui ou eux. Quand les tirs de pistolets s'arrêtèrent, les ingrams prirent le relais. Avec ce petit jeu, l'Irlandais risquait de passer le restant de sa vie derrière une voiture de plus en plus amochée. Si elle n'explosait pas dans les secondes qui venaient ! Il lui fallait sortir de ce coin, ramasser son arme et se trouver un petit pilier apte à l'accueillir. il passa son pistolet dans l'ouverture qui cernait jadis une vitre malgré la grêle de balle, puis fit feu vers les piliers : les projectiles arrachèrent des volutes de poussières et des petits gravats sans faire le moindre aux tireurs qui s'abritèrent, mais cela permit à Seamus de se relever et de, tout en continuant à faire feu pour empêcher les types de sortir de leur couvert, de se diriger en courant vers son arme tombée plus tôt. Arrivé à son niveau, son chargeur, pourtant conséquent, vint à se vider totalement : il tendit alors le bras gauche et pressa la détente du ingram, arrosant la zone des tireurs sans aucun souci de faire mouche. Il ramassa le deuxième pistolet-mitrailleur, puis se mit à couvert derrière un pilier par une roulade pour le moins disgracieuse. l'Irlandais rechargea son Glock puis le rengaina, avant d'enclencher un nouveau chargeur dans l'un des deux ingrams. L'orage des mitraillettes reprit et vint cerner le couvert sommaire derrière lequel s'abritait Seamus. il avait récupéré son arme, mais cela ne l'avançait pas plus dans sa situation. Les quatre d'en face étaient toujours en vie et bien décidés à se faire la peau du mercenaire esseulé. Le type le plus proche était celui qui s'était occupé de couvrir ses compères alors qu'il rechargeaient. Si leur petit manège continuait de la sorte, il y aurait peut-être une occasion. Les tirs sporadiques de l'Irlandais répondaient aux longues rafales de deux secondes, alors que le type au pistolet empêche celui-là de s'avancer. Bon, la prochaine séquence serait la bonne. Les quatre ingrams firent feu dans un bel ensemble, amaigrissant encore le pilier derrière lequel se cachait Seamus, puis ce dernier passa à l'action quand le pistolet prit le relais pendant le rechargement général : par petites rafales de deux ou trois balles chacune, il força l'asiatique à se mettre à couvert. L'Irlandais sortit alors de derrière son pilier et se dirigea vers sa cible : les ingrams se vidaient peu à peu pour empêcher le type de riposter, puis arrivé à porté, Seamus laissa tomber son arme de sa main droite, écarta le pan de son manteau et dégaina le fusil à canon scié : la première décharge de chevrotine vint frapper le pilier, puis le mercenaire se décala d'une roulade et libéra la deuxième détonation sur l'asiatique qui fut projeté à plus d'un mètre à découvert malgré sa position accroupie.
Les trois autres pistolets-mitrailleurs prirent de nouveau pour cible l'Irlandais, qui se jeta de nouveau à couvert à la place du yakuza. Il rechargea son shotgun puis ramassa son ingram dans lequel un nouveau chargeur vint prendre place. Son dernier. Chouette. Le cadavre se trouvait à découvert et il était hors de question d'aller récupérer des subsides. Le fusil à canon scié retrouva sa place sur la cuisse de Seamus, et les pistolets-mitrailleurs revinrent dans les poches. Les mercenaire prit en main le Glock 17. Les trois restant se trouvaient à une vingtaine de mètre, chacun derrière un pilier. Cette fois les tirs étaient plus sporadiques, permettant aux rechargements de se faire les uns après les autres...et empêchant l'Irlandais de se déplacer à sa guise. L'écho des détonations dans le parking ne manquerait pas d'attirer quelques mecs en plus...peut-être même la police...maintenant que l'ATF se retrouvait mêlé à ça, on pouvait craindre le pire. Tenant son arme à deux mains, Seamus se pencha, puis tira consciencieusement vers les flammes s'échappant des canons d'en face. Celles-là s'éteignirent, leurs propriétaires ne prenant pas le risque d'être touchés, permettant à l'Irlandais de s'avancer d'un pilier. Six ou sept balles pour progresser vers les types à chaque fois, et il se retrouverait rapidement à sec. Il était temps de finir le tout, en augmentant la dose de risque.

"Venez à moi, vous tous qui peinez, et vous trouverez le repos."
(Matthieu 11,28 )

Les deux mains serrées sur la crosse du pistolet, le mercenaire ouvrit de nouveau le feu, alternant les tirs vers sa gauche et vers sa droite pour maintenir les yakuzas derrières leurs piliers. Mais l'un d'eux se jeta brusquement à découvert et ouvrit le feu en se redressant : Seamus s'arrêta et visa soigneusement, cerné d'étincelles et de gerbes de poussières ; puis quand le chargeur de l'asiatique s'acheva, l'Irlandais pressa la détente, expédiant une balle sous l'oeil droit du type. L'ancien membre de l'IRA connaissait les armes. Et il était de notoriété publique que les ingrams en tir continu étaient aussi précis que pouvait l'être un gangsta des rues complètement saoul. Son rythme cardiaque s'était considérablement accéléré, mais au moins il ne s'était pas arrêté comme celui d'en face. De nouveau à couvert, Seamus pouvait entendre les deux derniers asiatiques jurer abondamment, puis se remettre à arroser la zone.

"Jamais ils ne tombent à cours de munitions ceux-là ?"

Comme pour répondre à cette attente, le bruit des ingrams s'éteignirent sans reprendre quelques secondes après. Le mercenaire risqua un coup d'œil hors de son abri, juste à temps pour voir les derniers types dégainer leurs katanas et courir en hurlant vers lui. l'Irlandais sourit, puis après un rapide signe de croix, sortit de sa cachette : il visa posément et logea deux balles dans le thorax du premier asiatique qui s'écroula en lâchant son arme, puis il tourna son Glock vers le deuxième. En récitant mentalement une prière, Seamus pressa deux fois la détente. Rien. Ah oui...recharger une arme pouvait être utile...Le katana siffla dans l'air, forçant le mercenaire à se jeter au sol sur le dos pour l'éviter. Le Glock glissa sur le sol bétonné. Avec un cri de triomphe, le yakuza leva bien haut sa lame prêt à achever son adversaire, qui se ressaisit rapidement : il donna un violent coup de pied dans le genou gauche de l'asiatique, qui se retourna dans un bruit écœurant. Le type lâcha son katana et s'écroula dans un cri de douleur. l'Irlandais se releva, ramassa son pistolet dans lequel il enclencha un nouveau chargeur, puis il le pointa vers le visage de l'asiatique au sol, qui le fixait d'un regard de défi :


"Croyez que vous avez reçu ce que vous demandez, et cela vous sera donné" (Marc 11,24)

La détonation résonna dans le parking désormais silencieux. Le mercenaire fouilla rapidement les corps, à la recherche de chargeurs pour ses ingrams, puis appela de nouveau l'ascenseur. Si avec ça les têtes pensantes du Patrimoine étaient encore en haut, c'est qu'il avait une chance inouï. Il tourna la tête pour contempler les cadavres derrières lui. Du moins plus de chance qu'eux.

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MessageSujet: Re: Un appartement sombre pour une réunion discrète   Dim 22 Juin - 15:43

Comment ne pas avoir de problème avec l'Unesco après avoir foutu en l'air les Guerriers du Tombeau de Shi Huang? Enfin, pas tous : parmi tous ces combattants, il en manque toujours un : Shen Nung... A parier qu'il est en haut, en train de couvrir la retraite de ses patrons...

Ceci étant, huit cadavres, c'est bien. Surtout qu'en fouillant le tout, il a trouvé trois chargeurs d'ingrams... Par contre, pas pour le glock. Ceci dit, du 9mm, c'est du 9mm, tant qu'on ne met pas du 9x19mm luger à la place de 9x21 IMI...
Et étant donné qu'il s'agit d'un beretta 92, et non d'un 98, il s'agit donc de 9x19mm, tout comme le glock 17... En bref, il suffit de vider manuellement le chargeur du Beretta pour remplir celui du glock... Elle est pas belle la vie?

Ceci étant, ça va prendre du temps... Or Seamus n'en a pas beaucoup... A, le monde est vraiment mal fait!
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MessageSujet: Re: Un appartement sombre pour une réunion discrète   Dim 22 Juin - 17:29

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent. Seamus n'avait pas le temps de rechercher de quoi alimenter son Glock, il lui restait un chargeur délesté d'une balle, mais il lui faudrait se débrouiller avec ses ingrams et son shotgun. Il entra dans la cabine, puis appuya sur le bouton du deuxième étage. Au vu de sa chute, la réunion des Conservateurs devait se faire dans ces eaux là, il n'avait pas vu quel étage avait été sélectionné par Shen Nung et ses gorilles. Ah oui. Shen Nung. L'Irlandais savait bien qu'il oubliait quelque chose. Il devait se trouver dans les étages, à s'occuper de mettre ses patrons en lieu sûr. Ou à l'attendre au tournant pour le truffer de plomb. Encore du sport en perspective...si on lui ne laissait le temps : rien de plus facile que d'attendre un type à la sortie de l'ascenseur et de le farcir de balles d'automatique dès l'ouverture des portes. Il lui faudrait faire gaffe à cela. Il se saisit d'un ingram dans chaque main, en attendant patiemment que l'ascenseur daigne rejoindre le deuxième étage. Le bourdonnement continu instaurait paradoxalement une sorte de calme dans la cabine, qui contrastait avec la tuerie qui venait d'avoir lieu, et avec celle qui viendrait peut-être. Une petite mélodie lui annonça l'arrivée prochaine : le mercenaire se colla dans le petit renfoncement avant que le portes ne s'ouvre. Les deux composantes de celle-çi s'écartèrent dans un sifflement. Soit une bande d'allumé l'attendait pour l'alourdir de quelques kilos de métal, soit le couloir était désert...et alors cela signifierait que les Conservateurs étaient prêt à mettre les bouts. L'un comme l'autre ne plaisait pas tellement à Seamus. Il était venu pour s'occuper d'eux, en garder peut-être un ou deux pour un interrogatoire, mais il n'était pas question de les laisser s'enfuir. Il passa la tête pour regarder ce qui se cachait dans le couloir du deuxième étage.

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MessageSujet: Re: Un appartement sombre pour une réunion discrète   Lun 23 Juin - 10:29

Le couloir est vide. On pourrait croire que rien n'a bougé, si ce n'est que la porte blindée au fond du couloir est entrouverte. Il n'y a pas un bruit dans le couloir si ce n'est celui du rideau de la pièce où se trouvait précédement notre Irlandais qui bruisse légèrement dans le vent...

Ah, tiens, si, là, ce petit bruit... Non, il n'a pas entendu? Tiens, et celui-là, ce petit craquement d'une latte de bois du plancher, derrière cette porte blindée entrouverte...

Il y a donc quelqu'un dans ce couloir... ça devient dangereux de s'y aventurer... Mais le risque en vaut la chandelle... Enfin, il faut l'espérer.
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MessageSujet: Re: Un appartement sombre pour une réunion discrète   Lun 23 Juin - 13:54

Doucement...pas le moment de se faire plomber...les index crispés sur les détentes de ses armes, Seamus se prépara à entrer dans le couloir. Quelques menus bruits prouvaient la présence de quelqu'un...voire de plusieurs personnes. Il pouvait distinguer la porte blindée légèrement ouverte. Merde : les Conservateurs s'étaient peut-être déjà fait la malle. Dans ce cas, il n'y avait plus de temps à perdre : l'Irlandais pivota pour se trouver face au couloir tout en crispant ses doigts ; un déluge de feu emplit l'allée, avant que les deux chargeurs ne se vident en moins de trois secondes. Seamus rechargea, puis pénétra dans le couloir. Il ne lui restait qu'un chargeur pour ses pistolets-mitrailleurs, mais il s'en accommoderait. La fumée et la poussière provoquées par les tirs se dissipèrent lentement, laissant apparaître un paysage ravagé par une centaine de projectiles : les murs de mauvaise qualité ainsi que le papier peint avaient été dévasté. Puis des balles sifflèrent aux oreilles du mercenaire qui se jeta sur le dos par réflexe, avant de ramper peu gracieusement vers le renfoncement qui l'avait abrité dans l'ascenseur. Il bloqua ce dernier en pressant le bouton d'alarme. Des détonations d'arme à feu résonnaient depuis l'autre bout du couloir, et des impacts faisaient pleuvoir des étincelles sur ses épaules. Nom de dieu, c'était pas passé loin. Merde il y avait pourtant huit cadavres dans le parking, et selon ses souvenirs, il s'agissait bien du nombre de motards qu'il l'accompagnaient au sortir du casino. Shen Nung. Encore un beau taré à éliminer, et dans une situation on ne peut plus détestable : un long couloir à parcourir à découvert, et il n'avait même pas pu cerner d'où venaient les tirs. L'asiatique pouvait être au bout de l'allée comme une cible de foire ou dans la pièce où s'était tenue la conversation avec la pentarchie de Patrimoine. Le premier cas serait du pain béni pour l'Irlandais, le deuxième le clouerait dans l'ascenseur pour un bon bout de temps...définitivement peut-être. Les claquements métalliques et les détonations cessèrent quelques instants, permettant au mercenaire de jeter un coup d'oeil dans le couloir. Shen Nung n'y était pas, et la pièce derrière la porte blindée devait sûrement l'accueillir. Bon, il devait couvrir la retraire de ses employeurs. Un beau duel en perspective. Même s'il n'avait encore aucune idée de comment l'achever, tandis que le yakuza ouvrait de nouveau le feu comme un damné. Comment parcourir à la course un couloir totalement à découvert sans se retrouver avec dix kilogrammes de plombs entre les côtes ? Si Seamus avait pris des grenades, le problèmes aurait été réglé plutôt aisément. Il se promit cet instant de vaincre sa peur pathologique d'en porter sur soi. Dès qu'il sortirait de cet immeuble en un seul morceau. Bon, celui d'en face était équipé d'une arme automatique à la cadence de tir impressionnante au vu de la rapidité avec laquelle les chargeurs se vidaient, sans doute un ingram, comme ses collègues désormais refroidis et son adversaire dans l'ascenseur.
Dans la pièce, adossé contre le mur, Shen Nung rechargea son pistolet-mitrailleur. Si ce petit con voulait faire le malin avec le Patrimoine, il lui en donnerait pour son argent. Il se tourna de nouveau vers le couloir puis arrosa la pièce de l'ascenseur en bout de celui-çi. Bordel, il devait se planquer sur les côtés des portes, un renfoncement inhérent à toute cabine d'ascenseur, dont la masse de métal résisterait à un tir de fusil à pompe. En attendant, il était bloqué dans son abri et il n'avait aucune possibilité de parcourir le couloir : ce dernier n'offrait aucun renfoncement si ce n'étaient les portes, mais le type qui s'était fait passer pour la Grande Muraille n'était sans doute pas assez stupide pour prendre le risque de courir à découvert pour ensuite se retrouver devant une porte peut-être fermée. Et il n'avait toujours pas tiré un seul coup de feu, à l'exception de son entrée en scène plutôt bruyante. Shen Nung laissa échapper un rire nerveux : il avait des munitions à revendre, et l'autre n'aurait d'autre choix que de se rendre, et rapidement. Il tira une longue rafale qui vida en quelques secondes son chargeur, puis entreprit de réapprovisionner son arme. Il allait de nouveau pivoter quand des balles vinrent se ficher dans l'entrebâillement de la porte blindée. Puis ce fut un déluge de fer qui vint cerner Shen Nung, qui n'eut d'autre choix que de rester dos au mur, à l'intérieur de la pièce. Il arborait un sourire au lèvres : sûrement une réaction de désespoir, le type tentait de toucher son ennemi en arrosant la zone sans viser. Tactique stupide...le yakuza vérifia machinalement son arme en attendant que la tempête se calme. Celle-çi prit fin rapidement. L'asiatique se prépara à se tourner vers le couloir, quand une détonation bien plus forte que toutes les autres se fit entendre. Shen Nung s'interrogea quelques instants sur la provenance de cette détonation, quand il vit sur la porte blindée qui lui faisait face une trace de sang impressionnante. Puis une douleur cuisante lui vint de l'abdomen. Pressentant ce qu'il allait y trouver, le yakuza baissa les yeux : son ventre avait été déchiré par une double décharge de chevrotine. Derrière lui, le mauvais bois du mur été percé d'un trou à la forme irrégulière et à la taille impressionnante.
Le mercenaire rechargea tranquillement son fusil à canon scié. Il avait rapidement récité une courte prière avant de tirer à travers le mur. Il avait eu quelques frayeurs en courant à travers le couloir, de peur que l'asiatique brave le déluge de feu pour arroser son ennemi, mais cela c'était plutôt bien passé. En revanche, il n'avait plus qu'un chargeur pour deux ingrams. L'Irlandais s'accroupit auprès de Shen Nung, et fouillait ses poches de sa main libre. Le yakuza essayait d'articuler des sons, mais le trou béant de son abdomen devait influencer ses capacités locutrices. Un brin.
Bon, les Conservateurs maintenant : envolés, ou prêt à recevoir l'absolution, par le fer et le feu ?

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MessageSujet: Re: Un appartement sombre pour une réunion discrète   Mar 24 Juin - 9:58

C'est le bruit de l'ascenceur qui sauva Seamus : ce petit "ding" signalant que les portes se refermaient. L'Irlandais regarda ce qui se passait : l'ascenceur redéscendait. Mais le plus grave était le mec au SPAS 12 qui était dans le couloir. Il avait attendu tout le long de la fusillade dans la pièce où la rencontre avait eu lieu... Mais le pire, c'est que c'était Shen Nung...

Pas le temps de comprendre, l'Irlandais du se jeter derrière la porte blindée avant que le SPAS n'arrache un morceau énorme de mur... Première note : il tire à balle. Modèle pour la chasse à l'orignal, rien que ça. Peut-être même des balles explosives. Si l'ascenceur s'était mis en marche trente secondes plus tard, le sang de seamus aurait rejoint celui de Shen Nung sur la porte.
Par contre, il faudrait réussir à comprendre comment Shen Nung peut à la fois agoniser devant la porte et se tenir debout avec un SPAS 12 dans le couloir...

Ceci étant, Seamus peut se rendre compte que la grande pièce devant lui est vide : c'est un salon tranquille, avec une porte qui donne de l'autre côté de la vitre blindée, là où se trouvait les Conservateurs précédement.


"Guerrier! Tu te bats bien, mais tu n'est pas de poinds à tuer Shen Nung! Et je vais venger ce que tu viens de me faire : tu as tuer mon frèren salaud! Mon frère jumeau! Pour ça tu vas payer!"

Une deuxième balle arrache un morceau de mur : oui, il tire à balles explosives.

"Tu te demande où est le Conseil de Patrimoine? Il est déjà perti : il n'y a qu'une seule sortie à ce lieu : l'ascenceur. Alors pendant que tu t'amusais avec mes guerriers en bas, le Conseil est descendu au premier étage, attendant que tu remontes pour ensuite descendra au parking. Tu as échoué, guerrier."

A ce moment, l'ascenceur se remet à fonctionner : à coup sûr les COnservateurs rejoignent le parking... Shen Nung a raison sur un point : il va être difficile de les avoir : il faut d'abord éliminer l'asiatique pour arriver à l'ascenceur, le faire remonter, redescendre... ça va être long.

Ceci dit, niveau munition, c'est la joie : y'a une caisse de chargeurs d'ingrams posée sur une petite table que Seamus a renversée en entrant.
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Un appartement sombre pour une réunion discrète

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