Accueil­Portail­FAQ­Rechercher­S'enregistrer­Membres­Groupes­Connexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 102, Limerick St.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Seamus O'Callaghan
Courtier - Mercenaire


Nombre de messages: 81
Date d'inscription: 13/04/2008

Détails techniques
Renommée dans le milieu:: Faible - vous êtes peu reconnu parmi vos pairs
Indice de recherche: Aucun

MessageSujet: 102, Limerick St.   Ven 30 Mai - 21:29

Seamus referma doucement la porte derrière lui. Il prit tout de même le temps de jeter un rapide coup d'oeil derrière lui avant d'achever son mouvement. Il se débarrassa de son long manteau, puis le jeta sur le maigre divan à sa droite. A cela s'ajoutaient une vieille télévision, une petite armoire, et une table sous laquelle une unique chaise prenait place. La seconde pièce comprenait la douche ainsi que les commodités. Le téléphone reposait à même le sol, dans la plus grande des pièces. Ce minuscule appartement lui rappelait les planques du bon vieux temps, tandis que les enquêteurs de Scotland Yard ou du MI6 s'en rapprochaient heures après heures...alors venaient le moment de changer d'endroit, mais on prenait soin avant cela de mettre le feu au coin, du moins quand le délai le permettait. Ce qui, au fil des ans, avait tendu à devenir l'exception plutôt que la règle.

L'Irlandais se dirigea vers la table, et se saisit du lourd volume qui y trônait, seul. Une journée avait suffit à recouvrir le livre d'une mince couche de poussière. Celle-ci s'enfuit en une vapeur âcre quand Seamus ouvrit sa Bible, avant que ce dernier ne la repose, lassé des versets autant que de cette journée. Il attrapa son manteau, puis en tâta les poches. Dans l'une d'entre elle reposait son achat du jour. Seamus l'en ôta, puis se mit à viser méthodiquement. Le Glock 17 avait comme par magie retrouvé sa place dans sa main. Ce type de pistolet lui avait maintes fois rendu service en Irlande : il était léger, précis, facilement démontable, et les nombreux éléments plastiques le rendait plus aisé à transporter entre les pays que n'importe quel autre arme à feu. L'Irlandais enclencha un chargeur, ôta la sécurité, visa d'une main, puis des deux, remit l'arme en poche avant de dégainer à nouveau, prêt à faire feu. Il était un brin rouillé. Cela devrait revenir rapidement. Surtout dans cette ville.

Il rangea son arme dans le holster qui l'avait suivi depuis le Pays. Ce dernier prenait place sur le bas de la poitrine gauche de l'Irlandais. Dégainant de la main droite, cela constituait un léger délai pour ce dernier s'il voulait saisir son pistolet en urgence, mais il préférait tout de même le poser en cet endroit, pour des raisons de confort et de discrétion, son long manteau sombre le cachant aisément.

Avec un soupir, Seamus reposa son holster chargé du Glock sur le canapé, puis ouvrit de nouveau sa Bible en s'asseyant.

_________________
Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maître du jeu



Nombre de messages: 288
Date d'inscription: 25/11/2007

MessageSujet: Re: 102, Limerick St.   Ven 30 Mai - 21:50

Quelqu'un toque à la porte. En regardant par le judas, Seamus peut voir trois hommes dans la rue. Il y a une grosse voiture noire garée derrière eux. L'un des hommes - un hispanique assez typé - porte une chemise à col extra large, un futal droit blanc, un cigarillos dans la bouche et de slunettes de soleil - alors qu'il fait noir.
Assez typé années 80. Assez typé Scarface, avec tous les jeux de tronçonneuse que ça inclue.

Les deux derrière lui font carrément tueurs à gage cubains. Typés, un qui se fume un cigare, chemisette blanche et chapeau noir. Ils se tiennent franchement en retrait, les mains jointes devant eux pour bien signalé qu'ils n'ont pas d'armes à la main. L'autre, c'est une autre paire de manche : il a une main posé sur la hanche, l'autre dans la poche, allez savoir ce qu'il y cache.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Seamus O'Callaghan
Courtier - Mercenaire


Nombre de messages: 81
Date d'inscription: 13/04/2008

Détails techniques
Renommée dans le milieu:: Faible - vous êtes peu reconnu parmi vos pairs
Indice de recherche: Aucun

MessageSujet: Re: 102, Limerick St.   Sam 31 Mai - 7:17

L'Irlandais recula d'un pas. Que lui voulaient ces trois types ? Il n'avait pas l'air spécialement philanthropes, et le fait que l'un d'eux soit probablement armé n'avait rien de rassurant. Seamus réfléchit quelques instants. Si l'on était dans un film de gangster, la décence voulait que la figure du mercenaire défonçât la porte à coup de pied, expédiât deux balles dans les corps des types à l'arrière et attrapât le premier afin de lui demander, gentiment, ce qu'ils les amenaient ici. Il était cependant peu probable que ces types lui voulussent du mal, l'ancien membre de l'IRA n'ayant accompli aucun "travail" répréhensible par la loi ou les forces vives de la ville. Peut-être s'étaient-ils perdus, et demandaient leur chemin. Seamus laissa échapper un ricanement, puis alla se saisir de son Glock, qu'il passa dans son pantalon, avant de replacer sa chemise par-dessus. Le trio n'avait aucune raison de l'abattre sans procès, mais il n'était pas encore assez fou pour s'aventurer dehors sans arme.

Après un rapide signe de croix, l'Irlandais tourna lentement la poignée. La porte laissa échapper un grincement désagréable. La fraîcheur de la soirée fit frissonner Seamus, qui, son arme à portée de la main, se tourna vers les trois types à l'air patibulaire :


"Messieurs ? Que puis-je faire pour vous ?"

_________________
Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maître du jeu



Nombre de messages: 288
Date d'inscription: 25/11/2007

MessageSujet: Re: 102, Limerick St.   Sam 31 Mai - 10:27

L'homme qui est devant à un sourire en voyant arrivé Seamus. Pas le genre de sourire pervers du tueur. Non, un vrai sourire.

"Buenas noctes, senor. Excusez moi de vous déranger en cette heure tardive, mais je n'ai pas réussi à vous trouver plus tôt."

Ce mec ce trimballe un accent à couper au couteau. Le genre d'accent qu'on a quand on débarque fraichement de Cuba ou du Mexique. Il sort la main qui est dans sa poche - il n'y a pas d'arme dedans - et la tend à Seamus.

"Je me nome Ricardo Dominguez, mais vous connaissez plutôt celui de mon cousin, Carlos. On cherche un homme capable de faire un petit boulot pour nous et la rumeur veut que vous soyez ce genre d'homme."

Vu la gueule du mec, c'est pas un travail de courtier, qu'il est venu proposer. Ca serait plutôt l'autre métier qui les intéresse. Reste à savoir qui les a rencardé sur notre Irlandais. Parce qu'il a beau avoir une réputation, de là à ce que trois chicanos le trouvent après quelques jours à peine, c'est bizarre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Seamus O'Callaghan
Courtier - Mercenaire


Nombre de messages: 81
Date d'inscription: 13/04/2008

Détails techniques
Renommée dans le milieu:: Faible - vous êtes peu reconnu parmi vos pairs
Indice de recherche: Aucun

MessageSujet: Re: 102, Limerick St.   Sam 31 Mai - 10:44

Seamus serra nerveusement la main tendue. Le cousin de Carlos Domingez ? L'Irlandais avait entendu parler de ce dernier, propriétaire d'un magasin de vente d'armes officieux. Intéressant. Il ne se doutait pas de ce que les cousins Domingez attendraient de lui, s'il allait transmettre une simple et bête enveloppe ou faire sauter le magasin d'un concurrent, mais dans les deux cas, travailler pour Carlos serait loin d'être une occasion à rejeter. Cependant, l'Irlandais n'était pas connu comme le loup blanc dans cette ville. Il venait d'arriver, et il était sûr que des portes-flingues beaucoup plus brutaux (il se refusait à considérer des rivaux potentiels comme plus efficaces que lui) rôdaient dans le coin, des portes-flingues bien mieux connus de gens comme les Domingez. De plus en plus intéressant. Seamus s'obligea à se détendre, et se fendit d'un court sourire :

"M. Domingez, je suis ravi que vous ayez pu me trouver dans cette ville, et concernant votre boulot, je vous avoue qu'un peu d'exercice me ferait le plus grand bien...en quoi cela consisterait-il ?"

Seamus se décida à faire passer les "pourquoi moi ?" au second plan. Il aurait tout le temps de demander à la fin du boulot. De plus peut-être allait-il le savoir immédiatement, si ce dernier exigeait des "talents" qu'il possédait.

_________________
Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maître du jeu



Nombre de messages: 288
Date d'inscription: 25/11/2007

MessageSujet: Re: 102, Limerick St.   Sam 31 Mai - 10:56

Le visage de Ricardo s'embellit - ce mec doit être du genre playboy en boîte avec toujours trois-quatre nana en se demandant lesquelles il va remmener chez lui pour la nuit.

"Si ça ne vous dérange pas, je préfère en parler ailleurs que dans la rue. D'ailleurs, si vous êtes preneur, le mieux est d'aller voir directement mon cousin. Il préfère voir lui même ses employés même temporaires avant de leur confier du boulot.
Tout ce que je peux vous dire c'est que c'est risqué mais bien rénuméré."

Là, clairement, c'est d'un porte-flingue qu'ils ont besoin. Certainement pour une mission dans laquelle ils ne peuvent s'engager par eux-même. Ou qui demande un mec qui ne soi pas encore fiché comme mercenaire. Ou qui soit sacrifiable...

Ceci étant, Ricardo fait un geste vers sa voiture, l'un des hommes se déplace - relativement lentement, à croire qu'il évite les gestes brusques - pour ouvrir une portière pendant que l'autre monte à la place du conducteur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Seamus O'Callaghan
Courtier - Mercenaire


Nombre de messages: 81
Date d'inscription: 13/04/2008

Détails techniques
Renommée dans le milieu:: Faible - vous êtes peu reconnu parmi vos pairs
Indice de recherche: Aucun

MessageSujet: Re: 102, Limerick St.   Sam 31 Mai - 11:17

Sympathique. Apparemment, le boulot ne consisterait pas à arroser les fleurs du magasin. Seamus fit signe au "portier" d'attendre, fit demi-tour, passa son holster sous la poitrine, y plaça son arme, puis enfila son manteau. Un poids dans sa poche gauche lui indiqua la présence de sa Bible au format poche. Pas question d'aller au feu sans protection. Les deux chargeurs vendus par le magasin se trouvaient dans ses poches de pantalon. Pas très sécuritaire, mais mieux que rien. Seamus ferma sa porte à clé, puis s'enfonça dans un siège arrière de la voiture. La porte se referma sur lui, puis le véhicule démarra.

La ville de Depra s'endormait lentement. La circulation était relativement aisée, et la voiture ronronnait tranquillement dans les rues et avenues. Les hispaniques assis autour de lui ne semblaient pas spécialement méfiant, regardant le paysage d'un air distrait, bien que leurs mains ne s'éloignassent pas excessivement de leurs poches. L'Irlandais se demandaient où l'on pouvait l'emmener. Le cousin avait parlé de Carlos, cette affaire semblant entièrement le concerner, la voiture se dirigeait sûrement vers le magasin. S'il avait su, il aurait attendu de voir ce que Domingez gardait en boutique avant d'acheter son Glock. Ce dernier reposait sur la poitrine de Seamus, dont la respiration accélérait peu à peu, au fur et à mesure que les rues s'effaçaient sous les quatre roues lancées à vive allure. Avec des gestes lents, destinés à éviter d'agacer ses "gardes du corps", l'Irlandais sortit sa Bible, et s'attarda sur l'Apocalypse. Il lui arrivait de se demander, après quelques verres de Guiness, ce que St Jean avait pu fumer pour écrire cela. Heureusement l'alcool cédait alors la place au retour de sa piété. Mais quand même. Seamus referma le livre quand il sentit la voiture ralentir.

Il leva les yeux, et, quelques secondes plus tard, la voiture s'arrêtait dans une rue déserte. Les gorilles sortirent, l'un d'eux lui tenant la porte. L'Irlandais sortit dans l'air frais.

"Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique."
(Luc 11,28 ) murmura-t-il.

_________________
Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maître du jeu



Nombre de messages: 288
Date d'inscription: 25/11/2007

MessageSujet: Re: 102, Limerick St.   Sam 31 Mai - 11:32

"Je préfère la suite, personnelement :

C'est pourquoi la sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres; ils tueront les uns et persécuteront les autres, afin qu'il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la création du monde, depuis le sang d'Abel jusqu'au sang de Zacharie, tué entre l'autel et le temple; oui, je vous le dis , il en sera demandé compte à cette génération." Luc : chapitre 11, versets 49 à 51."

Ricardo eut un sourire et sortit la croix qui trônait sur son cou, une crois assez simple - surtout compte tenu du personnage - en bois avant de la remettre contre sa poitrine. Il fit monter Seamus dans la voiture qui démarra immédiatement - le portier entra alors que la voiture commençait déjà à se déplacer.

"Nous serons bientôt sur place, j'espère que vous n'êtes pas closrophobe : nous allons dans les égoûts."

La voiture s'engagea sur une route assez vite puis se mit à tourner de manière aléatoire à chaque carrefour. Ricardo expliqua avec une petite moue désabusée à son hôte :

"Pour éviter que la police ne nous localise. Carlos a régulièrement des problèmes avec l'ATF, ils n'apprécient pas qu'on deale des AK 47 dans les villes américaines. Qu'on en vende tant qu'on veut au pays africains, mais pas question d'en vendre une seule à un citoyen américain..."


--> Magasin de Carlos Dominguez.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Seamus O'Callaghan
Courtier - Mercenaire


Nombre de messages: 81
Date d'inscription: 13/04/2008

Détails techniques
Renommée dans le milieu:: Faible - vous êtes peu reconnu parmi vos pairs
Indice de recherche: Aucun

MessageSujet: Re: 102, Limerick St.   Mer 25 Juin - 11:16

La moto s'arrêta juste devant la porte de son pavillon, celui-là même qu'il avait quitté quelques heures auparavant. Tout d'abord, cacher l'engin. L'Irlandais en aurait encore besoin pour la prochaine nuit. Après avoir rapidement noté l'adresse du politicien, membre de la pentarchie du Patrimoine, il avait senti la fatigue lui tomber sur le museau d'un seul coup : après avoir passé la moitié de la nuit à interroger des types, à tirer à tout va et à réfléchir à la suite des évènements, il avait hésité à poursuivre le travail durant la soirée, ou bien à prendre un peu de repos. Aucune des deux solutions n'était très satisfaisante : s'il continuait sur sa lancée, le Patrimoine pourrait disparaître dans la nuit, mais cela signifiait tomber dans le piège de la fatigue ; on se sent frais et dispos, puis quand vient le moment de tirer sur quelqu'un à plus de vingt mètres avec un pistolet, on le rate, sans comprendre pourquoi. C'était vicieux, et ça pouvait lui coûter la vie. Mais prendre une journée de repos donnait le temps nécessaire aux Conservateurs de se protéger, voire de quitter la ville. Se calmer un peu induisait le risque de perdre à jamais la trace de ceux qu'il traquait, et donc la récompense inhérente au boulot...ça faisait réfléchir, mais Seamus avait pris sa décision. De toute façon, les dirigeants du Patrimoine avaient sûrement des procédures d'urgences de prévues, procédures qu'ils n'avaient plus qu'à appliquer pour se retrouver protégé de toutes parts, qu'on se jette dessus vingt-quatre heures plus tôt ou plus tard ne devait pas faire une grande différence : l'important était d'avoir toujours un nom pour poursuivre le travail.
Après quelques secondes de réflexions, l'Irlandais gara la moto derrière son pavillon, entre les trois centimètres carrés de mauvaise pelouse et le "mur" le séparant de ses voisins, ce même mur tenant plus du carton-pâte que de la pierre. Il sentait lourd. Se balader et faire du sport avec un pistolet, un fusil à canon scié, deux ingrams, un fusil à pompe et un gilet pare-balle n'était pas de tout repos. Seamus entra la clé dans la serrure, puis la tourna avec difficulté pour pénétrer dans son antre. Une odeur rance l'accueillit, qui lui arracha une grimace. Bon Dieu même certaine des ses planques en Irlande ou au Royaume-Uni étaient plus salubres. Il se débarrassa de son trench-coat sombre, puis le laissa sur une chaise. Il enleva le gilet pare-balle aimablement prêté par Carlos Domingez et son magasin, défit la ceinture de cartouches pour le fusil à canon scié, la posa sur la même chaise, disposa les chargeurs pour pistolet-mitrailleur, puis déposa enfin la paire d'ingram et son glock sur la table. Il avait l'habitude de garder son pistolet sur lui, mais celui-là était désormais sans munition. Il replaça donc le shotgun dans le holster de cuisse. Pas question de faire surprendre chez soi sans une arme à portée ; peut-être le Patrimoine avait déjà fait des recherche sur leur mystérieux poursuivants, et si c'était le cas, ils ne prendraient pas beaucoup de temps pour le retrouver. Mais il avait encore l'initiative : il avait un nom, une adresse, et assez d'artillerie pour finir le boulot.
Seamus se dirigea vers son ersatz de cuisine pour s'y préparer un petit dîner. Jamais il ne pourrais s'habituer à la nourriture américaine. Du moins ce qu'on essayait de faire passer pour de la nourriture. Il lui faudrait trouver une épicerie fine dans le coin. Mâcher du plâtre gonflé aux hormones était sûrement malsain. Tout en grignotant avec une grimace, l'Irlandais lisait quelques passages de la Bible. Quand toute cette histoire serait fini, il faudrait qu'il trouve le moyen de se faire prêtre. La promesse faite dans l'immeuble après la réunion avec les Conservateurs en était une réelle. On ne plaisantait pas avec le Seigneur. Mais se taper dix ans de séminaire n'était pas spécialement du goût du mercenaire. Il trouverait bien un moyen. Et puis devenir prêtre assurerait une couverture des plus sympathique en cas d'enquête de police. Après avoir regardé sa montre, Seamus décida d'abréger le repas et de se mettre au lit. Il se déshabilla, puis posa le SPAS prêt du matelas, avec le shotgun toujours sur le pantalon à présent aux pieds du lit. Presque rassuré, le mercenaire s'endormit.

Ce furent les rayons du soleil à travers les rideaux de mauvaises qualités qui le réveillèrent. Les yeux alourdis de sommeil, Seamus regarda sa montre. Trois heures de l'après-midi. Il hésita à se lever, puis abandonna l'idée. Mieux valait reprendre la plus de force possible avant une soirée qui s'annonçait mouvementée. Pas question en effet de reprendre la traque du Patrimoine en pleine journée : le nombre de témoins et la présence policière accrue ne pourraient que lui compliquer la tâche. Il se retourna dans son lit, puis tenta de se rendormir.
Cette fois ce fut un klaxon qui retentit. L'Irlandais se réveilla en sursaut. Non, la voiture ne faisait que passer, et Dieu seul savait ce qui avait poussé son abruti de conducteur à appuyer eu centre du volant. Cette fois, la nuit était en train de tomber. D'ici une heure ou deux, elle serait totale. Le mercenaire se leva, absorba un rapide "petit-déjeuner", puis récapitula son début de soirée ainsi que les besoins matériels que cela augurait : se rendre à l'adresse qu'il avait recopié depuis une vieille affiche électorale, et interroger le dénommé Stone, s'il s'y trouvait. Il fallait éviter de trop se retrouver chargé : Seamus ne retint mentalement qu'un ingram, le fusil à canon scié, et le SPAS. Ce dernier ne serait pas pratique à trimballer dans un sac de sport en permanence. L'Irlandais alla chercher dans une sorte de garage une lanière de cuir, qu'il fixa au fusil de façon à s'en faire une sangle. Le travail achevé transpirait la grossièreté et le fait-maison, mais il s'agissait du cadet des soucis du mercenaire. Il plaça cependant l'arme dans son sac désormais réservé : pour un voyage en moto, mieux valait montrer aux témoins un éventuel type se rendant au gymnase qu'un taré avec un fusil à pompe sur le dos. Il enfila son gilet-pare balle, par dessus lequel vint prendre place un pull, puis le trench-coat noir. La main de Seamus appuya sur la poignée, puis l'air frais l'accueillit à sa sortie.

_________________
Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Seamus O'Callaghan
Courtier - Mercenaire


Nombre de messages: 81
Date d'inscription: 13/04/2008

Détails techniques
Renommée dans le milieu:: Faible - vous êtes peu reconnu parmi vos pairs
Indice de recherche: Aucun

MessageSujet: Re: 102, Limerick St.   Dim 6 Juil - 8:45

La voiture s'arrêta au 102, Limerick Street. Seams eut un bref mot de remerciement, puis tourna la clé sous la poignée. Avant de tourner cette dernière, il dégaina tout de même son fusil à canon scié. Inutile de se faire trouer la peau en rentrant chez soi. L'Irlandais poussa la porte de l'épaule et tendit son arme droit devant : rien. Aucune décharge d'arme automatique ne l'accueillit, pas de policier prêt à lui lire ses droits, pas d'agent du FBI, pas de types de l'ATF désireux de venger leur camarade qui avait infiltré le Patrimoine. Un boulot comme celui que pratiquait Seamus ne pouvait que rendre paranoïaque, à plus ou moins longue échéance. La preuve : il ne rangea pas son arme : il la posa sur la table, puis se défit rapidement de son manteau, puis de son gilet pare-balle. La ceinture contenant les cartouches pour son shotgun vint prendre place sur une chaise. Il enleva son holster de cuisse, puis le déposa sur la table. Sa Bible trônait toujours sur celle-ci. Le mercenaire s'en saisit pour lire quelque passages qu'il affectionnait entre tous. Puis la faim l'arrêta dans sa lecture. L'aller-retour à la cuisine fut rapide, de même que le semblant de repas qui en résulta. Après une nuit agité comme celle-là, la fatigue ne tarderait pas à réclamer son dû. En attendant, une bonne douche l'attendait.

L'eau chaud coulait sur ses épaules. Ca faisait un bien fou, surtout après plusieurs fusillades, une balle dans la jambe et une balade en hélicoptère. En plus de tout ce qu'il avait appris. Cinq types. Il lui restait cinq types à descendre. Et plusieurs d'entres-eux étaient rodés à ce genre de menace. L'Aveugle l'inquiétait particulièrement...Roger Wins...son nom lui revint en mémoire...ancien de la CIA...certainement pas un tendre. Bon, de toute façon, il aurait certainement à s'occuper de deux ou trois Conservateurs avant de s'occuper de lui. Et peut-être que voir ses camarades disparaître les uns après les autres lui ferait perdre les pédales. Et puis, s'il y avait un duel au tir, Seamus avait toutes les chances de le remporter. Il eut un ricanement idiot puis sortit de la cabine. Effectivement, il était temps d'aller dormir.

Sa blessure l'avait véritablement épuisé : la nuit tombait déjà lorsque l'Irlandais sortit de son lit. Après un rapide repas, il inspecta ses armes. Le fusil à canon scié avait tiré de nombreuses fois, son SPAS également, sans parler des ingrams. Il passa la tigette de nettoyage dans les différents canons. Pas question d'aller au boulot avec un équipement sale et mal entretenu. Il entreprit ensuite de démonter le Glock afin de le nettoyer plus en profondeur. Cette arme avait moins servi que les autres, mais elle servait de dernier rempart contre la mort pour Seamus : il était plus rapide de dégainer son pistolet que de recharger son arme, quelle qu'elle soit, et il devait donc avoir un fonctionnement impeccable. La sonnerie retentit lorsque le mercenaire remontait son arme. Il se saisit de son shotgun, et s'en alla ouvrir. Ricardo Domingez se tenait dans l'encadrement, avec un type à ses cotés. Ils avaient amené un costume de soirée, et une caisse de munition. Seamus sourit. L'habit devait être à sa taille. Quant au munitions...du 9mm ? Parfait pour son Glock et ses ingrams. Ils avaient tout prévu...

_________________
Inventaire : Glock 17, Fusil à canon scié, ingrams, SPAS 12
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maître du jeu



Nombre de messages: 288
Date d'inscription: 25/11/2007

MessageSujet: Re: 102, Limerick St.   Lun 7 Juil - 8:33

Une fois que l'Irlandais est prêt, la voiture part pour le théâtre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

102, Limerick St.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Depracity :: † Depra City † :: West Suburbs :: Zones d'habitations-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet